Philippe Bonnin : L’étrange itinéraire d’un chercheur architecte

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Chaque année il est demandé à un chercheur reconnu d’ouvrir symboliquement l’année pour placer sous les meilleurs auspices les travaux collectifs et individuels du post-master Recherches en architecture.
Une question est posée pour cette conférence inaugurale : Que veut dire faire de la recherche sur l’architecture, la ville et le territoire ?
Pour l’année 2026-2027, l’équipe pédagogique de la formation, composée de membres des six équipes de recherche de l’ENSAPLV, a invité Philippe Bonnin à s’exprimer sur cette question :
« C’est l’un de ces parcours que je résumerai ici, passant par de multiples contrées qu’on n’imaginerait pas reliées : les cabanes des enfants, l’habitation vernaculaire, les groupes d’habitation autogérés, la production domestique, l’architecture des maisons et des jardins japonais, et de manière plus vaste, la spatialité japonaise et ses seuils, etc.
Pourtant, il y a 60 ans, n’existait aucune recherche scientifique en architecture, aucun enseignement de sciences humaines et sociales (SHS) ni aucune épreuve de ce genre au concours d’entrée à la section architecture de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts, aucun organisme ministériel pour l’organiser. Mais quelques illuminés s’y sont lancés quand même. »
Repères biographiques
Philippe Bonnin est architecte (1972), anthropologue, directeur de Recherche émérite du CNRS. Il a fait ses études à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts à Toulouse puis à Paris. Entré au Laboratoire de Paul-Henri Chombart de Lauwe (EHESS et CNRS), pour de nombreuses recherches, films, ouvrages et articles sur l’habitation et la ville. Dès 1980, il coopère avec le professeur Adachi Fujio, à Hokkaidô University. Puis, avec le professeur Nishida Masatsugu, (KITi i sur la spatialité japonaise, le seuil et la notion de Kekkai, sur les jardins japonais (Katsura). Pensionnaire de la Villa Kujoyama et professeur invité à l’université de Niigata, il a dirigé une équipe durant un an au Nichibunken.
Entrée libre dans la limite des places disponibles





