Prix des Espoirs de l’architecture BNP Paribas Real Estate 2025 : 3/3 pour les étudiants de l'ENSAPLV !

© Rudolph Lagarrigue
Le 18 février 2026, BNP Paribas Real Estate a dévoilé les lauréats de la 18e édition de son Prix des Espoirs de l’architecture lors d’une cérémonie de remise des prix dans ses locaux à Boulogne-Billancourt.
L’ensemble des distinctions a été remporté par des étudiantes et étudiants de l’ENSA Paris-la Villette :
- Prix du jury : « En attendant l’orage » par Romane Toussaint, étudiante en Master 1
- Prix Coup de cœur des internautes : « Bobigny Délire » par Malaury Pierre et Maxime Caudrelier, étudiants en Master 1
- Prix Spécial BNP Paribas Real Estate – « Du bureau à l’assiette, dèmen ka kiltivé » par Morgane Lelouey-Rault, étudiante en Master 1
Cette 18e édition du concours, qui s’adresse aux étudiants de 4e et 5e année d’études, en école d’architecture et/ou bi-cursus ingénieur-architecte, avait pour thème : Adaptation et atténuation : anticiper et agir face au dérèglement climatique.
Les candidats étaient invités à imaginer un projet de transformation de bâtiments tertiaires vacants situé en France, explorant l’adaptation au changement climatique à travers plusieurs axes : la protection des usagers face aux aléas climatiques, l’évolution et le partage des usages, la résilience du bâti existant et la réduction de l’impact environnemental.
Présentation des projets lauréats
Sélectionné pour la qualité de sa réflexion et la pertinence de sa réponse aux enjeux climatiques, le projet propose une réponse architecturale sensible et innovante face à l’intensification des épisodes hydriques. Il s’implante dans un quartier de Rouen marqué par l’isolement urbain et par une montée progressive des eaux, avec des nappes pouvant atteindre 1,5 mètre à l’horizon 2100.
Plutôt que de lutter contre cet aléa climatique, le projet choisit d’apprendre à vivre avec. Le bâtiment devient ainsi une bibliothèque de quartier pensée comme un véritable réservoir, capable d’accueillir à la fois le savoir et l’eau de pluie. Son rez-de-chaussée végétalisé, conçu comme un sol libre et poreux, fonctionne en temps calme comme un jardin public et se transforme, lors des épisodes pluvieux, en paysage amphibie parcouru de pontons.
À l’intérieur, l’architecture s’organise comme une machine hydraulique. Une salle-réservoir centrale peut alternativement accueillir des conférences ou stocker l’eau avant de la redistribuer dans des circuits de réemploi. En façade, une double peau vitrée agit comme une cuve verticale, jouant le rôle de jardin d’hiver ou de contenant hydraulique selon les conditions climatiques.
En faisant de l’eau non plus une contrainte mais une ressource, « En attendant l’orage » propose un modèle reproductible à l’échelle urbaine. Multipliées dans la ville, ces architectures formeraient un réseau de réservoirs capables d’absorber les excès hydriques tout en recréant du lien social.
Inspirée de « New York délire » de Rem Koolhaas, ce projet revendique une posture critique et prospective : observer un territoire ordinaire et y projeter une vision assumée de la ville de demain.
Le terme « délire » n’est pas ici synonyme d’excès ou d’absurde, mais d’utopie constructive. Il s’agit de prendre le contre-pied d’un urbanisme parfois standardisé pour proposer une architecture plus généreuse, plus végétale et plus collective.
Les étudiants imaginent un immeuble vert, éco-responsable et ouvert sur son quartier, intégrant une place végétalisée semi-perméable, des terrasses plantées et un potager collectif. L’objectif est de créer un bâtiment qui respire, limite les îlots de chaleur et favorise les échanges entre habitants.
Au-delà des performances environnementales, le projet met l’accent sur les espaces communs : foyer partagé, lieux de rencontres et espaces intergénérationnels. Le projet « Bobigny Délire » défend ainsi une architecture qui dépasse le simple logement pour recréer du lien social et imaginer une ville plus durable, collective et vivante.
Soumis au vote des internautes, le projet de Malaury Pierre et Maxime Caudrelier a recueilli un total de 890 voix.
Ce projet propose la transformation d’une ancienne agence bancaire vacante en Guadeloupe en un lieu nourricier et résilient. Face à l’intensification des pluies, à la chaleur croissante et aux sols fragilisés, l’architecture choisit de composer avec le climat tropical plutôt que le contraindre.
Les espaces sont surélevés pour anticiper les remontés d’eau, les sols désimperméabilisés pour favoriser l’infiltration et la ventilation naturelle assurée par les alizés limite le recours à la climatisation. Mobilisant des ressources locales comme la fibre de coco et le bois tropical, le bâtiment devient un écosystème ouvert. Une crèche, des ateliers culinaires, une serre productive et des espaces collectifs redonnent vie au tertiaire vacant, reliant climat, alimentation et lien social dans un modèle adaptable à d’autres territoires exposés. Le projet « Du bureau à l’assiette » démontre qu’en réhabilitant l’existant et en s’appuyant sur les ressources locales, l’architecture peut devenir un levier concret de résilience climatique tout en recréant des espaces de partage ancrés dans leur territoire.
Les projets lauréats en images
Actualités

Les résultats du concours Europan 18 dévoilés
Organisé simultanément dans 12 pays européens, Europan constitue l’un des plus grand concours d’idées internationaux dédiés aux professionnels de l’architecture, de l’urbanisme et du paysage, âgés de moins de 40 ans. Il est mené en partenariat avec les communes, autorités locales et maîtres d’ouvrage européens des sites sélectionnés.
La 18e session Europan, consacrée au thème « Re-sourcer », a distingué 153 équipes de jeunes concepteurs sur les 47 sites situés en Allemagne, en Autriche, en Croatie, en Espagne, en France, en Finlande, en Italie, aux Pays-Bas, en Norvège, au Portugal, en Suède et en Suisse.

De nombreux alumni de l'ENSAPLV parmi les jeunes talents distingués des AJAP 2025
Le 10 décembre, la ministre de la Culture Rachida Dati a proclamé les lauréates et lauréats de la promotion 2025 de ce prestigieux concours, organisé tous les deux ans avec le soutien de la Cité de l’architecture et du patrimoine et l’Institut français.
Ce palmarès récompense des jeunes professionnels de moins de 37 ans pour la qualité de leurs projets, la pertinence de leurs propositions architecturales, urbaines et paysagères, pour la cohérence de leur démarche et pour leur engagement sociétal.
L’ENSAPLV est fière de compter plusieurs de ses anciens étudiants et étudiantes (DEA, HMONP, DPEA et doctorat) parmi les 23 agences lauréates. Les alumni de l’école sont présents dans les trois catégories du concours AJAP qui s’est ouvert en 2023 aux diplômés en architecture qui explorent d’autres voies professionnelles :

Solène Le Rai, lauréate du Prix des mémoires 2025 de la Maison de l’architecture d'Île-de-France
Diplômée de l’ENSAPLV en 2025 avec une mention Recherche, Solène Le Rai a été récompensée au concours « Prix des mémoires et des diplômes », organisé par la Maison de l’architecture Île-de-France, Paris 10e.
Son mémoire, intitulé « Le démantèlement programmé du stock de logements abordables en Allemagne », porte sur l’impact social des politiques de logement outre-Rhin depuis le XIXe siècle.
Solène Le Rai a mis à profit son année d’études Erasmus à l’université partenaire munichoise Technische Universität München en 2023-2024 pour mener des enquêtes de terrain et rassembler des informations et de la documentation pour ce mémoire de master.Une journée d’études se tiendra le jeudi 13 novembre à partir de 14h30 à la Maison de l’architecture Île-de-France. Les lauréats seront présents pour exposer leurs recherches de mémoire tandis que leurs enseignants encadrants auront l’occasion de présenter leurs séminaires.
Cette journée sera suivie à partir de 19h de la cérémonie de remise des prix et de l’inauguration de l’exposition dédiée aux projets lauréats, présentés du 14 novembre au 15 décembre 2025.L’accès à l’événement est sur inscription.
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Résultats du concours [Ré]inventer l'existant 2025
Félicitations à Eve Bergeron, Emma Coppens et Lilia Hocine, anciennes étudiantes de l’ENSA Paris-la Villette, lauréates de la 3e édition du concours « [Ré]inventer l’existant 2025 : les architectes de demain imaginent notre avenir post-carbone », organisé par la DRAC et la DRIEAT Île-de-France !
Leur projet de fin d’études (PFE) « Le Ventre de la Baleine », mené sous la direction de Guillaume Baron et Mesnil Sineus, a remporté la mention spéciale « Architecte Médiateur ».
Un deuxième projet d’étudiants en dernière année de l’ENSA Paris-la Villette a retenu l’attention du jury : le PFE de Corentin Genest et Hugo Guillaume fait partie des finalistes.








