Suivi du Projet de fin d'études PFE

Année 5 - Semestre 10M109 Projet de fin d'études
E.C.T.S.
14
Heures CM
0
Heures TD
112
Coefficient
0.70
Code
MPFE
Caractère
Obligatoire
Groupes
  • A - HMU-PFE01 Architectures de l’habitation collective, penser et construire la transitionHMU
    Objectifs pédagogiques

    Le domaine d’étude HABITER LES MONDES URBAINS (HMU) traite de la question de l’Habiter et de ses relations aux territoires, au regard des pratiques collectives ou individuelles et de l’évolution des formes de l’urbanisation et de leurs architectures. Il s’attache à l’analyse des pratiques de l’espace et de ses perceptions ainsi qu’à la conception ou transformation d’édifices, tissus bâtis et espaces publics. […]. Au sein des “mondes urbains” – comprenant à la fois des villes, des métropoles et leurs extensions périurbaines, des agglomérations moyennes […].  
    L’atelier de PFE « ARCHITECTURES DE L’HABITATION COLLECTIVE : PENSER ET CONSTRUIRE LA TRANSITION »  a pour objet l’exploration de la capacité des architectures de l’habitation collective à constituer une réponse aux mutations environnementales et sociétales, à contribuer à la transformation des mondes urbains pour tendre vers un bilan écologique neutre : par leurs dimensions programmatique et typologique, monumentale et domestique, matérielle et constructive, leur processus de fabrication et leur cycle de vie.  

    Mode d'évaluation

    Séances hebdomadaires, présentations intermédiaires et pré-jury de validation du S10 valant autorisation à soutenir le PFE.

    Travaux requis

    SUJETS
    Les sujets sont libres dans la mesure où ils s’inscrivent dans les problématiques énoncées et la méthodologie proposée. Les étudiants sont conduits à s’engager sur des sujets et des territoires qui donnent l’occasion de questionner les potentialités de l’architecture à nourrir une intelligence du projet dans sa relation avec le milieu (à préciser), en s’assurant de la possibilité de réunir facilement tous les documents et connaissances nécessaires au travail du projet.

    ATELIER DE PFE
    L’atelier de PFE est envisagé comme un lieu d’exploration, de questionnement et de production de recherche par le projet autour des questions énoncées ci-dessus. Il participe ainsi d’une pensée du renouvellement de notre discipline à travers ses ressources propres – site, usages et matières – en se fondant sur les questions de spécificité territoriale, de préservation et de production de « bien commun », d’empreinte écologique minimisée, de frugalité dans notre rapport à la matière grâce à une culture constructive exigeante, ancrée culturellement, et puisant dans les filières innovantes pour imaginer autrement le désir et le plaisir d’être ensemble au monde. Suivant les problématiques énoncées, les Projets de Fin d’Etude doivent révéler des positionnements argumentés, des attitudes pragmatiques, soucieuses et engagées à travers un ensemble de solutions projectuelles et conjoncturelles répondant aux mutations sociétales, environnementales, climatiques, urbaines, technologiques et économiques actuelles dans un territoire particulier. Ils doivent témoigner d’un engagement personnel et critique par rapport à la discipline, permettre d’engager des pistes de réflexions prospectives et innovantes, et témoigner de la capacité de l’étudiant à développer une approche, une méthode, des outils et un langage singuliers.  
    METHODES ET OUTILS
    Les étudiants fondent leur réflexion sur une démarche exploratoire permettant de fonder la conception du projet suivant des qualités et des valeurs identifiées (spatiales, environnementales et constructives) et désirées. Suivant les besoins et l’avancement de chacun des étudiants ou groupe d’étudiants, une approche interscalaire et itérative est attendue, pour exclure toute forme « a priori » et faire au contraire émerger des formes et figures singulières qui surprennent par ce qu’elles résolvent et soulagent les problématiques énoncées.. Les étudiants sont invités à questionner leurs outils de conception et leurs systèmes de représentation. Le dessin à la main, les maquettes de grande échelle, et tout autre mode de représentation « cherchant » (modélisation) sont privilégiés. Les échelles de représentation permettent de décrire une démarche itérative entre les intentions territoriales et géographique (échelles à définir en fonction du site étudié), la mise en forme du 1/500ème (figure) au 1/200ème (édifice) et les dispositifs constructifs et atmosphériques au 1/33è, 1/20è et/ou 1/5è. Les ateliers tentant d’être un lieu ouvert sur la diversité des pratiques, la conception collaborative en équipe peut également permettre d’aboutir à la réalisation de prototypes, constituant des expérimentations constructives à échelle 1. La présentation finale privilégiera les maquettes (notamment de grande échelle) et les modes de représentation singuliers, notamment le dessin à la main, la maquette, la gravure, la modélisation.

  • A - HMU-PFE02 Par-delà la Modernité. Retour de terrainHMU
    Coresponsable
    Objectifs pédagogiques

    PAR-DELÀ LA MODERNITÉ (PDLM) – RETOUR DE TERRAIN
     « Voyager, c’est mieux connaître sa maison quand on rentre.»

    Gilles Clément, Oulan-Bator, septembre 2017

    ———

    Ce programme d’encadrement du PFE prolonge les démarches pédagogiques et méthodologiques développées au semestre 9 au sein du cours de projet ‘PDLM, Détours’. Ce cours de projet annualisé qui conduit à la soutenance des PFE est associé aux ateliers sur le ‘Petit Paris’ (tout au long du semestre 9) et à Phnom Penh en Asie des moussons (février 2027). Chaque étudiant doit choisir l’une des deux terrains en s’inscrivant dans ces cours.

    Le suivi du PFE est donc annualisé, ce qui garantit, de notre point de vue, le temps nécessaire aux étudiants pour assimiler et mettre en application la pédagogie proposée qui aborde, par la critique, les mutations anthropologiques, sociétales et écologiques contemporaines, permet de reconsidérer et actualiser les méthodes, les thématiques et les propositions (« ne pas faire œuvre immédiate ») du projet architectural et urbain à la lumière de ces évolutions, de se saisir de l’expérience de terrain dans une ville inconnue et étrangère pour esquisser une voie à prendre, ou plutôt pour faire des choix, et commencer à définir une attitude, à construire une démarche d’architecte.

    Parce que nous croyons en les leçons tirées de l’expérience d’un terrain, parfois lointain, et que nous essayons de remettre en question les idées et façons de faire préconçues, inhérentes aux disciplines de l’architecture et de l’urbanisme, nous n’imposons aux étudiants ni un site, ni la nature des programmes et des propositions, qu’ils vont développer.

    En fin d’apprentissage, les étudiants doivent aussi savoir ‘désapprendre’ (l’école et le milieu de l’architecture formatent) et exprimer une façon personnelle d’être au monde. 
Ils doivent notamment:

    – Se méfier des « faux amis ».
    – Savoir remettre en question ce qui semble acquis.
    – Maîtriser des outils de représentations et d’expressions propre à la discipline, mais surtout 
propre à une démarche en train de se construire. 

    – Consolider une culture spatiale et constructive, comprendre l’évolution des types, être capable de lire les morphologies.
    – Mettre en question les connaissances au regard des enjeux contemporains. 

    – Être à l’écoute d’autres disciplines (notamment celles des sciences sociales et des sciences 
de la nature).
    – Être en capacité de les convoquer et/ou a en utiliser les outils et les acquis. 

    – Développer une attitude, une démarche personnelle par l’exercice de l’esprit critique. 

    – Être capables de confronter cette démarche aux impératifs de la commande.
    – Savoir ‘sortir de l’architecture par l’architecture’. 

    – Toujours être curieux et réceptifs au monde et à tous ceux qui l’habitent.

    ——-

    Enseignants ENSAPLV : Olivier Boucheron (architecte; atelier nelobo/LAVUE-LAA), Louise Lepage (architecte; APUR), Diane Aymard (architecte et historienne de l’architecture, AHTTEP), Benoît Jacquet (architecte et historien de l’architecture; EFEO Kyoto)

    Ainsi que Mina Saïdi-Sharouz (architecte-anthropologue; LAVUE-LAA), Christiane Blancot (architecte-urbaniste) et Etienne Recht (DAL)

    LANGUE D’ENSEIGNEMENT : français
    LANGUE(S) DE COMMUNICATION : anglais, espagnol

    Mode d'évaluation

    Jury ‘blanc’ semestriel en juin qui valide la possibilité de soutenir le PFE en juillet.

  • A - HMU-PFE04 Habiter le grand ParisHMU
    Objectifs pédagogiques

    Cet enseignement s’inscrit dans le domaine d’études « Habiter les Mondes Urbains » (HMU).

    Le PFE clôt le parcours de master et prolonge la démarche d’interrogation portée par l’étudiant au sein de son domaine d’études, développée en particulier dans le mémoire. Le groupe inscrit ce travail dans une continuité : les acquis et les réflexions antérieurs constituent le cœur théorique du projet. En début de semestre, chaque étudiant énonce explicitement les problématiques qu’il entend engager — programmatiques, typologiques, constructives — et la manière dont elles se rattachent à son parcours.

    Le groupe explore la question du logement collectif dans les territoires de la métropole du Grand Paris. Il s’agit d’une exploration prospective de l’habitation collective, conduite par la recherche typologique — pour ouvrir de nouvelles perspectives spatiales et résidentielles — et croisée avec un travail renouvelé sur les démarches constructives : modes constructifs, matériaux, prise en compte des enjeux environnementaux.

    Mode d'évaluation

    Corrections hebdomadaires, jury intermédiaire et soutenance publique.

    Courant juin, un pré-jury interne au groupe de PFE se prononce sur l’état d’avancement et conditionne l’autorisation de soutenir.

    À l’issue du semestre, les étudiants soutiennent devant un jury composé des enseignants responsables du PFE, d’un autre enseignant de l’école ou d’une autre école d’architecture, et d’une personnalité extérieure compétente.
    Critères : clarté et tenue de la problématique énoncée en début de semestre et son articulation au parcours de master ; pertinence de la lecture du site et du positionnement au regard du plan guide ; cohérence entre programmation, typologie, distribution et mode constructif ; qualité spatiale et d’usage du logement ; prise en compte des enjeux environnementaux et constructifs ; qualité, complétude et lisibilité de la représentation ; capacité à argumenter oralement le projet.

    Travaux requis

    Le travail de projet est effectué seul ou en binôme.

    Les projets sont finalisés aux échelles conventionnelles de l’avant-projet d’architecture : projet général au 1/500, plans des logements au 1/200 et au 1/100, détails constructifs au 1/50 voire au 1/20 si nécessaire, accompagnés de représentations tridimensionnelles et de maquettes.

    Les documents graphiques sont accompagnés d’une note de présentation et d’argumentation circonstanciée, mettant en perspective le parcours de l’étudiant et la réflexion menée sur le projet ; cette note est remise aux membres du jury. Un cahier retraçant les différentes étapes du projet est tenu tout au long du semestre et présenté lors des jurys.

    Langue d’enseignement : français.

    Bibliographie

    Le territoire métropolitain
     ★ PANERAI Philippe, Paris métropole. Formes et échelles du Grand-Paris, Éditions de la Villette, 2008. ★ SECCHI Bernardo, VIGANÒ Paola, La ville poreuse. Un projet pour le Grand Paris et la métropole de l’après-Kyoto, MetisPresses, 2011.
    MANGIN David, La ville franchisée. Formes et structures de la ville contemporaine, Éditions de la Villette, 2004.
    MANGIN David, PANERAI Philippe, Projet urbain, Parenthèses, 1999.
    CORBOZ André, Le territoire comme palimpseste et autres essais, Éditions de l’Imprimeur, 2001.
    VIGANÒ Paola, Les territoires de l’urbanisme. Le projet comme producteur de connaissance, MetisPresses, 2012.
    LUCAN Jacques, Où va la ville aujourd’hui ? Formes urbaines et mixités, Éditions de la Villette, 2012.

    Recherche typologique sur le logement

    HECKMANN Oliver, SCHNEIDER Friederike (dir.), Floor Plan Manual Housing, Birkhäuser, 5e édition, 2018.
    SHERWOOD Roger, Modern Housing Prototypes, Harvard University Press, 1978.
    SCHMID Susanne, EBERLE Dietmar, HUGENTOBLER Margrit, A History of Collective Living. Forms of Shared Housing, Birkhäuser, 2019.
    ELEB Monique, SIMON Philippe, Entre confort, désir et normes. Le logement contemporain (1995-2012), Mardaga, 2013.
    MARCHAND Bruno, AVIOLAT Alexandre, Logements en devenir, PPUR, 2015.
    MOLEY Christian, Les abords du chez-soi. En quête d’espaces intermédiaires, Éditions de la Villette, 2006.
    FERNÁNDEZ PER Aurora, MOZAS Javier, 10 Stories of Collective Housing, a+t, 2013.

    Démarches constructives et enjeux environnementaux

    DEPLAZES Andrea (dir.), Construire l’architecture. Du matériau brut à l’édifice, Birkhäuser, 2008.
    LEWIS Paul, TSURUMAKI Marc, LEWIS David J., Manual of Section, Princeton Architectural Press, 2016.
    ENCORE HEUREUX, Matière grise. Matériaux, réemploi, architecture, Pavillon de l’Arsenal, 2014.
    DRUOT Frédéric, LACATON Anne, VASSAL Jean-Philippe, Plus. Les grands ensembles de logements, territoires d’exception, Gustavo Gili, 2007.

    Revues et ressources

    Criticat, AMC, a+t, El Croquis, Matières (EPFL).
    APUR — apur.org
    Institut Paris Region — institutparisregion.fr
    Pavillon de l’Arsenal — pavillon-arsenal.com

  • A - HMU-PFE05 Architectures de la co-conception, espaces et processusHMU
    Responsable
    Objectifs pédagogiques

    L’objectif de cet enseignement est de transmettre aux étudiants une culture architecturale et des outils sur les méthodes de projet coopératif, dans le cadre de coopérations citoyennes. Les compétences visées se développent à plusieurs niveaux, de l’analyse à la conception : •Construire une méthode de programmation et de conception coopérative •Savoir situer sa démarche par rapport aux pensées architecturales historiques et contemporaines. Mobiliser les acquis du mémoire, des analyses, des cours, pour articuler théorie et pratique. •Développer un projet situé physiquement et socialement

    Mode d'évaluation

    Contrôle continu. Rendus intermédiaires et rendu final.

    Travaux requis

    L’organisation du semestre alternera travail en groupe et projet en binômes ou trinômes. L’avancement des travaux sera discuté collégialement chaque semaine au travers de dessins, plans, coupes, croquis, maquettes, diagrammes et exposés argumentés.

    Langue du cours et de communication : français.

    Bibliographie

    BLUNDELL JONES Peter, PETRESCU Doina, TILL Jeremy, Architecture and Participation, Taylor and Francis, 2005. http://www.mom.arq.ufmg.br/mom/02_arq_interface/4a_aula/Jones_Petrescu_Till_2005_Architecture_and_Participation.pdf
    BOUCHAIN Patrick, Construire autrement, comment faire?, Actes Sud, Coll. L’impensé, 2006.
    ELEB Monique et SIMON Philippe, Entre confort, désir et normes, Le Logement contemporain, 1995-2012, Bruxelles : Mardaga, 2013.
    FENKER Michael, ZETLAOUI-LEGER Jodelle, Démarches de programmation architecturale, De l’usage à l’ouvrage, Paris, Editions du Moniteur, 2021.
    LEGER Jean-Michel, Ex Post, Une critique de l’architecture habitée, Paris, Créaphis, 2025.
    LE MAIRE Judith, La grammaire participative. Théories et pratiques architecturales et urbanistiques. 1904-1968, (Thèse de doctorat en Histoire de l’art sous la direction de Dominique Rouillard), Paris, Université de Paris I Panthéon-Sorbonne, 2009. https://www.academia.edu/85966999/La_grammaire_participative_Th%C3%A9ories_et_pratiques_architecturales_et_urbanistiques_1904_1968
    MOLEY Christian, (Ré)concilier architecture et réhabilitation de l’habitat, Antony, Éditions Le Moniteur, 2017.

  • B - AS-PFE06 Regards croisés: scénographie et architecture, de l'oeuvre au lieuAS
    Responsable
    Coresponsable
    Objectifs pédagogiques

    La fonction du scénographe a toujours été intimement liée à l’architecture puisqu’elle consiste à inventer à matérialiser l’espace et l’itinéraire du voyage imaginaire auquel le théâtre, la ville ou la cérémonie convient le spectateur. La scénographie offre un champ d’étude privilégié pour la conception d’espaces destinés à établir des relations entre émetteur et récepteur en élargissant le domaine de la recherche à toutes conceptions d’espaces destinés à des contacts, à des échanges et à la représentation. Elle règle les rapports du spectateur à l’oeuvre dans un certain contexte symbolique.
    Dans cette interaction entre la scénographie et l’architecture, nous étudions la présentation du lieu et le lieu de la représentation.

    Mode d'évaluation

    contrôle continu

    Travaux requis

    Analyse programmatique et urbaine
    Projet de faisabilité
    dessins et maquettes

  • B - AS-PFE09 Stratégies pour le futurAS
    Coresponsable
    Objectifs pédagogiques

    Ce cours est pensé comme un atelier d’expérimentation de nouvelles formes, discours, réflexions et recherches architecturales. Il propose à chaque étudiant de développer un projet personnel basé sur une démarche de recherche et d’expérimentation et qui questionne l’architecture du XXI siècle. Il s’agit d’imaginer les architectures du futur, de donner des réponses au défi de faire de l’architecture face aux enjeux climatiques, sociaux, esthétiques, économiques de notre temps ?

    Plutôt que de proposer un site et une problématique, cet atelier propose une démarche centrée sur l’acheminement d’un projet personnel de l’intention au détail architectural et constructif. Pour ces raisons, on va donner une spéciale importance à la démarche de recherche.

    Le parcours recherche sera intégré dans l’encadrement si le sujet du mémoire est en relation avec le projet, ainsi que le parcours des bi-cursus.

    Première ré à prévoir entre le 15 et le 30 octobre.
    Les cours auront lieux les mercredis.

    LANGUE D’ENSEIGNEMENT : Français
    LANGUE(S) DE COMMUNICATION : Français, Anglais et Espagnol.

    Mode d'évaluation

    Corrections hebdomadaires, jurys intermédiaires et soutenance publique

    Travaux requis

    Corrections individuelles et en groupe, 2 jurys intermédiaires avec personnalités extérieures

    – Présentations et études à partir de divers supports (vidéoprojection, affichage, livret), La production de maquettes d’étude à diverses échelles, production graphique et textuelle personnalisée en cohérence avec le projet.

  • B - MTP-PFE08 Architectures des vulnérabilités climatiquesMTP
    Responsable
    Coresponsable
    Objectifs pédagogiques

    Les changements climatiques bouleversent durablement les conditions de l’habiter. L’intensification des risques naturels, l’érosion de la biodiversité, l’épuisement des ressources, l’artificialisation des sols ou encore les fractures sociales révèlent la vulnérabilité croissante des territoires.

    Ces phénomènes interrogent profondément la pratique architecturale. Le projet ne peut plus être conçu comme une simple réponse fonctionnelle ou technique ; il devient un acte de médiation entre les milieux, les usages et les dynamiques du vivant. L’architecture est appelée à développer de nouvelles formes de coopération avec les écosystèmes, les habitants et les ressources locales.

    Cette orientation pédagogique propose d’explorer les vulnérabilités non comme un état de faiblesse, mais comme une ressource de projet, capable de renouveler les manières de concevoir, de construire et d’habiter les territoires confrontés aux mutations climatiques.

    Les friches, les territoires en déprise, les paysages dégradés, les marges urbaines, les littoraux en transformation, les vallées inondables ou les espaces soumis aux fortes pressions environnementales deviennent autant de terrains d’expérimentation où l’urbanisme et l’architecture peut contribuer à réparer, révéler et accompagner les transformations du vivant.

    ________________________

    Ce PFE vise à développer une démarche de projet fondée sur une lecture sensible, critique, politique et prospective des vulnérabilités territoriales.

    Les objectifs sont les suivants :
    – analyser les vulnérabilités climatiques, écologiques, sociales et/ou paysagères d’un territoire ; – comprendre les interdépendances entre architecture, paysage, ressources et vivant ; – faire de la vulnérabilité un levier de conception plutôt qu’une contrainte ; – développer une approche de projet fondée sur le soin, la réparation, la transformation et la régénération des milieux existants ; – expérimenter des réponses architecturales sobres, adaptatives, réversibles et évolutives ; – mobiliser les outils de l’architecture, de l’urbanisme, du paysage et des sciences du vivant dans une démarche transdisciplinaire ; – construire un discours critique face aux enjeux contemporains de la transition écologique,
    – considérer l’incertitude et la transmission des problèmes écologiques aux générations futures.

    Au-delà de la production d’un projet architectural, le PFE invite les étudiant·es à élaborer une réflexion personnelle sur les nouvelles responsabilités de l’architecte dans un monde soumis aux incertitudes climatiques.

    Mode d'évaluation

    contrôle continu (3 affichages)
    soutenance de fin de semestre (>10/20)

    Bibliographie

    ___Ecologies___
    Jérôme Denis et David Pontille, « Fragilités matérielles ». Revue d’anthropologie des connaissances 17, (2023).
    Angelika Fitz, Elke Krasny et Architekturzentrum, Critical care: architecture and urbanism for a broken planet, (2019).
    Tim Ingold, Faire. Anthropologie, archéologie, art et architecture (2017).
    Donna Haraway, Vivre avec le trouble (2020).
    Houdart Sophie, Ce territoire qui comme une pulsation (2026).
    Bruno Latour, Où atterrir ? (2017).
    Bruno Latour, Face à Gaïa (2015).
    Xavière Gauthier, Sophie Houdart et Isabelle Cambourakis, Retour à La Hague, féminisme et nucléaire (2026).
    Ursula Le Guin, Ursula, « Le fourre-tout de la fiction, une hypothèse ». In Danser au bord du monde : mots, femmes, territoires ( [1986] 2020).
    Baptiste Morizot, Manières d’être vivant (2020).
    Baptiste Morizot, Rendre l’eau à la terre (2024).
    Corine Pelluchon, Les Lumières à l’âge du vivant (2021).
    Georges Perec, L’infra-ordinaire (1989).
    Isabelle Stengers, Résister au désastre (2019)
    Joan C. Tronto, « Caring Architecture ». In Critical Care, (2019).
    A. L. Tsing, A. Keleman Saxena, F. Zhou, M. Schaffner, et J. Deger. Atlas féral: histoires vraies et proliférantes des résistances aux infrastructures humaines (2025).
    Anna Lowenhaupt Tsing, Le Champignon de la fin du monde (2017).

    ____Architecture, réhabilitation et réemploi____
    Tiphaine Abenia, Louis Destombes et Daniel Estevez, Éthique du détail. In Clara, 2025.
    Reyner Banham, l’architecture de l’environnement bien tempéré, 2011.
    Patrick Bouchain, Construire autrement.
    Encore Heureux, Matière Grise.
    Jean-Marc Huygen, La poubelle et l’architecte, 2009.
    Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal, Plus.
    Anne Lacaton et Jean-Philippe Vassal et Frédéric Druot, Transformation de l’existant.
    Philippe Madec, L’Architecture frugale.

    ___Paysage et territoire___
    Frédéric Bonnet, Atouts risques, 2016.
    Gilles Clément, Le Tiers Paysage.
    Gilles Clément, Le Jardin en mouvement.
    Jane Hutton, Reciprocal Landscapes: Stories of Material Movements
    Virginie Pigeon, Cartographie participative
    Nepthys Zwer, Philippe Rekacewicz, Cartographie radicale
    Paola Viganò, Les Territoires de l’urbanisme.
    Michel Desvigne, Intermediate Natures.

    ____Changements climatiques____
    GIEC (IPCC), Sixième Rapport d’évaluation (AR6).
    ONU-Habitat, World Cities Report.
    ADEME, publications sur l’adaptation des territoires.
    Cerema, guides sur l’adaptation au changement climatique.

  • C - MTP-PFE07 Habiter et travailler en franges métropolitainesMTP
    Responsable
    Coresponsable
    Objectifs pédagogiques

    HABITER ET TRAVAILLER EN FRANGES METROPOLITAINES et VILLES PRODUCTIVES

    Trois sujets ‘aiguillons’ guideront notre groupe PFE : les situations de franges périurbaines (vivre et travailler en franges métropolitaines);  « la ville productive » et la conception architecturale éco-responsable et expérimentale pour favoriser de nouveaux modes de vie.
    Auxquels s’ajoute cette année une nouvelle expérience pédagogique sur le sujet de la place de l’Art dans la ville et l’espace public.

    FRANGES
    Au-delà du « Grand Paris », le devenir des franges métropolitaines franciliennes reste à penser en dépassant l’histoire longue de l’opposition centre-périphérie.
    Ce groupe PFE met les périphéries au premier plan, celles des zones (commerciales, d’activités, de lotissements, des grands ensembles, d’équipements…) et celles des villes nouvelles en particulier, pour sortir d’une vision centrifuge de la métropole, tourné vers Paris, en explorant des franges urbaines plus ancrées localement et tournées vers leur hinterland.

    Située en frange de Cergy-Pontoise, en contact avec le Parc Naturel du Vexin Français, la démarche de projet proposée repose sur une compréhension attentionnée des milieux, des ressources, du vivant et du non vivant et des enjeux géographiques, paysagers, environnementaux, visant la transformation des relations ville/campagne et plus globalement le rapport au monde qui nous entoure.

    ARCHITECTURE ECO-RESPONSABLE ET MODES DE VIE (habiter et travailler)
    Pour autant, dans cette démarche, le projet d’architecture n’est pas une résultante d’une stratégie territoriale. Il a aussi son autonomie et sa voix propre qui sera pleinement explorée dans ce groupe PFE. Une autonomie doublée de deux objectifs, d’une part celui d’une conception éco-responsable liée à l’urgence de la réduction de l’impact environnemental de nos villes et de nos modes de vie et d’autre part, celui de renouer avec l’esprit expérimental du « laboratoire d’architecture » qu’a été la ville nouvelle de Cergy-Pontoise.

    VILLE PRODUCTIVE
    Le sujet de « ville productive » traversera le semestre et les projets des étudiants directement ou indirectement selon que leur site de projet sera situé au cœur d’une zone d’activités économiques ou à proximité. Il s’agira de repenser les relations des zones d’activités économiques avec les autres pièces du puzzle urbain et le paysage mais aussi de repenser la place et la forme des espaces productifs en ville. Les étudiants devront intégrer dans leur programme architectural une offre d’espaces de production (artisanat,TPE/PME…), associée à des logements et/ou un équipement.

    ART / construire de la place pour l’Art
    Notre groupe PFE ajoute aux enjeux courants de la conception urbaine, architecturale et écologique, une dimension supplémentaire, celle d’une attention particulière à la place et au rôle de l’Art dans la ville et dans l’espace public. En s’appuyant sur la présence fondatrice de l’Art dans la conception de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise avec notamment la figure renommée de l’Axe Majeur, il s’agira à la fois de questionner le sens et les formes des combinaisons existantes « Art/espace public/projet urbain et architectural » et de réfléchir à la place que l’on veut faire aujourd’hui pour l’Art et au-delà, la place que l’on veut faire au sensible et à la beauté dans notre environnement.

    Mode d'évaluation

    50% participation et 50% rendu final

    Langue du cours : français

    Travaux requis

    Suivi vivement recommandé des enseignements de Flore Bringand / Transition Ecologique TEAC :

    -S7/S9/ Faire la ville productive: définitions, enjeux et hypothèses de projet – 12 octobre 2026

    -S8 / Densité et formes urbaines : enjeux de l’habitabilité de la ville – mai 2027  

    Bibliographie

    BRINGAND Flore, FAIRE la ville productive : 30 propositions inventives pour repenser les zones d’activités économiques, à partir d’une sélection d’idées du concours Europan, sessions « villes productives » E14+E15, Paris, Éditions du PUCA, 2024

    MANGIN David, La ville franchisée, formes et structures de la ville contemporaine, Paris, Éditions de la Villette, 2004

    ENGRAND Lionel et MILLOT Olivier, Cergy-Pontoise, formes et fictions d’une ville nouvelle, Éditions du Pavillon de l’Arsenal, 2015

    Filmographie express, au cœur de Cergy-Pontoise :
     « J’ai aimé vivre là », avec la participation et les textes de Annie ERNAUX, Régis SAUDER,2020  « L’Île au trésor », Guillaume BRAC, 2018 « Naissance des pieuvres », Céline SCIAMMA, 2007
     « L’Ami de mon amie », Eric ROHMER, 1987

  • C - MTP-PFE10 Paysage/s : architectures, villes & territoires en transitionMTP
    Responsable
    Objectifs pédagogiques

    En réponse à la mutation des territoires face aux enjeux du développement soutenable, ce PFE Paysage/S a pour objectif de familiariser les étudiants au développement d’une problématique architecturale ou urbaine en partant de l’étude d’un lieu précis et en prenant en compte l’importance des milieux dans lesquels il se situe. Afin de concevoir un bâtiment et/ou la transformation d’un site, l’étudiant sera invité à croiser les échelles d’analyse et les domaines architecturaux, urbains et paysagers. Il devra apprendre à déployer une compréhension holistique des besoins des lieux où il souhaite intervenir. Pour son projet, il s’appuiera sur un « processus complexe » apte à saisir les enjeux culturels, sociaux, économiques, environnementaux de son lieu d’intervention. Il cherchera à dépasser la simple proposition du dessin d’une architecture ou d’un morceau de territoire fini, et à imaginer un projet apte à former une strate dynamique, capable de donner sens à des tissus en constant renouvellement.

    Mode d'évaluation

    Le contrôle des connaissances est régulier durant le semestre et suit les différents rythmes de celui-ci. Il se termine par un jury final.

    Travaux requis

    Rythme du semestre : le semestre est articulé en deux temps.
    Temps 1 : Il est consacré à la reconnaissance sensible du territoire choisi par l’étudiant. Cette phase de travail aboutit à l’émergence d’une stratégie de projet, au choix d’un site et à la définition d’un programme.
    Temps 2 : C’est un temps consacré à l’expérimentation et à la conception. Cette phase s’appuie sur la capacité d’autonomie de l’étudiant. C’est le moment où des recherches vont venir alimenter le projet et nourrir la problématique choisie. L’accent est mis sur la cohérence entre pensée du projet et expression de celui-ci pour aboutir à un projet faisant preuve d’une réelle capacité de proposition argumentée.

  • C - MTP-PFE12 Architectures et Paysages - Concevoir des stratégies d’adaptation aux aléas naturels.MTP
    Responsable
    Objectifs pédagogiques

    Alors que l’incertitude environnementale s’installe durablement, que les catastrophes liées aux aléas naturels se multiplient, s’intensifient et malmènent dramatiquement de plus en plus de territoires et leurs populations, ce groupe de PFE vise à développer les nouvelles compétences que l’architecture est en mesure d’apporter face à un tel contexte.

    À partir de projets situés, constructibles, habitables, il s’agit d’acquérir des connaissances et des savoirs-faire architecturaux qui vont permettre l’adaptation de l’existant, territoires et édifices, pour mieux vivre avec ces aléas en évolution. Ces savoirs de projet sont ici des compétences d’adaptation, d’anticipation, d’évolutivité que l’architecture propose pour habiter mieux, avec soin et de façon adaptée, tant en termes écologiques que sociaux, constructifs, esthétiques …

    Concevoir des stratégies d’adaptation implique une dimension prospective dans la démarche de projet (prendre en compte les évolutions déjà prévues ou potentielles d’un site dans la pensée du projet) mais aussi souvent la prise en compte de différentes temporalités (concevoir le projet sur différentes échelles de temps pour accompagner l’évolution d’un site).

    Adapter notre environnement et ses édifices aux aléas naturels ne se limite pas à réaliser des projets sur des édifices en territoires exposés. S’adapter passe aussi souvent par de nouveaux usages, de nouveaux programmes où l’architecte a également un rôle central que nous vous invitons à explorer à travers ce groupe de PFE.

    Mode d'évaluation

    Examen final : 100%

    Travaux requis

    La conception du projet se décomposent en jalons précis afin d’aboutir à un travail maîtrisé en fin de semestre :
    > Identification et prise de connaissance des ressources et documentations précises sur le fonctionnement des aléas en jeu dans leurs relations avec le milieu habité concerné,
    > Analyses architecturales, urbaines et paysagères et représentation des existants,
    > Compréhension de ‘l’habité’ d’un milieu (habitants animaux, végétaux, humains, économie, vies sociales …),
    > Recherche des outils de fabrication les plus adaptés à chaque situation (cartographies, schémas, maquette, coupes élargies, axonométrie, etc…),
    > Un travail particulier sur le sol (naturel, public, partagé, stabilisé, sécurisé, etc…),
    > Réflexion sur l’invention programmatique parce que le devenir de tels sites engagent de nouveaux usages,
    > Une sensibilité à la matérialité des architectures et la manière dont elles se bâtissent dans un contexte technique, économique et culturel donné.

  • D - CCA-PFE11 93 AutrementCCA
    Responsable
    Coresponsable
    Objectifs pédagogiques

    REUNION d’INFORMATION en visio : samedi 8.11. à 11 heures :
    PFE 93 autrement – Franzen et Joly- l’ultime réunion d’info
    Samedi, 8 novembre · De 11:00 à 11:45am
    Fuseau horaire : Europe/Paris
    Informations de connexion Google Meet
    Lien de l’appel vidéo : https://meet.google.com/kxc-spie-deg

    Enseignement en français | Langues parlées : anglais, allemand | L’inscription par ordre d’arrivée et dans la limite des places disponibles.
     • Cultiver l’autonomie  • Relier culture architecturale, technologie et société  • Mettre à l’épreuve une démarche personnelle au contact de la société contemporaine, de ses acteurs et de leurs besoins concrets  • Explorer les champs connexes de la discipline  • Développer un projet crédible et valorisable sur le marché du travail

    Mode d'évaluation

    • Présence aux séances en fonction des besoins d’avancement  • Participation, réflexion, questionnement et production des supports nécessaires à l’élaboration du projet  • Rendu final : documents graphiques, maquette, présentation devant le jury de PFE

    Travaux requis

    • Analyse  • Élaboration et formalisation d’un projet à travers documents graphiques, maquettes et discours construit

  • D - CCA-PFE13 TRAME : Transformations Architecturales des Mondes ÉconomiquesCCA
    Responsable
    Objectifs pédagogiques

    L’atelier TRAME a pour objectif d’initier les étudiant.es aux liens entre économie et fabrique de l’espace architectural et urbain.
    Alors que l’architecture et la ville contemporaines sont de plus en plus assimilées à des actifs financiers, TRAME s’intéresse à ce que cette logique fait au projet architectural, en postulant qu’une conscience critique de ces phénomènes économiques et productifs permet d’identifier des leviers architecturaux de leur transformation concrète.

    L’essor économique de la seconde moitié du XXe siècle a – entre autres – entrainé la planification et la construction de quartiers d’affaires et de zones d’activités économiques dont les organisations urbaines et spatiales (zonings, étalement, dalles, etc.), et les bâtiments (tours, immeubles de bureaux, bâtiments commerciaux, etc.) sont des emblèmes du capitalisme et de la modernité. Ce mouvement est encore à l’œuvre, bien qu’il soit controversé et apparaisse en décalage avec les grands enjeux du XXIe siècle.
    Cette production de l’espace est issue d’un mécanisme permettant au capitalisme de résoudre périodiquement ses crises de suraccumulation en déplaçant le capital excédentaire vers l’environnement bâti, qui devient un « secteur secondaire » de l’investissement . Cet environnement bâti, est transformé en un capital fixe que l’on valorise puis que l’on dévalorise ou détruit lorsque les conditions de rentabilité changent. Les quartiers d’affaires du XXe siècle prolongent cette histoire ils sont autant des dispositifs de placement du capital que des lieux de travail.

    Cependant, aujourd’hui, les transformations économiques et sociales aussi bien que l’urgence climatique interrogent profondément la pérennité de ces modèles urbains et bâtis pensés par et pour l’abondance. L’évolution des formes du travail et de la production, la pénurie économique, la raréfaction des ressources (eau, énergie, sol, matière), le changement climatique, le cycle de vie des matériaux et des technologies, les placent aujourd’hui en situation d’obsolescence programmatique, fonctionnelle, matérielle et esthétique.
    À cette obsolescence s’ajoute une obsolescence financière. Depuis les années 1990, l’immobilier de bureau est devenu un actif financier sous la pression de fonds d’investissement, avec le soutien de l’État (réformes fiscales, cessions d’actifs publics). La vacance des bureaux relève d’un mode de fonctionnement ordinaire de ce système et non d’un accident lié à des conjonctures passagères . Dans le capitalisme de gestion d’actifs, un immeuble transformé en flux financiers et conçu où la forme suit le cash-flow. Les immeubles font ainsi l’objet de stratégies financières sophistiquées afin de préserver la valeur estimée des bâtiments .
    Parallèlement, face à la nécessité d’endiguer la consommation de sols, l’extraction de matière et de considérer ce qui est déjà là, ils peuvent aussi se manifester comme de potentiels gisements de surfaces habitables, de sols et de matériaux, voire des espaces d’expérimentation. C’est comme si la réalité matérielle de ces quartiers et de ces bâtiments venait déjouer leur devenir immatériel en tant que valeur purement financière, redonnant un rôle clé à l’architecte.
    Explorer ces territoires pour aborder les questions théoriques et techniques que posent un tel héritage urbain et bâti s’impose donc comme un enjeu majeur pour penser leur devenir et comment les habiter . Comment déconstruire ce récit fondateur basé sur la prospérité économique et l’abondance, pour en élaborer de nouveaux plus adaptés et tout aussi forts ? Comment agir sur ces architectures pour envisager leur avenir ?
    Du reste, les différentes démarches d’adaptation, souvent limités à des réponses techniques, peinent à les réinventer et à justifier leur raison d’être. Il en va de même des réponses qui se présentent comme des solutions clés en main : la « ville réversible », qui promet de convertir des bureaux en logements, sert d’abord à préserver la valeur des actifs, et les nouveaux produits résidentiels (coliving, résidences étudiantes, logements gérés) reprennent les mêmes logiques de rendement. De même, le verdissement du parc immobilier peut être défini comme un nouveau front pionnier de l’accumulation. Transformer ne suffit donc pas. Il faut interroger les systèmes de production et les logiques de conception à notre disposition.

    L’architecture, manifestation matérielle d’un système de production, est envisagée comme point d’entrée critique dans la problématique. Elle permet à la fois de comprendre et d’analyser les modes productifs dont elle est issue (modèles, acteurs, filières, techniques, fonctionnement, représentations) et d’en penser la transformation.
    Cette démarche a pour ambition – à partir de l’analyse critique de situations réelles ordinaires ou plus exceptionnelles – d’imaginer de nouveaux scénarii et leurs réponses matérielles. Ces propositions architecturales alternatives permettrons de faire émerger un ensemble de solutions et d’actions concrètes croisant les dimensions politiques, économiques, sociales, programmatiques, écologiques, constructives et esthétiques.
    Ainsi, l’instabilité actuelle est envisagée comme un nouvel espace pour le projet architectural.

    Mode d'évaluation

    La validation du semestre s’organisera selon trois volets :
    #Démarche générale : travail hebdomadaire, participation aux activités pédagogiques, avancement du projet, présentation à l’occasion des jurys intermédiaires
    # Intelligences collectives : restitutions et débats autour des « cafés des architectes » et de la revue de presse.
    # Projet long : jury intermediaries, jury final
    # L’étudiant sera invité à arpenter en autonomie et en groupe son site d’étude et la réponse architecturale.

    Travaux requis

    Les étudiant.es formaliseront des analyses critiques des situations proposées ainsi que des propositions concrètes à l’échelle architecturale. La transformation de l’existant sera une source essentielle de conception (réparation, reconversion, restructuration, soustraction, etc.), au même titre que la réalité technique et constructive (structure, systèmes, matière, enveloppe, réemploi, etc.) qui sera traitée jusqu’à l’échelle du détail.

    Bibliographie

    Studio Kempe Thill, Architecture in the Age of Neoliberalism, Cologne, Franz und Walther Koenig, 2026.

    Véronique Biau, Les architectes au défi de la ville néolibérale, Marseille, Parenthèses, 2020.

    Pierre Chabard et Virginie Picon-Lefebvre (dir.), La Défense, un dictionnaire / un atlas, Marseille, Parenthèses, 2013, 2 vol.

    Pierre Chabard, « Corporate Camouflage », in Corporate Skincare, Bruxelles, A.C.P., p. 6-9.

    Pierre Caye, Critique de la destruction créatrice, Paris, Les Belles Lettres, 2015.

    Pierre Caye, Durer. Éléments pour la transformation du système productif, Paris, Les Belles Lettres, 2020.

    Daniel Abramson, Obsolescence. An Architectural History, Chicago, Presses de l’université de Chicago, 2016.

    Graal, Architecture et plus-value. Le projet au défis de l’économie. Lausanne, Metis Press, 2026.

    Kenny Cupers, Helena Mattsson, Catharina Gabrielsson (dir.), Neoliberalism on the Ground. Architecture Transformation the 1960s to the Present, Pittsburgh, Presses de l’université de Pittsburgh, 2020

    Antoine Guironnet, Ludovic Halbert, L’Empire urbain de la finance, Éditions Amsterdam, 2023

    Marine Duros, Immobilier hors sol. Comment la finance s’empare de nos villes, Raisons d’agir, 2025

  • D - CCA-PFE14 Territoires en devenirCCA
    Responsable
    Objectifs pédagogiques

    LANGUE D’ENSEIGNEMENT: Français
    LANGUE DE COMMUNICATION: Français

    RÉUNION D’INFORMATION: LE MARDI 20 OCTOBRE DE 13H30 À 15H30 EN SALLE 310

    PRÉAMBULE

    Depuis plusieurs années, l’atelier de projet « Territoires en devenir » élabore des études axées sur le devenir de petites communes en milieu rural. La démarche de l’atelier consiste à aller à la rencontre de territoires, municipalités et habitants, afin d’élaborer des études basées sur les potentiels de transformation en présence et les spécificités des lieux étudiés.

    Le devenir de ces communes est aujourd’hui considéré comme une question stratégique au sein des réflexions sur le devenir de nos territoires. En témoignent les programmes d’études lancés par l’état tels que Cœur de ville, POPSU territoire, Petites villes de demain. En effet, de par leur répartition sur le territoire français et de par leur échelle, les bourgs et petites villes constituent un maillage essentiel de lieux de centralités, chacune d’entre elle exerçant un rôle primordial de cohésion sociale, et au sein desquelles se posent de façon immédiate toutes les questions afférentes à la politique sociale et territoriale qui uni les riverains.

    Aujourd’hui, les bouleversements écologiques mettent les petites villes face à l’urgence de nouveaux enjeux sociétaux et territoriaux qui réinterroge profondément le sens de leurs projets d’avenir. L’urgence de questions récurrentes telles que la gestion des aléas naturels, la densification et la revitalisation des centres-bourgs, la réhabilitation du patrimoine ancien, les modes d’habiter, les déplacements de proximité et circuits courts, mènent à se questionner sur la nature des interventions à venir.

    OBJECTIFS PEDAGOGIQUES
     • Considérer les enjeux spécifiques des petites villes en milieu rural et appréhender les rôles des acteurs de la transformation du territoire • Agir avec/dans l’existant (milieu naturel et construit), élaborer une pensée du projet fondée sur les spécificités géographiques, topographiques, culturelles, sociales du lieu étudié • Faire preuve d’invention tout en respectant l’héritage des lieux • Prendre en charge les différentes échelles spatiales du projet architectural : territoire, quartier, édifice, spatialiser un programme au regard des spécificités des situations  • Développer une pensée critique sur la question de la matérialité du projet architectural, de la structure au détail, intégrant la question des ressources locales en matières et matériaux •.Elaborer des projets engageant une démarche d’adaptation aux aléas climatiques et naturels  • Maîtriser les divers outils de la représentation architecturale : de l’interprétation d’un site au dessin détaillé de l’édifice  • Faire preuve d’autonomie, développer une pensée de projet personnelle et engagée

    Mode d'évaluation

    – Contrôle continu : assiduité et participation active, avancement hebdomadaire des travaux
    – Jurys intermédiaires : affichage en atelier
    – Jury de PFE, avec intervenants extérieurs

    Travaux requis

    DEROULE DE L’ETUDE

    Elle se déroulera sur 16 semaines et comportera 4 temps de travail :

    Temps 1 – 4 semaines, du 24 février au 24 mars, dont un voyage d’étude de 4 jours sur place.
    IMMERSION : (travail collectif et individuel/binôme)
     • Visite d’une carrière de pierre de construction • Exploration et interprétation du site : sur la base d’études fournies, de lectures et de l’arpentage des lieux, production de cartes synthétiques, d’illustrations sensibles et de récits révélant les spécificités du territoire de la commune (Histoire, Paysage, Mobilités et dynamiques sociales).  • Relevés in situ : relevés dessinés et photographiques des parcelles et édifices étudiés ainsi que leurs abords. • Production d’une carte synthétique faisant apparaître les différentes interventions.

    Temps 2 – 3 semaines : du 25 mars au 28 avril (5 semaines avec les vacances de Pâques)
    DÉMARCHE ET HYPOTHÈSE DE PROJET : (travail individuel/binôme – 4 semaines)
     • Expression de la stratégie du projet : programmation, hypothèse d’implantation, schémas conceptuels et récit de la démarche architecturale, appuyée sur un travail d’analyses de références. • Dessin de l’aménagement de l’espace public associé.

    Temps 3 – 6 semaines : du 29 avril au 9 juin.
    PROJET ARCHITECTURAL À L’ÉCHELLE DE L’ÉDIFICE : (travail individuel – 6 semaines)

    Conception architecturale des édifices : Spatialité, matérialité, de la structure au détail.

    Temps 4 – 3 semaines : rendu de pfe le mercredi 23 juin, jury de soutenance entre le 28 juin et le 2 juillet.
    SYNTHÈSE ET MISE EN FORME : (travail collectif et individuel/binôme – 2 à 3 semaines)

    Ce temps sera réservé à la mise en cohérence des dessins et des différentes échelles d’étude, à l’édition d’un livret des travaux, à la finalisation des maquettes et à la préparation de l’oral de soutenance.

    PARTENARIAT et VOYAGE D’ÉTUDE :

    Une convention de partenariat est passée entre l’ENSAPLV et la Mairie de Saint Hippolyte du Fort.
    Les frais de transport et d’hébergement du voyage d’étude seront pris en charge par l’école et par la ville.

    Actuellement à l’étude, une convention avec la DDTM du Gard permettra un éventuel deuxième déplacement sur site à la suite du jury de PFE, d’une durée de 2 jours, pour l’installation d’une exposition des travaux de l’atelier en Mairie, accompagnée d’une présentation publique des études.

  • D - CCA-PFE15 MayotteCCA
    Responsable
    Coresponsable
    Objectifs pédagogiques

    ‘Naval’ : Une partie de ce groupe de PFE reçoit et valide le travail des étudiants ayant accompli leur stage de 2eme cycle.Par ailleurs cet enseignement finalise le cycle Master des études d’Architecture, et doit permettre aux étudiants de concevoir un projet de navire, présenté comme PFE, et en cela démontrer leur capacité à penser l’architecture dans ses formes les plus complexes.

    ‘Mayotte’ : Une partie de ce groupe de PFE travaillera sur le développement de l’île de Mayotte à travers des projets de logement, équipements publics ou d’aménagements urbains. Les objectifs recherchés sont les suivants : montrer que le projet architectural est un lieu pluridisciplinaire où convergent l’acte politique, les cultures, la science et les arts, en résumé tout le rituel social.
    Parmi les objectifs recherchés pour le groupe M’ayotte’ les étudiants: •devront réaliser un diagnostic multicritère, inscrit dans une démarche de développement durable à différentes échelles du territoire, du tissu urbain, du site et de l’édifice choisi. Ce diagnostic sera à la fois technique, social, économique environnementale et sensible. Il s’attachera particulièrement à une analyse historique, paysagère et architecturale en lien avec les enjeux économiques et sociétaux. •feront des projets qui tiendront compte des enjeux sociaux économiques et environnementaux ainsi que des attentes des décideurs locaux. Tout en prenant en compte les possibilités économiques et organisationnelles locales, les projets devront être prospectifs pour proposer une dynamique de développement et d’usages adaptés au territoire. • devront aboutir à un projet qui sera légitime et quantifiable quant aux problématiques au cœur du développement durable (gestion des ressources, des déchets, de la pollution, impact carbone, utilisation de matériaux biosourcés, impact social, moteur de développement, etc.) •porterons une attention particulière au sujet de l’eau à travers une approche transversale : (comme ressource, trame bleu, biodiversité, moteur économique, lien social…) •devront faire preuve d’une analyse bioclimatique fine, et cela à l’échelle urbaine aussi bien qu’à l’échelle du bâtiment dans son site. •feront des aller-retour entre un travail en équipe et une production autonome individuelle •seront mis en situation professionnelle si la situation sanitaire le permet: ils seront en contact avec les différents acteurs publics et privés des territoires qui leur exposeront leurs attentes, enjeux, problématiques et moyens.

    Travaux requis

    6h Hebdomadaire, 2h de cours et 4 h de TD sous forme de suivi individuel et collectif, pendant 15 séances, soient = 90 h

  • E - IEHM-PFE16 Translation.sIEHM
    Responsable
    Objectifs pédagogiques

    L’intitulé de cet atelier de Pfe soumet l’idée qu’un déplacement, un décalage, un pas de côté sont une entrée en matière pour élaborer une problématique à partir d’une attente ou d’un programme préalablement énoncé. Translater son attention permet de considérer les liens effectifs ou rompus qui attachent une situation donnée à son environnement et à son histoire. A partir de là, il est possible de définir le juste cadre de l’intervention et de l’installer dans une perspective d’économie de moyens, résolument nécessaire dans le contexte contemporain d’épuisement des ressources.

    L’atelier de Pfe s’inscrit dans le domaine Inventer dans l’Existant / Héritage et Mutation.
     « … Ce domaine d’études s’intéresse à l’histoire et aux modes de transformation des différents patrimoines bâtis existants : reconnus, méconnus, banals ou ordinaires… Il porte donc aussi bien sur les monuments classés ou inscrits que sur le patrimoine de valeur, mais non encore repéré, et intègre les patrimoines modestes (ruraux, industriels, modernistes). Il questionne aussi la transformation écologique du patrimoine ordinaire ou auto-produit qui compose la ville dans sa diversité et, à l’opposé des “palimpsestes urbains” dans lesquels seul le terrain du site est réutilisé, il appuie ses modifications urbaines sur la transformation des bâtis préexistants, qu’il faut restaurer, réhabiliter, reconvertir, rehausser, transformer : construire avec le construit ou construire dans le construit. »

    L’atelier de Pfe proposera donc des situations construites qu’il s’agira de transformer et qui vous seront exposées par deux entités distinctes :
    -La ville par la voix de ses élus et de ses services techniques,
    -L’agence Nationale de la Cohésion des Territoires au travers du programme Action cœur de ville qui répond à une double ambition ; améliorer les conditions de vie des habitants des villes moyennes et conforter le rôle moteur de ces villes dans le développement de leur territoire.

    Ces situations construites, édifices pour la plupart, seront à considérer comme point de départ à l’élaboration de problématiques développées par chacun des étudiant.es dans le cadre de son projet de fin d’études.

    Ce point de départ est la base d’une expérience partagée de l’atelier de Pfe et engagera un mouvement d’intelligence collective. La somme des approches pourra dessiner in fine une réponse plurielle, dispersée ou commune, contrastée ou cumulative qui explorera différentes échelles d’intervention et enrichira les possibles d’une transformation attentive des lieux.

    Mode d'évaluation

    Séance hebdomadaire, jury intermédiaire et soutenance publique.
    Courant juin, un pré-jury au sein du groupe de Pfe validera ou non le travail et donc la possibilité de soutenir le PFE.
    A l’issue du semestre, les étudiants soutiennent leurs travaux devant un jury de soutenance composé des enseignants responsables de l’atelier, d’un autre enseignant de l’ENSAPLV ou d’une autre école et d’une personnalité extérieure compétente.

    Travaux requis

    Les débats internes à l’atelier tout au long du semestre permettront aux étudiants de développer des positionnements argumentés, engagés voire innovants pour les Projets de Fin d’Etude.

    LES OUTILS
    Les étudiants sont invités à explorer et exploiter les outils de représentation mis en oeuvre dans le cadre d’un travail rigoureux de transformation d’un édifice existant. Le dessin à la main et les maquettes de grande échelle sont privilégiés. Les échelles de représentation permettent de décrire une démarche itérative entre les intentions urbaines voire territoriales, une mise en situation de(s) édifices au 1/500 ou 1/200 et les résolutions constructives au 1/33, 1/20 voire 1/5.

    Bibliographie

    A constituer.

  • E - IEHM-PFE18 Construire dans le construitIEHM
    Coresponsable
    Objectifs pédagogiques

    Le groupe de PFE « Construire dans le construit. Patrimoines et transformations » encadré par Pietro CREMONINI, Lila BONNEAU et Philippe LAUZANNE propose trois types de sujets :
    1)des sujets ‘personnels’ s’inscrivant dans la thématique du groupe (voir ci-dessous ‘contenu’), proposés par les étudiants et validés par les enseignants
    2)des sites/édifices que les enseignants ‘mettent à disposition des étudiants’. Cette année, des sites hospitaliers de la région parisienne seront proposés en partenariat avec l’AP-HP (ASSISTANCE PUBLIQUE-HÔPITAUX PARIS, le CASH de Nanterre et la Chaire Archidessa ‘Architecture, Design, Santé’
    3)des sujets en continuité avec ceux étudiés au premier semestre dans les groupes de S9 du domaine IEHM.

    L’enseignement a pour objectif de :
    . Développer les compétences et les aptitudes à la conception architecturale des étudiants dans des contextes existants.
    . Prendre conscience de la définition large de l’existant en considérant tout ce qui, dans l’architecture, la ville, le territoire, le paysage, est le résultat de phénomènes d’accumulation, de sédimentation, de pérennité, de traces.
    . Aborder les notions et les pratiques de projet sur le bâti existant comme faisant partie de la discipline architecturale : reconversion / réaffectation, restauration, conservation, sauvegarde, réhabilitation, extension, restructuration, etc.
    . Poser la question du soin et de l’amélioration de l’habitabilité comme support de la transformation : soin des édifices et du vivant, intérêt pour l’histoire et la mémoire des lieux.

    Mode d'évaluation

    Participation aux séances de critique et d’évaluations collectives, hebdomadaires
    Présentation intermédiaires, rendu d’étape (mensuels) .
    Pré-rendus (en juin)

    Langue du cours: français.

    Travaux requis

    Développement des projets à un stade suffisamment détaillé pour garantir le contrôle de la maitrise des trois échelles :
    – celle des dispositifs paysagers et architecturaux de la séquence urbaine ou paysagère
    – celle de l’édifice transformé (typologie, distributions, structure, enveloppe …)
    – celle de l’architectonique (structures et matières existantes, méthodologie d’intervention etc…. )

    Contrôle des ambiances par simulations 3D et maquettes particulièrement détaillées

    Bibliographie

    cf: Cours Théoriques et CTID du domaine IEHM au semestre 9

  • E - IEHM-PFE19 CURA METAMORPHOSIS - Transformer avec soinIEHM
    Responsable
    Objectifs pédagogiques

    domaine d’étude «Inventer dans l’Existant: Héritages et Mutations»
    CURA METAMORPHOSIS – Transformer avec soin
    Marine Le Roy, Grichka Martinetti
    Semestre de printemps 2026

    L’atelier porte son attention sur la capacité d’un territoire, d’un site et d’une construction
    quelle qu’elle soit, à dépasser son usage initial en accompagnant le nouveau que la civilisation contemporaine pense collectivement lui attribuer.
    A l’heure où nos sociétés vivent des crises successives tant économiques que sociales, la notion de «soin» est interrogée ici au sens large et sous un double prisme:
    prendre soin du lieu, de l’architecture concernés d’abord sous un angle pragmatique et architectonique en l’étudiant, le reconnaissant, le diagnostiquant; prendre soin des futurs habitants, par le choix du programme, l’organisation spatiale et la nature de l’intervention architecturale idoine.
    A partir d’un site à caractère fort, dédiée à une fonction obsolète ou passée, il est proposé d’interroger les notions de pré-existence, de pérennité et de temporaire et d’y penser un projet mené selon plusieurs approches. La reconnaissance du site par:
    une immersion physique: voyage, relevé, dessin, reportage photographique,
    une immersion intellectuelle: histoire, enquête, analyse des enjeux socio-économiques,
    générant une entrée dans le projet par l’analyse du détail d’architecture en engageant un processus de conception lié aux éléments premiers: murs et leurs baies, toitures, escaliers…
    Pour être en mesure de proposer un programme de réactivation du site lié aux nouveaux dispositifs relationnels à l’œuvre dans les figures architecturales.

    La transformation des lieux par l’architecture nécessite d’approfondir sa culture des différentes cultures qui sont toutes confrontées à cette question. «Rien de vieux ne ressuscite jamais vraiment, mais cela ne disparaît jamais tout à fait non plus. Et toute chose qui a été un jour émerge dans une forme nouvelle.»
    Alvar Aalto

    Inventer dans l’existant c’est restituer une pensée, un savoir caché ou perdu, afin d’interroger le présent.

    Mode d'évaluation

    >> Modalités de travail : en groupe pour le workshop sur site / par binôme pour les projets avec identification des parties individuelles
    >> Mode d’évaluation : en contrôle continu (présence/assiduité) par jury intermédiaires (affichage) / jury PFE (avec intervenants extérieurs).

    Travaux requis

    DEROULE DU SEMESTRE
    Le projet se déroule en continu avec des restitutions régulières, et marqué de 4 temps spécifiques. Les 4 séquences marquent des étapes :

    > Séquence 1 (4 séances)
    Workshop  : LE LIEU. S’imprégner du site : le relever, le reconnaitre, le représenter et apprendre à le restituer pour amorcer les premières hypothèses du projet caché…
    Voyage de 2/3 jours sur site (Début mars 2026 -> dates à confirmer)
    > Séquence 2 (4 séances)
    METHODE, IDEE ET CONCEPT, REPRESENTATION. Une attention particulière sera apportée tout au long du semestre sur la notion d’’idée’ architecturale, et les techniques et outils de représentation du projet.

    > Séquence 3 (4 séances)
    MATIERE ET STRUCTURE: EDIFICE. Notre hypothèse est que le projet croît depuis son centre. Sa forme s’élabore par le même chemin : la conception associe étroitement maîtrise technique des assemblages et mises en ouvre des matières.
    > Séquence 4 (3 séances)
    EXPRESSION / REPRESENTATION. Synthèse, travail de l’oral et des techniques de représentation.

  • PIPFE Suivi du PFE à l'étranger - Parcours international