La nature, ingénieure de notre futur. Une micro-conférence sur le biomimétisme

Chou romanesco dont les spirales ont une forme très régulière, partant du centre
et s’agrandissant quand on s’éloigne vers la périphérie.
– © Stéphane DOUADY / LPS / CNRS Images
Natasha Chayaamor-Heil, architecte, ingénieure d’études à l’ENSA Paris-la Villette et chercheuse en stratégies biomimétiques appliquées à l’architecture et à l’urbanisme au Laboratoire Architecture Anthropologie (LAA – UMR LAVUE 7218) est invitée à venir aux « Échappées inattendues » du CNRS dans le cadre de l’Automne de la science 2026 dans les bibliothèques de la Ville de Paris.
Ces rencontres sont l’occasion de découvrir comment la science puise dans les formes et les stratégies du vivant pour répondre aux grands défis de notre époque, qu’il s’agisse de repenser la ville de demain ou de trouver des solutions innovantes pour la dépollution des océans. Après les interventions, un temps d’échange avec le public permet d’approfondir ces questions.
Natasha Chayaamor-Heil : Construire la ville de demain avec le vivant
Comment limiter l’étalement urbain en s’inspirant de la capacité des protéines à changer de forme ? Comment les manchots nous apprennent-ils à mieux protéger nos bâtiments du froid ? Tant d’exemples qui illustrent le potentiel du biomimétisme en architecture ! Longtemps centré sur l’observation des performances du vivant pour développer des solutions innovantes, il évolue désormais vers une approche globale et animée par des préoccupations sociales et écologiques. Il n’aspire plus seulement à imiter la nature, mais à concevoir des bâtiments et des villes inscrits dans un dialogue constant avec les habitants et le vivant afin de favoriser la biodiversité et de répondre aux enjeux sociaux et climatiques.





