
Projet architectural et urbain
A - IEHM-P702 Ressources ruralesIEHM
ResponsableCoresponsableObjectifs pédagogiquesRESSOURCES RURALES
Un atelier Hors-les-Murs à FLAINE 74Cet atelier regroupe deux studios (S7 et S9) d’un même domaine d’étude. Cette démarche permet de mutualiser les moyens et ressources autour d’un atelier Hors-les-Murs et l’apport d’une pluralité de points de vue.
TRAVAUX PRECEDENTS : https://www.calameo.com/accounts/7775670
L’atelier de master « ressources » est un partenariat entre l’ENSA Paris-La Villette et une commune, différente chaque année. Le travail porte sur la transformation du patrimoine vacant de la commune étudiée, et la mise en lien de tous les projets pour produire une vision d’aménagement globale. Nous démarrons cette année la sixième édition de ce master.
Pendant les quatre premières années, nous avons travaillé en Charente-Maritime, dans les communes de Matha, Marans, Pons et Marennes. L’année dernière, nous avons changé de territoire pour venir en Haute-Savoie, en partenariat avec le CAUE 74 et la commune de Cluses.
Le travail portait sur la transformation du patrimoine industriel vacant du XXe siècle de Cluses : comment transformer ces anciennes usines en lieux de vie, logements, écoles, équipements, ateliers… et comment ces transformations pouvaient participer à la redynamisation et à la requalification du centre-ville. Ce travail s’est achevé en début d’année et sera présenté aux Journées européennes du patrimoine à Cluses ce mois-ci.Cette année, nous avons décidé de poursuivre le travail sur ce territoire, mais en déplaçant progressivement notre regard, de la vallée vers les sommets. Nous allons travailler de Magland, en fond de vallée, jusqu’à Flaine, station située à environ 1 600 mètres d’altitude, et même au-delà, jusqu’aux Grandes Platières, à 2 500 mètres d’altitude.
Nos interlocuteurs et partenaires seront cette année le CAUE de Haute-Savoie, la Communauté de communes Cluses Arve et Montagnes ainsi que le Syndicat intercommunal de Flaine. Il est important de préciser que nous ne répondons pas à une commande, nous avons la totale liberté sur le choix des sites et des projets.Le thème proposé cette année, « De la vallée au sommet », consiste à imaginer une infrastructure utopique inspirée du projet « Funiflaine » qui pourrait voir le jour dans les années à venir et qui constituera certainement une transformation radicale des modes d’habiter et de l’aménagement de ce territoire. Il s’agit d’une relation câblée entre la vallée et les sommets, conçue comme un fil conducteur reliant différentes strates habitées du territoire, de Cluses aux Grandes Platières à 2500m d’altitude, en passant par Magland, Arâches-la-Frasse, Les Carroz d’Arâches, l’Arbaron et Flaine, et permettant de regarder autrement les différentes situations rencontrées sur ce territoire.
Chaque étape de cette infrastructure imaginaire deviendra le support d’une réflexion architecturale, urbaine ou paysagère et donnera lieu à des projets : gares de départ et d’arrivée, programmes d’accompagnement, logements, espaces publics, équipements ou aménagements paysagers. Une attention particulière sera portée aux projets de transformation et de réhabilitation du bâti existant.
Il ne s’agit pas ici de dessiner un téléphérique mais d’imaginer comment, sous l’impulsion d’une liaison câblée rapide avec la vallée, Flaine, qui est au départ une station conçue autour du ski et du tourisme saisonnier pourrait se transformer en un véritable village d’altitude ?
Un village capable d’accueillir davantage de personnes à l’année, avec des logements, des équipements, des activités, des espaces publics et une véritable centralité.
Avant de parler de transformation, il faut comprendre ce qu’est Flaine. Flaine n’est pas une station de ski comme les autres.
Elle est née dans les années 1960 d’une volonté très particulière : construire une station nouvelle, pensée simultanément comme un projet urbain, architectural, paysager, artistique et touristique.Le projet est porté notamment par Éric Boissonnas, avec l’architecte Marcel Breuer.
L’ambition était de construire une station moderne, en altitude, mais en conservant au maximum la qualité du site naturel. Cela a produit une organisation assez radicale, qui peut être considérée comme la construction d’un véritable système :
la voiture est tenue à distance du cœur de la station et les bâtiments sont implantés dans le relief. Ce sont les circulations piétonnes qui structurent la station et les logements et équipements sont regroupés dans de hautes constructions en béton préfabriqué. L’architecture et le paysage ont été conçus ensemble en intégrant dès l’origine des œuvres d’art. Flaine est une sorte de projet manifeste d’une certaine modernité.Ce qui nous intéresse aujourd’hui, environ soixante ans plus tard, c’est la manière dont cet ensemble architectural, urbain et paysager peut évoluer et s’adapter aux enjeux contemporains.
Flaine a été conçue pour répondre à un modèle économique et touristique précis :
une station de ski, avec des logements touristiques, des commerces, des remontées mécaniques, des espaces publics, des infrastructures techniques…Le contexte change aujourd’hui et va continuer d’évoluer, avec le changement climatique, les transformations du fond de vallée qui subit pollution et canicules, mais aussi des pratiques qui changent et changeront encore plus avec l’arrivée du Funiflaine et une liaison simplifiée entre vallée et villages d’altitude.
La question de l’habitat à l’année se posera alors, avec celle de l’énergie, de l’eau, des ressources matérielles.La ressource est ici le patrimoine de Flaine qui est désormais devenu un patrimoine reconnu. Nous sommes donc face à une situation assez paradoxale :
Comment transformer un projet conçu comme une utopie moderne sans détruire ce qui faisait précisément son intérêt ?Nous nous appuierons pour cela sur les ressources existantes au sens large, ressources spatiales, matérielles, paysagères, énergétiques et patrimoniales déjà présentes sur le territoire.
L’attention au patrimoine bâti, notamment celui de Marcel Breuer, mais aussi la mobilisation de savoir-faire et ressources locales seront au centre des réflexions.Mode d'évaluation3. MODALITES D’EVALUATION
•L’atelier est prévu pour accueillir 40 étudiants maximum. Il est demandé une forte motivation, un investissement assidu ainsi qu’une prédisposition au travail en équipe, (coordination collective et élaboration de projets en binôme, trinôme). Une appétence pour les problématiques liées à l’intervention dans l’Existant ainsi qu’une aisance dans la production de maquettes est impérative. •Participation à l’atelier Hors Les Murs sur place obligatoire (prise en charge des frais d’hébergement, et de transport prévue par l’Ecole et la ville de Cluses) – du 22 au 25 OCTOBRE 2025 (à confirmer). •Présentation hebdomadaire obligatoire à l’ensemble du studio, avec utilisation systématique de maquettes physiques, dessin géométral comme outils d’explorations. •Jurys intermédiaires en présence d’intervenants extérieurs (discussion collective en atelier). •Jury final à l’ENSAPLV en présence des élus et intervenants extérieurs
Au-delà de trois absences non justifiées, l’étudiant•L’atelier est prévu pour accueillir 30 à 35 étudiants. Il est demandé une forte motivation, un investissement assidu ainsi qu’une prédisposition au travail en équipe, (coordination collective et élaboration de projets en binôme, trinôme). Une appétence pour les problématiques liées à l’intervention dans l’Existant ainsi qu’une aisance dans la production de maquettes est impérative. •Participation à l’atelier Hors Les Murs sur place obligatoire (prise en charge des frais d’hébergement, et de transport prévue par l’Ecole et la ville de Cluses) – du jeudi 15 au dimanche 18 OCTOBRE 2026. •Présentation hebdomadaire obligatoire à l’ensemble du studio, avec utilisation systématique de maquettes physiques, dessin géométral comme outils d’explorations. •Jurys intermédiaires en présence d’intervenants extérieurs (discussion collective en atelier). •Jury final à l’ENSAPLV en présence des élus et intervenants extérieurs
.e ne peut plus être admis à poursuivre l’enseignement.Travaux requisLangues:
•L’atelier se déroule en français, possibilité d’échanger, discussion en anglais. •Une pratique intermédiaire de la langue française est nécessaire afin d’échanger avec les élus, habitants, partenaires,..A - IEHM-P709 Réutiliser les édifices pour requalifier la villeIEHM
ResponsableCoresponsableObjectifs pédagogiquesLa ville se (re)construit aujourd’hui de plus en plus en cherchant à conserver et réutiliser les édifices existants plutôt qu’à faire table rase, à la fois pour des raisons culturelles de préservation de la mémoire des lieux, d’une part, et pour des raisons environnementales, dans une recherche de frugalité et de développement durable, de l’autre.
Cela ne signifie aucunement que l’usage des bâtiments existants ne doit pas être renouvelé plus ou moins fondamentalement pour tenir compte des nouveaux enjeux et programmes et l’on est, de ce fait, amené à modifier / compléter les bâtiments par des interventions contemporaines.
Dans le cadre du grand projet urbain du Nord-Est de Paris qui vise à retisser la connexion entre la Plaine Saint-Denis et Paris et à requalifier profondément les abords du faisceau de voies ferrées de la gare du Nord, l’ancien dépôt SNCF Ordener – Poissonniers constitue à la fois un potentiel architectural majeur et un enjeu central dans la régénération du site et du quartier avec, en particulier, un fort enjeu de végétalisation, essentiel à l’heure du réchauffement climatique accéléré de la ville.
Nous nous proposons donc de travailler à la réhabilitation / réutilisation de l’ancien dépôt SNCF, sur la base d’un programme dont la mixité des fonctions sera l’un des objectifs majeurs : culture, enseignement, travail, logement… sans oublier le désenclavement du site et la requalification des espaces publics et privés limitrophes.
Les enjeux de ‘renaturation’ seront également au cœur de la réflexion architecturale et urbaine pour favoriser la biodiversité, réduire l’effet d’îlot de chaleur et améliorer la gestion de la ressource en eau.
Une analyse préalable, à la fois historique, géographique, urbaine et sociale élargie du site permettra de mieux appréhender le contexte existant afin de poser les bases d’un programme en cohérence avec les objectifs urbains et environnementaux du projet.
Mode d'évaluationRecherches, relevés et diagnostics 20%, esquisse en groupe 20%, projet architectural 60% (il sera tenu compte de la participation active des étudiants, ainsi que de leur capacité à faire évoluer leur projet).
Bibliographie-Paris Atlas – APUR 2024
-Atlas de la Métropole du Grand Paris – APUR 2026
-Les cahiers de la réutilisation – 1985
-Reconversions – Philippe Robert – 1989
-Le relevé en architecture ou l’éternelle quête du vrai – Cité de l’architecture – Lieux Dits – 2007
-Comment ça tient ? – Mario Salvadori – Parenthèses – 2005
-Architectures industrielles : Paris et environs : 100 bâtiments … – Marie-Françoise Laborde – ParigrammeB - AS - P701 Equipements culturelsAS
ResponsableCoresponsableObjectifs pédagogiquesLe champ d’étude de ce cours porte sur l’architecture des édifices muséographiques, avec l’enseignement de la conception architecturale associée à une scénographie d’œuvres artistiques. Le projet architectural se construit autour des interactions entre des publics et une collection d’œuvres, l’écriture d’un parcours et la mise au point de fonctions programmatiques spécifiques aux équipements culturels.
Mode d'évaluationContrôle continu.
Deux rendus intermédiaires et un rendu final.Travaux requisLes travaux comprennent des écrits en particulier sur les intentions initiales, des maquettes d’études, des croquis et des plans graphiques.
B - AS -P708 Persona grata, Structures mobiles urbaines d’interférence Conception / fabricationAS
ResponsableCoresponsableObjectifs pédagogiquesP708
PERSONA GRATAPrésentation du 19 Sept 2025:
https://www.dropbox.com/scl/fo/870pwburil371o9unr115/AG-Ca0lSapFliYHq7SJnnHE?rlkey=2r9d4izdjl0gqemkrnycse09j et dl=0LANGUE D’ENSEIGNEMENT et de COMMUNICATION : FRANÇAIS
Structures mobiles urbaines d’interférence
Conception / fabricationA- Se confronter à une problématique sociale forte et d’actualité.
En reprenant le titre PERSONA GRATA des expositions 2019 au MAC VAL (Musée d’art contemporain du Val-de-Marne) et au Musée national de l’histoire de l’immigration, il est proposé d‘interroger la notion d’hospitalité. Cette question pourra cependant être considérée pour d’autre cas que celui des réfugiés.B- Se confronter à la conception d’une structure mobile urbaine d’interférence génératrice d’échange.
Car l’accueil ne se limite pas à répondre aux besoins du corps (se nourrir, dormir…)C- Développer une démarche réellement écologique en mettant en pratique, dans le cadre de la conception d’une structure:
– La préoccupation d’un rapport optimisé entre structure et forme.=> économie de matière
– L’utilisation de matériaux naturels renouvelables (Bambous, pailles …).
– L’utilisation de matériaux recyclés, réutilisés … si possible en ressource locale (Carton, plastiques, métaux, terre, pneus, bambous du Parc de La Villette …).
D’autres matériaux spécifiques seront utilisés avec parcimonie.D- Se confronter à la fabrication
E- Utiliser des outils de fabrication numérique (non imposé)
F- Mettre en jeu dans l’espace urbain ces structures et parvenir à une représentation de ces « actions ».
Mode d'évaluationContrôle continu + contrôle final
Travaux requisTRAVAUX REQUIS
Travail en équipe (de 2 à 4 personnes) avec les outils d’étude habituels (dessin conventionnel, maquettes volumes simulations informatiques), auxquels s’ajouteront des maquettes physiques de structure et la réalisation d’un prototype.
BibliographieDécamper Edition la découverte (à la bibliothèque de l’Ensaplv)
https://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/print.php?ean13=9782707192516La ville monde d’Antares Bassis (à la médiathèque de l’Ensaplv)
https://www.youtube.com/watch?v=GoYsjXc8LRsC - CCA-P704 Déjà là : Ressources, Transformation, ConstructionCCA
ResponsableCoresponsableObjectifs pédagogiquesDÉJÀ LA : RESSOURCES, TRANSFORMATION, CONSTRUCTION – ‘Mieux avec moins’
Maud Saimpert, Joanne Lellouche, Sylvain EbodéLe P704 s’inscrit dans le domaine d’étude «concevoir et construire pour l’architecture» et se propose de travailler sur les liens fondamentaux qu’entretiennent paramètres environnementaux, constructifs et spatiaux dans la conception d’un projet d’architecture. Nous porterons une attention particulière aux complexités et contradictions des éléments existants, afin de créer des connexions entre eux et avec eux, tout en approfondissant les questions de matérialité, de filières et de savoir-faire.
Notre démarche est interdisciplinaire, avec des interventions régulières de Sylvain Ebodé, architecte et ingénieur, enseignant en STA.
Modeste et résiliente, elle s’articule autour de la notion de la « frugalité en énergie, matière et technicité » en réponse au « Manifeste pour une frugalité heureuse et créative» et aux injonctions du GIEC, en considérant que toute architecture déjà construite présente un intérêt: éviter les dépenses « carbone » inutiles induites par des démolitions, éliminations, reconstructions. Au-delà des avantages évidents sur le plan environnemental que présente le travail sur le patrimoine bâti « ordinaire », cela vous offrira, également l’occasion d’affiner votre réflexion par l’exploration concrète des aspects spatiaux, constructifs, environnementaux, sociaux et historiques des lieux dans lesquels vous serez amenés à intervenir.
Anne Lacaton : dit « La démolition est une décision de facilité et de court terme. C’est un gaspillage de beaucoup de choses – un gaspillage d’énergie, un gaspillage de matière et un gaspillage d’histoire. De plus, cela a un impact social très négatif. Pour nous, c’est un acte de violence. »
Nous partirons de ce constat pour explorer l’infini potentiel de réutilisation que nous offrent nos mondes contemporains., en nous interrogeant simultanément :
•D’une part, sur notre aptitude à réinventer nos processus de conception en acceptant le « déjà-là » comme élément fondateur du projet, le relevé in situ et le diagnostic comme compagnons de route, et le réemploi comme une pratique courante. Le diagnostic constituera la première phase du projet, visant à examiner en détail les possibilités de transformation d’un ensemble bâti existant ainsi que l’articulation entre neuf et existant (réhabilitation, extension, surélévation, démolition partielle, construction de bâtiments neufs indépendants).
•Et d’autre part, sur les nouveaux potentiels esthétiques que nous offrent les anciens matériaux bio-géosourcés revisitées à l’ère de l’industrialisation et de la performance, une fois leur technique maitrisée. La matérialité deviendra un moyen d’entrer dans le processus de conception et le support de l’expression architecturale : structure, matériaux, épaisseurs, mise en œuvre et enveloppe.Notre démarche est également ancrée dans « les réalités du monde». Vous travaillerez sur un projet en cours de réalisation, en explorant les règlementations en vigueur (simplifiées) , et vous rencontrerez à cette occasion des acteurs du projet (maitrise d’ouvrage, d’usage et équipe de maitrise d’œuvre).
Nous souhaiterions également inscrire cet atelier de projet dans le cadre du concours 2026/2027 : « Réinventer l’architecture post-carbone » (sans obligation)
Mode d'évaluationNous voulons accompagner chaque étudiant dans l’élaboration d’une prise de position raisonnée, inventive et personnelle. Votre présence est donc indispensable sur toute la durée de chaque séance.
Chaque semaine (hors séances en extérieur) vous présenterez vos travaux en cours, alternance de revue collective ou individuelle, affichage ou travail d’atelier.
Un carnet, outil de recherche et de mémoire du processus de projet, vous accompagnera tout au long du semestre pour vous permettre de documenter votre progression, vos réflexions et vos itérations de projet. Il sera bien tenu et rendu à la fin du semestre, pour permettre l’évaluation de votre démarche projectuelle.
Un carnet collectif d’atelier sera également tenu tout au long du semestre afin de capitaliser le savoir acquis collectivement.
Deux points d’étape/exposition intermédiaires et un rendu final ponctueront le semestre.
Sont également à l’étude actuellement, une exposition dans les locaux de la nouvelle école de Beaux-Arts de Cergy et une présentation de vos travaux lors du forum de la construction bois au Grand Palais.Une expérimentation autour du vote majoritaire ( les étudiants s’évaluent entre eux de manière anonyme) sera menée, notamment autour des questions de présentation oral et de représentation.
Travaux requisVoici les principaux attendus à la fin du semestre :
•Compréhension des interactions entre programme, site et prise de position sur le projet ; entre échelle urbaine et échelle de l’édifice ; entre intervention « patrimoniale » et intervention neuve •Compréhension et manipulation de l’interaction volumétries-typologies-façades •Capacité à maîtriser un projet complexe comme champ d’étude, de réflexion et d’expérimentation, articulant plusieurs échelles et types d’intervention bâtie •Capacité à mobiliser les savoirs et savoir-faire acquis en Licence (de conception, représentation, réflexion) et à les articuler dans la conduite d’un projet •Autonomie projectuelle en construction •Capacité à s’intégrer dans le groupe, à partager, à participer à son avancement général et à sa cohésion.Bibliographie•« Cours de relevé d’architecture » R. Danger •« Le relevé et la représentation de l’architecture » Jean Paul Saint Aubin •« Bâtir, Habiter, penser », Martin Heidegger •« Penser l’architecture » – p. Zumthor •« Habiter, ville et architecture » Jacques Lucan •« Vers une architecture » Le Corbusier ( et ses autres ouvrages) •« Les pierres sauvages » Fernand Pouillon •« Imaginer l’évidence » – A. Siza ( et ses autres ouvrages) •« L’architecture naturelle » Kenzo Kuma •« Logements avec architecte » Yves Lion •« La désobéissance de l’architecte » Renzo Piano •« Concevoir l’habitat », Jan Krebs •« La conception Bioclimatique : des maisons confortables et économes » Jean Pierre Olivia •« Floorplan manual housing » – ed. Birkhauser •« Choisir l’habitat partagé » – a. Poullain •« Voir écrire » – c. De portzamparc et p. Sollers •« Intranquillité théorique et stratégie du projet » – r. Moneo •« Vers la sobriété heureuse » – p. Rabhi (et ses autres ouvrages) •« Attitudes » – N. Michelin (et ses autres ouvrages) •« Faire la ville autrement » entretien avec Patrick Bouchain et Philippe Chiambaretta •« Moins avec moins » P. Madec (et ses autres ouvrages) •« Construire l’architecture – du matériau brut à l’édifice – A. Deplazes •« L’architecture écologique » – D. Gauzin Müller •« L’habitat social d’aujourd’hui » – D. Gauzin Müller •« Traité de construction durable » – d. Bernstein •« La réhabilitation des bâtiments » – p. Joffroy •« Refined earth construction et design with rammed earth » Martin Rauch •“ La construction en Paille” Luc Foissac •« La beauté du seuil » Philippe Bonnin •« Bureaux => logements » Atelier Canal (Patrick Rubin) •« Vers une architecture durable » Glenn Murcutt •« Construire réversible » Patrick Rubin •« Espaces de liberté », Conférence de Sophie Delhaye •« Pas de deux » saison 2022/2023, conférence de Sophie Delhaye et Jacques Lucan •« Construire en bois » Thomas Herzog •« Pas de toit sans toi » Patrick Bouchain (et ses autres ouvrages) •« Interview de Patrick Rubin sur la réversibilité des espaces et le savoir-faire » •« Vers un nouveau vernaculaire » de Dominique Gauzin Muller •« Une diagonal, conversation avec Patrick Bouchain », Nicolas Delon et Julien Choppin •Conférence de Gilles Pérraudin sur la pierre massive ( cité de l’architecture et du patrimoine) •Conférence de Lacaton et Vassal « habiter, plaisir et luxe pour tous » •Conférence de Jean Marc Weill « Ré-utiliser pour transformer, l’imprécision comme méthode » •Revue d’A, Séquences bois, EXE, Ecologik •Conférences frugalité heureuse et créative et lettres topophiles
C - CCA-P705 Architecture navaleCCA
ResponsableCoresponsableObjectifs pédagogiquesApprofondir la méthodologie du projet en s’appuyant sur un programme technique et architectural complexe : celle d´un navire.
Mode d'évaluationL’évaluation portera sur l’ensemble de la production de chaque étudiant tout au long du semestre Rendu final 30%
Travaux requisLes étudiants apprendront ici l’architecture du navire dans une approche globale, à l’occasion d’un projet qu’ils devront élaborer à partir du programme qui leur sera proposé.
C - CCA-P710 Projet urbain et villes européennesCCA
ResponsableCoresponsableObjectifs pédagogiquesTHEMATIQUE GENERALE : Domaine CCA – Concevoir et Construire l’architecture
P 710 – Vers une architecture contemporaine ; numérisation et durabilité.Cet enseignement de Master 1 initie les étudiants aux problématiques contemporaines de la conception à la construction du projet architectural actualisée suivant deux thématiques récurrentes :
1. Le dessin d’architecture et sa transcription numérique.
2. La prise en compte des questionnements sur la construction et la durabilité de l’architecture.A partir des savoir-faire déjà acquis, maquette papier, volumétrie (morphologie), plans, élévations, perspectives – Les étudiants seront amenés à faire évoluer leur pratique du projet par l’utilisation de nouveaux outils de fabrication et d’analyse :
Du dessin d’architecture classique (croquis, esquisses, représentation) à la modélisation numérique.
De la maquette d’étude à la maquette numérique.L’enseignement aura aussi pour objectif d’ouvrir les étudiants vers de nouveaux processus de conception.
Ce groupe de projet pourra être lié avec le laboratoire MAAC et ses enseignants.Ce groupe de projet s’organisera autours de deux exercices :
Un projet court à l’échelle d’un petit édifice.
Un projet long s’inscrivant dans une échelle urbaine.L’ensemble du travail interrogera les méthodes de conception, de la création intuitive aux outils de simulation et de vérification.
Au-delà de l’apprentissage de ces outils, c’est le projet architectural qui sera au cœur de nos préoccupations, de sa conception à sa résolution technique.
Mode d'évaluationRendus par phases suivant planning communiqué par l’équipe enseignante avec justification orale et présentation des méthodes d’analyse et de conception et corrections collectives :
Rendus bi hebdomadaire par phases suivant avancement aux échelles appropriées et publication sur une plateforme WEB
Evaluation sur 3 niveaux :
– Processus et démarches de conception.
– Dessins , modélisations , construction et évaluation du projet proposé . – Représentation et argumentation du projetTravaux requisDe la maquette classique à la maquette numérique .
Du dessin d’architecture classique à la modélisation numérique et à l’évaluation du modèle .A partir de ce principe et sur une base hebdomadaire les étudiants apprendront de nouvelles Techniques de conception et de représentation et devront en rendre compte dans les différentes étapes du projet.
L’évolution de leur projet sera publiée sur une plateforme WEB fournie par l’équipe enseignante.L’étudiant sera encadré dans sa formation aux outils, mais il est attendu qu’il s’organise pour pratiquer les outils de façon régulière dès le début de l’atelier
Utilisation des outils numériques de conception, d’évaluation et de présentation :
Dessin, production de maquettes d’études et de maquettes par fabrication numérique, scan de maquette, modélisation paramétrique, modélisation BIM, collaboration via des plateformes numériques.
BibliographieBibliographie fournie aux étudiants avec le planning des rendus
C - MTP-P906 Architecture et environnementMTP
ResponsableCoresponsableObjectifs pédagogiquesTHEMATIQUE GENERALE : Milieu(x), architecture et paysage.
INTITULE du PROJET EN S9 et en S7 : Architecture et EnvironnementEn partant du postulat que l’être humain a besoin d’un environnement convenable pour vivre et travailler, l’atelier a pour ambition de concevoir de nouveaux mondes, dans lequel l’homme vit en harmonie avec son environnement de proximité.
Les milieu(x) de vie sont des composés d’organismes vivants et non vivants, qui incarnent l’interaction entre l’homme et la nature, entre le biologique et le social. Cela implique un processus de conception multi-critères. Dès le début du semestre, la stratégie de projet n’est pas limité au -programme et son site-, elle s’ouvre à son environnement.LA PEDAGOGIE
La pédagogique vise à :
-la conception du projet architectural, urbain et paysagé, par sa dimension écologique et la fabrication d’une architecture durable,
– la radicalité du projet par le développement d’un esprit critique relatif aux enjeux environnementaux du XXIème siècle,
-la cohérence du projet comme un tout. Cette acquisition passe par la manipulation de différentes échelles, dans un processus non linéaire.L’APPROCHE EST PROSPECTIVE
La conception du projet est abordée entre pratique et recherche. Nous considérons que dans la pensée actuelle qui oscille entre volontarisme écologique et idées reçues, rien n’est acquis en termes de mutation de la pensée et des pratiques urbaines et architecturales. Il nous faut donc bâtir une culture commune, et que les jeunes générations s’engagent activement, pour espérer que le territoire soit un monde vivant et habitable pour tous. L’atelier se préoccupe du paysage naturel et de l’architecture dans une approche holistique intégrant les dimensions sociales de l’habitat à tous les milieu(x) de vie et de travail, en manipulant selon les lieux : •les données climatiques et techniques (les vents, le soleil, la pluie) •les ressources naturelles (l’eau, la nature et sa terre), •des enveloppes façades frugales et performantes en terme de confort (le confort d’été est privilégié dans la conception) •une culture constructive économe en moyens et en matière. (circuit court etc..)
LES COURS THEORIQUES
Les cours guident vos recherches durant le projet. Ils sont associés à la bibliographie thématisée qui est fournie ci-dessous.
La pédagogie de l’atelier guide les étudiants vers des propositions radicales et prospectives. Le but est d’anticiper, de tester, d’explorer et de mettre en scène des notions nouvelles qui vont influencer les projets urbains futurs, et/ou d’être critique sur la réalité quotidienne. Pour ces raisons, les problématiques liées aux risques physiques et environnementaux, au besoin de refuge spatial, à l’urbanisme de prévention et sécuritaire, sont discutées en cours de manière privilégiée. Dans la démarche prospective, la dimension historique des lieux trouve sa place car l’histoire du territoire (cf : André Corboz, le territoire comme palimpseste et autres essais, éditions de l’imprimeur,2001) est indispensable pour penser le futur. Cf : la bibliographie fournie.Mode d'évaluationLA PRÉSENCE EST OBLIGATOIRE A TOUTES LES SEANCES.
La note finale intègre :
contrôle continu obligatoire + rendus intermédiaires aux dates fixés dans un calendrier + jury final.Travaux requisLA REPRESENTATION GRAPHIQUE
La représentation graphique tient une place majeure dans le projet parce qu’elle
est indissociable de la vision de l’architecte, et de l’expression du projet.
Il y a donc bien une forte adéquation entre la -manière de penser et la manière de représenter-.
Les documents attendus font l’objet d’un cours sur la représentation et d’indication précises, suivant une charte graphique.
La production de maquettes à différentes échelles, fait partie intégrante des rendus.Les formats et les pièces graphiques sont listés avant chaque rendu intermédiaire.
Les rendus sont individuels et/ou en sous-groupe.BibliographieLa bibliographie est sélectionnée selon le thème du semestre, pour discussion lors des séances.
Elle a pour but de développer un esprit critique, qui passe par le dessin et par l’écrit de l’étudiant.Olivier Hamant, ‘Antidote au culte de la performance’, la robustesse du vivant, collection tracts, Gallimard, 2023.
Florence Lipsky, Pascal Rollet, « Les 101 mots de l’architecture pour tous», archibook, 2006,
Florence Lipsky, « Le Climat », revue Archiscopie, automne 2020.
Florence Lipsky, Pascal Rollet, « Le logement est notre affaire », éditions 205, 2026
Lisa Heschong, « Architecture et volupté thermique », Editions Parenthèses, 2021Jean Louis Subileau, Guillaume Hébert, « Plus loin, plus proche » planifier une ville durable et solidaire, éditions La Découverte, Dominique Carré, 2023
Philippe Rahm, « Histoire Naturelle de l’architecture », comment le climat…», Pavillon de l’Arsenal, Paris, 2020.
Philippe Rizzotti, « L’empreinte d’un habitat : construire léger et décarboné », Pavillon de l’Arsenal, Paris, 2022.
Edward Mazria, ‘Guide de la maison solaire’, Editions Parenthèses, 2005
David Wright, ‘Manuel d’Architecture Naturelle’, Editions Parenthèses, 2006.Stéphane Berthier, Eva Madec, « Construire hors site », éditions du Moniteur, 2025
Canal architecte, Patrick Rubin, « architecture évolutive » », 2022
Peter Zumthor, 1. Thinking architecture, 2. Atmosphere, Birkhauser, 2007
Esther Mc Coy, Case Study house (1945-1962), juin 1977
Peter Cook, Experimental Architecture, Studio Vista Londres, 1970www.apur.org/fr : collection paris projet, les ateliers du bld périphérique et open data.
Apur, le livre blanc de la ceinture verte.
Cohen, Lortie, « Des fortifs au périf », histoire, transformation ceinture parisienne, 1991. Pavillon de l’Arsenal.D - IEHM-P911 P911 Époque(s), retour vers le futurIEHM
ResponsableCoresponsableD - IEHM-P912-Ressources ruralesIEHM
ResponsableCoresponsableObjectifs pédagogiquesRESSOURCES RURALES
Un atelier Hors-les-Murs à FLAINE 74Cet atelier regroupe deux studios (S7 et S9) d’un même domaine d’étude. Cette démarche permet de mutualiser les moyens et ressources autour d’un atelier Hors-les-Murs et l’apport d’une pluralité de points de vue.
TRAVAUX PRECEDENTS : https://www.calameo.com/accounts/7775670
L’atelier de master « ressources » est un partenariat entre l’ENSA Paris-La Villette et une commune, différente chaque année. Le travail porte sur la transformation du patrimoine vacant de la commune étudiée, et la mise en lien de tous les projets pour produire une vision d’aménagement globale. Nous démarrons cette année la sixième édition de ce master.
Pendant les quatre premières années, nous avons travaillé en Charente-Maritime, dans les communes de Matha, Marans, Pons et Marennes. L’année dernière, nous avons changé de territoire pour venir en Haute-Savoie, en partenariat avec le CAUE 74 et la commune de Cluses.
Le travail portait sur la transformation du patrimoine industriel vacant du XXe siècle de Cluses : comment transformer ces anciennes usines en lieux de vie, logements, écoles, équipements, ateliers… et comment ces transformations pouvaient participer à la redynamisation et à la requalification du centre-ville. Ce travail s’est achevé en début d’année et sera présenté aux Journées européennes du patrimoine à Cluses ce mois-ci.Cette année, nous avons décidé de poursuivre le travail sur ce territoire, mais en déplaçant progressivement notre regard, de la vallée vers les sommets. Nous allons travailler de Magland, en fond de vallée, jusqu’à Flaine, station située à environ 1 600 mètres d’altitude, et même au-delà, jusqu’aux Grandes Platières, à 2 500 mètres d’altitude.
Nos interlocuteurs et partenaires seront cette année le CAUE de Haute-Savoie, la Communauté de communes Cluses Arve et Montagnes ainsi que le Syndicat intercommunal de Flaine. Il est important de préciser que nous ne répondons pas à une commande, nous avons la totale liberté sur le choix des sites et des projets.Le thème proposé cette année, « De la vallée au sommet », consiste à imaginer une infrastructure utopique inspirée du projet « Funiflaine » qui pourrait voir le jour dans les années à venir et qui constituera certainement une transformation radicale des modes d’habiter et de l’aménagement de ce territoire. Il s’agit d’une relation câblée entre la vallée et les sommets, conçue comme un fil conducteur reliant différentes strates habitées du territoire, de Cluses aux Grandes Platières à 2500m d’altitude, en passant par Magland, Arâches-la-Frasse, Les Carroz d’Arâches, l’Arbaron et Flaine, et permettant de regarder autrement les différentes situations rencontrées sur ce territoire.
Chaque étape de cette infrastructure imaginaire deviendra le support d’une réflexion architecturale, urbaine ou paysagère et donnera lieu à des projets : gares de départ et d’arrivée, programmes d’accompagnement, logements, espaces publics, équipements ou aménagements paysagers. Une attention particulière sera portée aux projets de transformation et de réhabilitation du bâti existant.
Il ne s’agit pas ici de dessiner un téléphérique mais d’imaginer comment, sous l’impulsion d’une liaison câblée rapide avec la vallée, Flaine, qui est au départ une station conçue autour du ski et du tourisme saisonnier pourrait se transformer en un véritable village d’altitude ?
Un village capable d’accueillir davantage de personnes à l’année, avec des logements, des équipements, des activités, des espaces publics et une véritable centralité.
Avant de parler de transformation, il faut comprendre ce qu’est Flaine. Flaine n’est pas une station de ski comme les autres.
Elle est née dans les années 1960 d’une volonté très particulière : construire une station nouvelle, pensée simultanément comme un projet urbain, architectural, paysager, artistique et touristique.Le projet est porté notamment par Éric Boissonnas, avec l’architecte Marcel Breuer.
L’ambition était de construire une station moderne, en altitude, mais en conservant au maximum la qualité du site naturel. Cela a produit une organisation assez radicale, qui peut être considérée comme la construction d’un véritable système :
la voiture est tenue à distance du cœur de la station et les bâtiments sont implantés dans le relief. Ce sont les circulations piétonnes qui structurent la station et les logements et équipements sont regroupés dans de hautes constructions en béton préfabriqué. L’architecture et le paysage ont été conçus ensemble en intégrant dès l’origine des œuvres d’art. Flaine est une sorte de projet manifeste d’une certaine modernité.Ce qui nous intéresse aujourd’hui, environ soixante ans plus tard, c’est la manière dont cet ensemble architectural, urbain et paysager peut évoluer et s’adapter aux enjeux contemporains.
Flaine a été conçue pour répondre à un modèle économique et touristique précis :
une station de ski, avec des logements touristiques, des commerces, des remontées mécaniques, des espaces publics, des infrastructures techniques…Le contexte change aujourd’hui et va continuer d’évoluer, avec le changement climatique, les transformations du fond de vallée qui subit pollution et canicules, mais aussi des pratiques qui changent et changeront encore plus avec l’arrivée du Funiflaine et une liaison simplifiée entre vallée et villages d’altitude.
La question de l’habitat à l’année se posera alors, avec celle de l’énergie, de l’eau, des ressources matérielles.La ressource est ici le patrimoine de Flaine qui est désormais devenu un patrimoine reconnu. Nous sommes donc face à une situation assez paradoxale :
Comment transformer un projet conçu comme une utopie moderne sans détruire ce qui faisait précisément son intérêt ?Nous nous appuierons pour cela sur les ressources existantes au sens large, ressources spatiales, matérielles, paysagères, énergétiques et patrimoniales déjà présentes sur le territoire.
L’attention au patrimoine bâti, notamment celui de Marcel Breuer, mais aussi la mobilisation de savoir-faire et ressources locales seront au centre des réflexions.Mode d'évaluation•L’atelier est prévu pour accueillir 30 à 35 étudiants. Il est demandé une forte motivation, un investissement assidu ainsi qu’une prédisposition au travail en équipe, (coordination collective et élaboration de projets en binôme, trinôme). Une appétence pour les problématiques liées à l’intervention dans l’Existant ainsi qu’une aisance dans la production de maquettes est impérative. •Participation à l’atelier Hors Les Murs sur place obligatoire (prise en charge des frais d’hébergement, et de transport prévue par l’Ecole et la ville de Cluses) – du jeudi 15 au dimanche 18 OCTOBRE 2026. •Présentation hebdomadaire obligatoire à l’ensemble du studio, avec utilisation systématique de maquettes physiques, dessin géométral comme outils d’explorations. •Jurys intermédiaires en présence d’intervenants extérieurs (discussion collective en atelier). •Jury final à l’ENSAPLV en présence des élus et intervenants extérieurs
Langues :
•L’atelier se déroule en français, possibilité d’échanger, discussion en anglais. •Une pratique intermédiaire de la langue française est nécessaire afin d’échanger avec les élus, habitants, partenaires,..Travaux requis•L’atelier est prévu pour accueillir 30 à 35 étudiants. Il est demandé une forte motivation, un investissement assidu ainsi qu’une prédisposition au travail en équipe, (coordination collective et élaboration de projets en binôme, trinôme). Une appétence pour les problématiques liées à l’intervention dans l’Existant ainsi qu’une aisance dans la production de maquettes est impérative. •Participation à l’atelier Hors Les Murs sur place obligatoire (prise en charge des frais d’hébergement, et de transport prévue par l’Ecole et la ville de Cluses) – du jeudi 15 au dimanche 18 OCTOBRE 2026. •Présentation hebdomadaire obligatoire à l’ensemble du studio, avec utilisation systématique de maquettes physiques, dessin géométral comme outils d’explorations. •Jurys intermédiaires en présence d’intervenants extérieurs (discussion collective en atelier). •Jury final à l’ENSAPLV en présence des élus et intervenants extérieurs
D - MTP-P707 Paysage/S architecture et aléas naturels : territoires du littoralMTP
ResponsableObjectifs pédagogiquesSelon le 6e rapport du GIEC publié en février 2022 la hausse du niveau des mers pourrait atteindre 60 cm à 1,10 mètre d’ici 2100. Cette élévation du niveau des mers augmente la fréquence et l’impact des tempêtes et des submersions marines.
Or aujourd’hui, 60% de la population mondiale vit à moins de 60km du rivage. En France métropolitaine qui compte 5 500 km de côte, 1 français sur 8 habite dans une commune littorale soit presque 8 millions d’habitants. Ce chiffre devrait augmenter, selon l’INSEE, de 50% d’ici 2040.
Cette urbanisation croissante renforce l’artificialisation des rivages qui perdent de plus en plus leur rôle de tampon entre terre et mer.Cette contradiction entre attraction du littoral et augmentation des risques se retrouve partout dans le monde ce qui amène de nombreux architectes à réfléchir à des mesures d’adaptation en repensant l’habitabilité ou le mode d’habiter des territoires littoraux.
Nous savons que l’adaptation se met en place de manière plus efficace lorsque le processus de projet inclut les communautés concernées et prend en compte leurs valeurs socioculturelles. Ainsi la question de l’adaptation à l’élévation du niveau de la mer ne se limite pas à des mesures techniques telles que la protection du littoral (digues …), la relocalisation d’enjeux, ou la construction de maisons sur pilotis. Mais elle nous invite à RÉFLÉCHIR AUX LITTORAUX QUE NOUS SOUHAITONS POUR DEMAIN.
Durant ce semestre, nous travaillerons sur un territoire donné, en échange avec des acteurs locaux. L’objectif sera d’élaborer des proposition de projet qui devront permettre à ce territoire d’évoluer dans une posture d’adaptation aux aléas naturels et vers des modes de vie durables.
C’est un travail prospectif que nous menons mais nous le faisons avec des partenaires locaux avec qui nous dialoguons durant tout le semestre. Nous sommes donc dans le cadre d’une ‘commande’, ce qui va vous permettre de comprendre comment l’architecte doit prendre en considération des demandes et problématiques de court terme mais aussi s’en extraire afin de voir plus loin, de décaler le regard pour dépasser la réponse au cas par cas et arriver à des propositions de projet qui aient une dimension générique.
Ce travail s’articule donc bien sûr au croisement d’approches multiples que sont : la question de l’identité d’un territoire et des personnes, les politiques de préservation de l’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique, les problématiques de patrimoine et de conservation mais aussi l’approche technique, géographique, économique et juridique. Les croisements avec vos sujets de séminaires sont plus que bienvenus pour alimenter cette réflexion.
Mode d'évaluationLe semestre est marqué par un rendu intermédiaire début décembre auquel sont invités nos partenaires afin d’apporter leur regard et un savoir spécifique sur les sujets abordés dans vos projets. Quand cela est possible nous invitons également à ces rendus des enseignants de séminaire disponibles afin de croiser nos approches.
Un voyage sur le site est organisé le 16 et 17 octobre afin d’arpenter ce territoire pour en avoir une reconnaissance sensible, de collecter des données et de rencontrer nos partenaires et des acteurs locaux.
Le travail commence par l’élaboration de stratégies d’intervention par l’ensemble du groupe (travail collectif). Ce travail collectif fait émerger plusieurs stratégies de projets.
Chaque stratégie de projet est prise en charge par un binôme de 2 étudiants. Chaque binôme développe sa stratégie à travers la conception de deux projets personnels à l’échelle de l’édifice utilisés comme cas d’étude. Dans le dernier temps du semestre, ces cas d’étude à l’échelle de l’édifice sont remis en perspective à l’échelle élargie du grand paysage. Un travail fin est mené sur l’articulation de ces différentes échelles et la narration globale du projet final.
Le rendu de fin de semestre présente les travaux réalisés en terme de stratégie et le cas d’étude développé.
L’évaluation comprend une note du rendu final et une note de participation et implication durant le semestre (travail continu).Travaux requisL’équipe enseignante est pluridisciplinaire, architecte / paysagiste.
L’équipe est constituée des enseignants suivants :
Séverine Roussel, architecte MFC TPCAU
Solène Leray, paysagiste spécialisée sur la question de l’eau, doctorante LAVUE – ENSAPLVLes séances sont hebdomadaires (le vendredi) et l’atelier est organisé sous forme de séances d’échanges/débats entre les étudiants eux-mêmes et les enseignants à partir de vos avancements de projet. Nous tenons beaucoup à ce que les séances hebdomadaires soient un moment d’émulation, d’échanges et de débats plutôt qu’un temps de ‘correction’. Des temps spécifiques de type Cours sont prévus et émaillent le semestre pour permettre l’approfondissement de certains sujets.
L’atelier est aussi pensé comme une initiation aux rendus de concours d’architecture. C’est pourquoi l’accent est mis sur la cohérence entre pensée du projet et expression de celui-ci pour aboutir à un projet faisant preuve d’une réelle capacité de proposition argumentée. L’idée étant d’arriver à une expression convaincante du projet pour un public extérieur.D - MTP-P713 Apprendre de la ville des petits riens. Ressources urbaines en projetMTP
ResponsableObjectifs pédagogiquesCe cours de projet propose :
– d’engager une réflexion architecturale et urbaine qui considère les déchets produits en ville comme des ressources de et pour la ville
– de valoriser les actions de la micro-échelle, lesdits « petits riens », comme des lieux d’émergences de la production de la ville
– de construire des situations de projet en s’appuyant sur ce qui est souvent ‘invisible’ dans les plans urbains en engageant une démarche de projet fondée sur un important travail de terrain
– par le projet, de mettre à l’épreuve des scénarios qui, partant du déchet, esquissent des processus ascendants de fabrication de la ville.Mode d'évaluationChaque étudiant.e devra développer une démarche où une importance est donnée à :
– l’autonomie (capacité à énoncer et prendre en charge un enjeu urbain)
– la rigueur (capacité à structurer une démarche de projet)
– au partage (capacité à rendre lisible et à transmettre un projet).Si l’évaluation porte principalement sur le contrôle continu, elle inclut aussi les productions attendues à chaque étape : le projet comme démarche (75% en contrôle continu) et le projet comme réponse (25 % pour les rendus d’étapes et final).
Ce suivi exige une présence obligatoire et une production régulière lors des séances hebdomadaires de sorte à permettre un accompagnement personnalisé de la progression de chaque projet et d’en assurer la qualité à chacune des étapes.
Travaux requisLa démarche de l’atelier se construit sur trois étapes pour produire des pièces attendues :
1) UN GISEMENT DE MATÉRIAUX ET SON ÉCOSYSTÈME : FILIÈRE ET TERRITOIRE. La première étape se construit sur un travail de terrain visant à cerner les filières de réemploi en partant de matériaux : bois, pierre, textile, métal, plastique, brique, béton, … Comment ces filières de réemploi s’installent en ville ? Dans le chemin du gisement au réemploi, les matériaux passent par la récupération, au tri et au stockage, à la transformation (réparation, reconditionnement, recyclage), vers la logistique de la redistribution, … Ce processus de réemploi agit, active, occupe et transforme la ville et l’architecture. Cette étape vise à faire émerger les étapes et les lieux du réemploi (relevés habités, entretiens, cartes de terrain, photos, …)
2) UNE CARTOGRAPHIE URBAINE DE L’ÉCOSYSTÈME DU RÉEMPLOI CONFRONTÉE AUX DOCUMENTS OFFICIELS. Partant des enquêtes de terrain sur les filières et les lieux du réemploi, la deuxième étape vise à entreprendre une cartographie critique. Celle-ci doit croiser ce qui se dessine sur le territoire par les actions des filières de réemploi aux plans et projets officiels. Cette cartographie vise à saisir la ville qui se dessine …
3) LE MÉTABOLISME URBAIN DU RÉEMPLOI EN PROJET. Une montée en généralité sera nécessaire pour énoncer un ‘projet urbain’. Si à chaque étape, une hypothèse de projet est esquissée, la troisième étape propose de construire des scénarii à différentes échelles énonçant les conditions possibles d’évolution. A contrario de projets finis et figés, elle vise des préfigurations comme outils d’identification de processus possible d’évolution.
BibliographieQuelques références :
Pôle de ressources francilien pour le bâtiment et l’aménagement durables
– Ekopolis: https://www.ekopolis.fr/ressources-ekopolisRessourceries :
– Paris: https://www.paris.fr/pages/ressourceries-recycleries-les-lieux-du-reemploi-a-paris-6016 - Ressourcerie du spectacle : https://www.ressourcerieduspectacle.fr/Collectifs et associations actifs dans le réemploi :
Zern : https://zerm.org/
Parpaing https://leparpaing.fr/
Bellastock : https://www.bellastock.com/a-propos/Ateliers et collectifs oeuvrant au processus de transformation de matériaux de seconde main :
– Micro-ressources : https://www.micro-ressources.fr/
– Refair : https://refair-bm.fr/ - Fashion Green Hub : https://www.fashiongreenhub.org/Le volet juridique du réemploi :
https://skovavocats.fr/newsletter-economie-circulaire/E - HMU-P703 Transformations urbainesHMU
ResponsableCoresponsableObjectifs pédagogiquesCities are where Europe’s transport network comes together /
C’est au cœur du réseau de transport européen, que se trouvent les villes (citation Eurocities)L’atelier de projet s’inscrit dans le cadre du développement des échanges franco-allemands au sein de l’ENSAPLV.
L’objectif pédagogique est de développer les connaissances et les compétences nécessaires pour intervenir dans des sites diffus, où des tissus urbains, des polarités et des infrastructures se sont entremêlés au fil du temps avec des espaces ouverts de différentes natures. Il s’agit d’analyser et de comprendre ces sites, de concevoir un plan guide et de développer un projet urbain cohérent. Nous souhaitons développer un regard et une compréhension du processus de la fabrication de la ville dans le temps. L’atelier porte un regard sur la culture urbaine et architecturale allemande (Baukultur) et française.
L’atelier associe des travaux collectifs et individuels afin de permettre aux étudiants de développer leur autonomie et leur aptitude au travail collaboratif.
L’atelier s’appuie sur une bonne connaissance des thèmes fondamentaux de l’enseignement du projet en licence, notamment dans le cours d’initiation au projet urbain de la licence 3.Mode d'évaluationÉvaluation sur la base du contrôle continu et du rendu final.
Contrôle continu : évaluation sur la base des rendus intermédiaires « Diagnostic et plan guide » et « Projet urbain » ; ces rendus représentent 30 % de la note finale.
Rendu final : présentation orale et rendu final du projet territorial et urbain, ainsi que du projet test. Le rendu final compte pour 70 % de la note finale, avec une note minimale de 9 pour ce rendu.Travaux requisLe travail en atelier aborde les différentes échelles du projet urbain : plan guide, ville, quartier, îlot, bâti… Ces échelles sont explorées à l’aide d’une large palette d’outils de conception et de représentation : schémas, plans, coupes, diagrammes, maquettes et perspectives. L’atelier souhaite explorer la représentation des enjeux et démarches environnementaux, telles que l’eau, la chaleur, l’énergie.
BibliographieUne collection de textes et de documents sera créée sur un espace de stockage numérique en ligne. Les modalités d’accès y seront indiquées lors de la première séance.
E - HMU-P711 L’architecture du logement, perspectives résidentiellesHMU
ResponsableCoresponsableObjectifs pédagogiquesL’architecture du logement collectif, perspectives résidentielles
Ce groupe de projet se propose d’interroger les paradigmes nouveaux qui s’esquissent autour des défis actuels du logement en France à partir d’expérimentations de projet qui, sans méconnaitre les conditions d’une production globalement appauvrie et stéréotypée, en proposent une critique à même d’explorer de nouvelles voies et de formuler des hypothèses en phase avec les aspirations de la société et en prise avec les défis urbains, environnementaux et sociaux contemporains.
Fondé sur une conscience de la dimension anthropologique de l’espace habité et des grands paradigmes modernes de l’Habitat confrontées aux logiques du tissu urbain, cette approche critique et exploratoire inscrira le projet architectural sur le logement et l’immeuble dans les enjeux résidentiels et les problématiques de développement de la ville contemporaine à l’intérieur de 3 grands attendus :
-Le rapport entre type, usages et programme
-Le rapport entre « logique de l’immeuble » et logique du tissu urbain
-Le rapport entre typologie constructive et typologie distributiveMode d'évaluationLLa journée d’enseignement est rythmée en 2 grands temps, temps « théorique » le matin (cours, exposés, débats, « grande corrections ») et corrections individuelles l’après-midi.
Les corrections de projets sont collectives, elles constituent un enseignement, il s’adresse à tous, la présence des étudiants y est obligatoire tout au long de la journée.
Chaque séquence fait l’objet d’une évaluation et d’une note.
Le travail est indviduel et en binomesCritères d’évaluation : 1-Suivi de l’enseignement, 2- Compréhension des questions architecturales en jeu, 3- Représentation architecturale, 4- Qualité, pertinence, cohérence de développement du projet.
Travaux requisLe sujet concerne l’immeuble collectif.
Il se structure autour de l’étude d’un corpus relevant de l’histoire du logement moderne et de ses thématiques sous-jacentes d’une part, de l’exploration des questions typologiques nouvelles qui se posent à l’architecture du logement en termes de programme, d’usages et de construction d’autre part.
Il donne lieu à une approche cumulative de plusieurs séquences conjuguant travaux d’analyse, exercices courts théoriques et exercice long situé de projet.SÉQUENCE 1 – Exercice préliminaire 1 – L’espace domestique : « le logement théorique »
Analyse critique et comparée d’exemples explorant les problématiques architecturales et programmatiques du logement moderne et contemporain à partir desquelles est proposé par l’étudiant un logement théorique proposant une idée « idéale » du logement en tant que programme et en tant que système spatial, puis un principe d’assemblage horizontal et vertical de plusieurs logements, point de départ du travail sur l’immeuble collectif.SÉQUENCE 2 (en binome)- le tissu urbain
Exercice théorique d’investigation de typologies résidentielles caractéristiques d’une situation métropolitaine contemporaine. Cette situation sera susceptible d’être « générique » du tissu urbain de l’aire d’étude dont elle proposera dans un premier temps un développement systématique suivi d’une contextualisation dans le site d’étude.. Elle interrogera la nature concrète des espaces résidentiels, de leur distribution et de leurs typologies en intégrant les formes et les conditions de la densité et de la mixité.SÉQUENCE 3 (individuel) – projet situé – l’Immeuble
Projet d’un ensemble résidentiel situé sur une grande parcelle développant les hypothèses des séquences précédentes sur un site réel caractéristique de cette condition métropolitaine. Ce travail articulera précisément l’échelle du logement, du groupement de logements et de la distribution qui lui est liée, de la parcelle et de ses espaces collectifs, de la construction à partir de l’étude détaillée au 1/20 d’une partie d’édifice significative.Les travaux des étudiants seront finalisés aux échelles conventionnelles d’un avant-projet d´architecture (1/500 pour l’échelle du tissu urbain et 1/200 et 1/100, détails au 1 /50 et 1/20 représentations 3D et maquettes, etc.).
L’approche constructive sera nourrie par des exposés sur un corpus d’œuvres mettant en jeu différentes typologies structurelles et sera renforcée avec l’intervention d’un enseignant du champ STA.CET ENSEIGNEMENT S’ADRESSE A DES ETUDIANTS DEJA EXPERIMENTES DANS LA CONCEPTION DU LOGEMENT COLLECTIF
Le travail est individuel
Langue d’enseignement : FrançaisGroupe
MIPA700 Projet d'architecture - Parcours international