Rendre visible. Valeurs des choses ordinaires

Couverture de l’ouvrage – © Éditions Boa
Vient de paraître dans la collection DÉCRIRE des Éditions Boa cet ouvrage collectif sous la direction d’Alessia de Biase, architecte-urbaniste, professeure HDR en SHS à l’ENSA Paris-la Villette et directrice de l’unité de recherche LAA-LAVUE, et Emilie Pillon, architecte, doctorante en anthropologie au LAA-LAVUE.
Comme pour les autres volumes de la collection, un ou une artiste dialogue à sa manière avec le propos du livre : l’artiste photographe et vidéaste Valérie Jouve a participé à cet ouvrage, aux côtés de Catherine Deschamps & Pascale Absi, Philippe Bonnin, Chloé Gaspari, Federica Gatta, Flavia Pertuso & Étienne Kretzschmar, Nadja Monnet & l’association Momkin, Mina Saidi Shahrouz, Maud Santini, Anne-Claire Vallet et Valeria Volpe.
Où se cache la valeur qui nous tient ensemble ? Et si elle demeurait dans les « presque-rien » qui tissent discrètement la trame de nos vies communes ? Cet ouvrage propose de la voir là où nous ne la cherchons plus. À travers des terrains, les auteur·ices explorent une équivalence puissante : rendre visible, c’est donner de la valeur – et quelle(s) valeur(s) ? Il s’agit de déplacer notre regard vers ce qui compte vraiment : ces gestes fugaces, ces paroles échangées, ces rituels du quotidien, ces objets humbles qui, sans bruit, relient les êtres et font tenir les mondes. De la Palestine aux squats urbains, de l’Antarctique aux cantines solidaires, douze enquêtes ethnographiques et une photographique nous apprennent à prêter attention. À voir comment, dans l’ordinaire, se fabriquent l’hospitalité, la résistance, le soin ou la révolte. Comment une pause-café peut devenir une institution, un trousseau de clés incarner un commun, un mot ouvrir des portes, une balançoire révéler la géographie fragile de l’enfance.
Loin d’une simple célébration du petit, cet ouvrage interroge la portée politique de ces regards : que signifie, pour le chercheur ou la chercheuse, le choix de rendre visibles ces détails négligés ? Comment ce geste engage-t-il une éthique, une manière d’être au monde et de conter ce qui compte ? Avec les outils de l’anthropologie et de l’art, ce livre propose une déambulation sensible à travers des liens faibles et des basculements discrets. Il invite à ralentir, à observer les textures minuscules qui nous relient, et à reconnaître dans ces « broutilles » la colle mystérieuse – le glutinum mundi – qui fait persister le commun.
Actualités

Les paysages intérieurs de Toyō Itō
Suite aux évènements qui ont marqué la Semaine du Japon à l’ENSAPLV, cet ouvrage collectif signé Maki Onishi, Toyō Itō, Benoît Jacquet et Yann Nussaume vient de paraître dans la collection Paysage et Architecture des Éditions Arléa.

« Que nous fait l’espace ? L’anthropologue et le spatial turn » dirigé par Ferdinando Fava
Cet ouvrage collectif, préparé par Ferdinando Fava (1960-2025), membre de l’unité de recherche LAA UMR LAVUE 7218 de l’ENSA Paris-la Villette, vient de paraître à titre posthume dans la collection DÉCRIRE des Éditions Boa.