Réimpression : « Jardins persans » de Gaëtane Lamarche-Vadel aux Éditions de la Villette

© Éditions de la Villette
Loin des fantasmes orientalistes, des essentialisations identitaires ou des stéréotypes touristiques, ce livre, qui a été récompensé en 2025 par le Prix de l’Essai Émile Gallé, restitue les jardins persans dans leur réalité actuelle, leurs usages multiples, leurs rapports aux éléments et trace la complexité de leurs racines culturelles.
Jardins persans. Une traversée architecturale et philosophique
Gaëtane Lamarche-Vadel
Avec un jeu de cartes et plans originaux dessinés par Pierre Farret.
Collection : Essais
Parution : janvier 2025
Les jardins persans sont une géométrie que dessinent une enceinte, des canaux perpendiculaires, un pavillon central, des lignes d’arbres, des mosaïques de fleurs, des damiers de fruitiers. Ils sont des poèmes, des récits, des ruines, des dessins que les archéologues font remonter au VIe siècle av. J.-C. et même à 4000 ans av. J.-C. Ils sont aussi un héritage que les deux derniers siècles ont figé en un paradigme, le chahâr bâgh, légitimé tour à tour par un ancrage dans le Coran, des traces archéologiques, une architecture vernaculaire. Pourtant, architectes et historiens remettent aujourd’hui en question l’unicité de ce modèle, tracent d’autres généalogies, notamment zoroastriennes, et révèlent des usages pluriels, de l’agriculture vivrière au rendez-vous galant, de la chasse au retranchement militaire. D’autres regrettent la réduction du jardin persan à un stéréotype cédant à la culture de la représentation et du tourisme. Ces différentes interprétations dont le livre se fait l’écho soulignent la forme de palimpseste des jardins persans que les restaurations successives effacent ou révèlent. Leur permanence tient à leur matérialité mais aussi à leur immatérialité, – la plus difficile à entretenir –, émanant autant de l’évanescence des couleurs, des effluves, des bruissements que de la poésie elle-même.
Actualités

Faites votre rentrée (littéraire) à la médiathèque de l'école
Lire l’architecture : par où commencer ?
À l’occasion de la 3e édition de « Biblis en folies », trois journées nationales dédiées aux bibliothèques et aux médiathèques, la médiathèque de l’ENSA Paris-la Villette publie « Les fondamentaux », une liste d’ouvrages recommandés par les enseignants et les enseignants-chercheurs de l’école.« Biblis en folies » est une initiative du ministère de la Culture. L’événement se déroulera les 2, 3 et 4 octobre 2026 dans toute la France.
Réouverture de la médiathèque de l’ENSAPLV : lundi 5 octobre 2026.

« Tout autre chose. L’architecture en Belgique » par Christophe Van Gerrewey traduit aux Éditions de la Villette
Un véritable roman de l’architecture belge écrit par l’un des meilleurs critiques actuels ; un point sur l’un des foyers les plus intenses de la scène architecturale contemporaine.

Chiffres clés de l’économie de l’architecture
L’observatoire de l’économie de l’architecture, instance partenariale initiée en 2021 par le ministère de la Culture et rassemblant les acteurs de la profession, publie pour la première fois les « chiffres clés de l’économie de l’architecture ».
Les travaux de l’observatoire s’inscrivent dans le cadre de la Stratégie nationale pour l’architecture 2025-2029, dont l’une des mesures prévoit de développer la connaissance du secteur économique de l’architecture dans toutes ses dimensions.

Sortie en librairie : « Mai 68. Parole à l'architecture » aux Éditions de la Villette
L’ouvrage rassemble une trentaine d’entretiens de figures importantes de ce moment de bascule historique, de Jean-Louis Cohen à François Very, en passant par Bernard Huet, Roland Castro, Henri Ciriani, Monique Eleb ou Jacques Lucan… Dirigé par Caroline Maniaque, Éléonore Marantz et Jean-Louis Violeau, qui furent commissaires de l’exposition « Mai 68. L’Architecture aussi ! » à la Cité de l’architecture et du patrimoine en été 2018, l’ouvrage restitue la parole kaléidoscopique de cette « génération » et la remet en perspective historique.

Les paysages intérieurs de Toyō Itō
Alors qu’en mars, l’ENSAPLV a célébré pendant une semaine plusieurs décennies de relations pédagogiques, scientifiques et humaines en présence d’une délégation de ses universités partenaires japonaises, le mois d’avril est marqué par la publication de cet ouvrage collectif de Maki Onishi, Toyō Itō, Benoît Jacquet et Yann Nussaume dans la collection « Paysage et Architecture » des éditions Arléa.

Rendre visible. Valeurs des choses ordinaires
Vient de paraître dans la collection DÉCRIRE des Éditions Boa cet ouvrage collectif sous la direction d’Alessia de Biase, architecte-urbaniste, professeure HDR en SHS à l’ENSA Paris-la Villette et directrice de l’unité de recherche LAA-LAVUE, et Emilie Pillon, architecte, doctorante en anthropologie au LAA-LAVUE.
Comme pour les autres volumes de la collection, un ou une artiste dialogue à sa manière avec le propos du livre : l’artiste photographe et vidéaste Valérie Jouve a participé à cet ouvrage, aux côtés de Catherine Deschamps & Pascale Absi, Philippe Bonnin, Chloé Gaspari, Federica Gatta, Flavia Pertuso & Étienne Kretzschmar, Nadja Monnet & l’association Momkin, Mina Saidi Shahrouz, Maud Santini, Anne-Claire Vallet et Valeria Volpe.