Le

MAP-MAACC et FoAP / Soutenance de thèse de doctorat : Marie Tesson

Déambulation intérieure du Pavillon de l’Orbe – © Marie Tesson

Résumé

Si la diffusion du concept de care depuis #Metoo a enrichi les réflexions architecturales, son usage éclectique en fait une notion imprécise. Pourtant utile à qualifier les efforts et les tentatives d’une époque architecturale tiraillée entre les enjeux sociaux, environnementaux, sanitaires et économiques, le care n’a pas complété sa transcription architecturale. Pour rendre ce prisme de lecture opérant, il faut en définir les critères.
Cette thèse adopte un angle peu exploré : le rôle spécifique des architectes et la réciprocité comme prisme d’analyse. À partir du texte Caring Architecture de Joan Tronto, puis des démarches d’André Bruyère et de l’Atelier Kroll, la recherche construit un outil d’évaluation, éprouvé sur des études de cas postmodernes.
Il en ressort une trame multifactorielle qui situe les démarches selon leur degré de réciprocité. En faisant place à sa part de singularité et de vulnérabilité, chaque architecte laisse une opportunité pour le care d’advenir, à travers quatre dimensions : l’enquête, le positionnement, les actes professionnels et la réflexivité. Ce travail propose une version architecturale du care comme pratique réciproque fondée sur l’attention, la responsabilité, l’application et la souplesse de l’architecte.

  

Composition du jury

Fabienne Brugère, professeure HDR de classe exceptionnelle, LLCP, Université Paris 8 – examinatrice
Pierre Caye, directeur de recherche, CNRS, ENS – examinateur
Yankel Fijalkow, professeur HDR de classe exceptionnelle, CRH, UMR Lavue, ENSA Paris-Val de Seine – rapporteur
Cynthia Fleury, professeure HDR, Mines Paris-PSL – directrice de thèse
Maëlle Tessier, professeure HDR, GERPHAU, ENSA Paris-la Villette – rapporteure
Antonella Tufano, professeure HDR, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne – co-directrice de thèse
Chris Younes, professeure HDR, GERPHAU, ESA – invitée