Concevoir avec le risque, construire après la catastrophe

Reconstruction d’une digue côtière dans la région du Tōhoku après le séisme du 11 mars 2011 – © Jonathan Bruter, 2016
La table ronde proposera un dialogue entre enseignants-chercheurs et praticiens français et japonais, réunis autour d’un enjeu commun : le projet et le rôle des architectes à l’épreuve du risque.
Les échanges confronteront les cultures du risque, les cadres réglementaires et les postures professionnelles, en interrogeant la place du concepteur dans les projets résilients, dans l’urgence de la reconstruction et dans les processus de transformation au long cours.
Au cœur du débat : le lien aux habitants, à l’histoire et à la géographie des sites touchés. Et une question essentielle : face aux aléas, faut-il résister, s’adapter ou apprendre à cohabiter avec les forces naturelles ?
Table ronde animée par Marc BOURDIER, professeur honraire à l’ENSAPLV, conseiller scientifique au Mitate lab – CNRS, Post-Fukushima studies
Participants :
- NOSAKU Fuminori, professeur associé au département d’architecture d’Institute of Science Tokyo. En 2024, sa pratique l’a amené à s’impliquer dans la reconstruction de maisons en bois de réemploi sur site, suite au séisme de la péninsule de Noto.
- Prasanna DIVIGALPITIYA est professeur à la Faculté of Human Environment Studies de Kyushu University. À la suite du Tremblement de terre du Tohoku en 2011, il découvre plusieurs projets en parcourant la région et se place en témoin de la reconstruction.
- Yannick GOURVIL, maître de conférences à l’ENSAPLV. Son enseignement et son activité professionnelle s’intéressent aux transformations urbaines de territoires vulnérables face aux risques climatiques.
- Laurent PINON, architecte, urbaniste, programmiste, directeur de Métamorphoses Urbaines. Il est chargé du projet d’accompagnement de la création du nouveau Village de Miquelon, menacé par le risque de submersion marine.

