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Cycle #1 : La mobilité du papier :  la circulation des dessins italiens à l’antique en Europe à l’époque moderne et leur réception au-delà des Alpes entre le XVIIIe et le XIXe siècle

Zichy Codex – © Budapest Collection of the Metropolitan Ervin Szabó Library

Présentation du cycle de séminaires

Organisé en collaboration entre l’Université de Gênes et l’École nationale supérieure d’architecture de Paris-la Villette, ce cycle de séminaires se propose d’approfondir la complexe histoire de la circulation des dessins italiens à l’antique et des carnets de croquis de la Renaissance en Europe, en accordant d’une part une attention à la diffusion entre le XVIe et le XVIIe siècle, et d’autre part à leur réception entre le XVIIIe et le XIXe siècle.

À l’époque moderne, les dessins de la Renaissance italienne — instruments d’étude, d’invention et de mémoire visuelle — ont franchi les frontières géographiques et culturelles, nourrissant le goût, la formation artistique et l’imaginaire antiquaire européens. Copiés, collectionnés, échangés ou réinterprétés, ils ont constitué un vecteur privilégié de la diffusion du modèle artistique italien, contribuant à la naissance d’une culture figurative transnationale.

Au cours des XVIIIe et XIXe siècles, la fortune des dessins renaissants italiens trouva en France, et plus généralement en Europe, un terrain particulièrement fertile : antiquaires, architectes et érudits les étudièrent et les imitèrent, en reconnaissant leur valeur non seulement comme témoignages historiques, mais aussi comme sources d’inspiration pour l’art et l’architecture contemporains.

Le cycle de séminaires se propose d’examiner ce dialogue continu entre l’Italie et l’Europe, entre modèles anciens et nouvelles interprétations, en reconstituant les réseaux de circulation, les pratiques de transmission et les processus de réception.

Les conférences, confiées à des chercheurs et chercheuses issus d’institutions italiennes et françaises, offriront des perspectives interdisciplinaires sur les thèmes de la mobilité des œuvres sur papier, du collectionnisme européen et de l’histoire du goût, en dressant un panorama actualisé des recherches les plus récentes sur la fortune du dessin de la Renaissance.

Un parcours à plusieurs voix qui vise à restituer le rôle central du dessin italien dans la construction du langage artistique européen et dans la formation d’un patrimoine visuel partagé entre les deux versants des Alpes.

Toutes les contributions seront rassemblées dans une publication ultérieure.

  

Cycle de séminaires sous la direction de :

  • Eliana Carrara, professeure associée en ARTE-01/D – Muséologie et critique artistique et de la restauration au Département d’italianistique, de romanistique, d’antiquité, des arts et du spectacle – DIRAAS de l’Université de Gênes,
  • Antonio Brucculeri, professeur d’histoire de l’architecture à l’ENSA Paris-la Villette et directeur de l’unité de recherche AHTTEP,
  • Diana Di Matteo, doctorante en cotutelle en histoire de l’art dans l’école doctorale en Humanités numériques à l’Université de Gênes et en architecture au CNAM de Paris sous la direction de Antonio Brucculeri, et membre d’AHTTEP.

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