Projet d'architecture

Année 5 - Semestre 9UEM97 Projet / Connaissances
E.C.T.S.
14
Heures CM
0
Heures TD
112
Coefficient
0.78
Code
MP900
Caractère
Obligatoire
Groupes
  • A - HMU-P901 Projet urbain participatif et conception architecturaleHMU
    Responsable
    Objectifs pédagogiques

    Des situations d’hébergement aux situations de projet : co-concevoir les nouvelles hospitalités

    Les étudiants, initiés aux fondamentaux du projet urbain et à la relation entre usages et conception, trouvent dans cette unité un approfondissement d’outils théoriques et méthodologiques du projet architectural et urbain conçu en coopération avec des acteurs du terrain, approfondissement appliqué ici aux situations de vulnérabilité de l’habitat, dans la métropole du Grand Paris. Ils seront invités à travailler sur des situations réelles d’hébergement et d’accueil d’urgence, grâce à l’association Quatorze et à son partenariat avec Médecins du Monde.

    Comment les politiques de l’hébergement d’urgence et du logement, dictées à l’échelle métropolitaine ou nationale, sont-elles rebattues à l’échelle micro (un centre d’accueil, un gymnase, un bâtiment, un quartier)? Comment concevoir, avec et pour les plus précaires, des espaces qui répondent autant à l’urgence qu’à la dignité de l’habiter? Comment répondre, en tant qu’architecte, aux défis environnementaux, démocratiques et sociétaux contemporains que ces situations urbaines précaires nous posent? Plus généralement et au-delà des situations spécifiques, il s’agira de comprendre le projet architectural et urbain comme un moyen d’agir sur les imaginaires pour un monde plus habitable, de bâtir collectivement de nouveaux paradigmes afin d’ouvrir la voie vers plus de justice sociale et spatiale.

    L’enseignement vise à mettre en relation le groupe d’étudiants avec les protagonistes concernés par ces situations d’hébergement (habitant.e.s, personnels associatifs et médico-sociaux, services techniques, élus, voisins…). On s’intéressera autant au champ du projet architectural (mécanique et méthodes, faisabilité, économie, écosystème et matériaux, anticipation du changement climatique), qu’à son « contrechamp », entendu comme les controverses et les jeux d’acteurs accompagnant ces situations. Une attention particulière sera également portée à l’impact écologique de la situation actuelle et de chacune des propositions formulées par les étudiants. Les étudiants analyseront les espaces du quotidien de celles et ceux qui y vivent et y travaillent, en questionnant notamment l’habitabilité des lieux mis à disposition, qui sont bien souvent des gymnases ou d’anciens locaux de bureaux.

    Il s’agira d’apprendre in situ, en approfondissant en cours les apports méthodologiques utiles à la conception en coopération. Cela supposera d’adopter une posture de facilitateurs plutôt que d’auteurs, en construisant des propositions concrètes et cohérentes, issues d’ateliers participatifs. La méthode proposée vise à approfondir les liens entre 1/diagnostiquer, 2/programmer et 3/concevoir, avec l’objectif d’expliciter son cheminement de raisonnement, de soumettre ses propositions à la critique et au débat et de faire de ce débat un moteur de projet. Pour cela, le projet croisera de multiples échelles : le territoire, le quartier, le foncier, les bâtiments et les usages.

    Mode d'évaluation

    Contrôle continu 60%, rendu final 40%.
    30% d’auto-évaluation.

    Sont évalués : la prise de responsabilité pour la démarche conduite, incluant le contact maintenu tout au long du semestre avec les acteurs de terrain ; la pertinence, rigueur et approfondissement des choix théoriques et méthodologiques ; l’adéquation à la situation de projet, habitabilité, constructibilité et durabilité des dispositifs spatiaux proposés ; la clarté des présentations et la capacité graphique de représentation (à destination de non architectes), l’écoute et le savoir-être lors des échanges et la capacité d’intégration des retours critiques.

    Travaux requis

    Le travail se fera en petits groupes ; non pas dans une logique de compétition, mais sur des situations différentes, afin d’apprendre mutuellement les uns des autres. Les séances de projet donneront lieu régulièrement à des revues collectives, et une auto-évaluation partielle sera menée en fin de semestre. Une grande cohérence programmatique et stratégique des propositions sera attendue;  les démarches entreprises par les étudiants (observations, relevés, diagnostics, organisation d’ateliers, étapes de programmation et de conception) doivent avoir du sens pour les interlocuteurs rencontrés. Une restitution leur est d’ailleurs obligatoire.

    Un pré-rendu est prévu à mi-décembre, marquant la fin du second temps de conception avant la pause hivernale. Le travail reprend en janvier pour la mise au point des propositions, jusqu’à un jury final ouvert aux acteurs de terrain, fin janvier, qui pourra donner lieu à une exposition ou une publication.

    Le travail du semestre consiste in fine à construire une synthèse technique et spatiale entre différentes échelles et temporalités (celle du projet, celle du site, celle de l’enseignement). Il permettra d’apprendre à définir des alliances opérationnelles (entretiens, réunions, ateliers…), à élaborer des scénarios phasés et combinés entre sous-groupes, pour produire des propositions concrètes et discutables avec les interlocuteurs du terrain, souvent non architectes. L’objectif est d’imaginer, de représenter et de mettre en débat les conditions d’une habitabilité réaliste et partagée pour les situations étudiées, porteuse d’espoir et de résilience.

    Les étudiants ont dans ce contexte la possibilité d’approfondir des préoccupations présentes par exemple dans leur mémoire master. Des échanges avec des intervenants extérieurs permettront d’approfondir des questions soulevées par la classe. Des cours approfondiront les questions de méthodes et d’outils qui se posent aux architectes souhaitant travailler en coopération avec des membres de la société civile.

    Bibliographie

    Une bibliographie complète sera proposée aux étudiants du groupe. Elle sera nourrie au fur et à mesure du semestre en fonction des retours de la classe quant aux liens possibles avec leur travail de mémoire, et les apports du séminaire.

  • A - HMU-P902 Par-delà la Modernité. Détours dans le Petit Paris et à Phnom PenhHMU
    Objectifs pédagogiques

    PAR-DELÀ LA MODERNITÉ (PDLM) – DÉTOURS dans le Petit Paris et à Phnom Penh

     « En allant ‘Par-delà la Modernité’, nous proposons de nous questionner collectivement sur les raisons, les soutiens et les effets de la Modernité dans sa phase contemporaine qui est celle de la démesure et de l’aliénation … celle de la métropolisation. Ce temps de la métropolisation, dont nous nous emploierons à donner une définition précise, nous le ressentons comme une vaste mer d’intranquillité sur laquelle il est souvent bien difficile de se repérer et de naviguer pour la dépasser. Une façon d’y parvenir est de toujours essayer d’ «identifier l’effet de sa propre activité dans son mouvement», comme nous le rappelle François Billeter, échapper a tout déterminisme et fatalisme, pour produire des résistances au mouvement des choses et accoster sur d’autres rives. Nous souhaitons donc, non pas aller géographiquement ou historiquement au-delà de la Modernité, mais bien par-delà la Modernité, en transgresser l’obstacle pour aborder sur d’autres territoires».

    O. Boucheron, avril 2019

     « La force de l’anthropologie, c’est d’aller sur le terrain, et aller sur le terrain, c’est aller voir mais aller voir, ce n’est pas seulement aller voir ce que l’on voulait voir, c’est surtout découvrir ce qu’il y a à côté. »

    Philippe Panerai

    Ce cours de projet approfondi est associé à deux terrains : l’un dans le « petit Paris », l’autre dans la ville de Phnom Penh au Cambodge. Pour Paris nous organiserons marches et visites à plusieurs moments du semestre, pour Phnom Penh, l’atelier international se déroulera en février 2027.
    Ce cours de projet précède et anticipe l’encadrement de diplômes de l’unité PFE02, « PDLM – Retour de terrain ». Cette association sur deux semestres permet de confronter les étudiants à une situation urbaine unique en mettant en place un véritable travail de terrain, au sens ethnographique du terme. Chaque étudiant doit choisir un seul des deux terrains proposés en s’inscrivant dans ces cours.

    Sur le terrain et pendant les ateliers, les étudiants auront l’occasion de développer des facultés d’observation, de description et de compréhension afin de produire une vraie connaissance des lieux et des communautés. A partir de ce travail sur les dispositifs architecturaux, les systèmes urbains et l’espace social de ces deux villes, ils prendront position et élaboreront des propositions et des projets à différentes échelles (celle du domestique, du voisinage, du quartier en articulation avec le reste de la ville) et de différentes natures (habitat é, bâtiments, reprise de bâtiments anciens, paysages …).

    Si nous « déplaçons » beaucoup les étudiants tout au long de l’année, et qu’ils « sortent » de l’architecture, ils en sortent par l’architecture et donc pour mieux y revenir. Cette architecture que nous défendons …

    … est celle des modernes vraiment critiques contre toutes les abstractions
    … est (bio)climatique comme chez « les » Wright, Frank-Lloyd et David
    … se retrouve dans les pages de Shelter
    … a la qualité humaine de la tasse de thé de Pier Paolo Pasolini
    … est celle de Van de Velde et Horta contre celle de Gropius
    … est située et négociée comme chez André Ravéreau
    … est celle célébrée dans ‘Housing by people’ de Jonh F.C. Turner
    … c’est l’’habiter’ d’Ivan Illich contre le logement moderne
    … peut être tropicale comme sont architecturés les jardins de Geoffrey Bawa
    … est faite de matériaux de toujours et de techniques paléo-industrielles

    –

    Enseignants ENSAPLV : Olivier Boucheron (architecte atelier nelobo/LAVUE-LAA), Louise Lepage (architecte APUR), Diane Aymard (architecte et historienne de l’architecture, AHTTEP)

    Ainsi que Mina Saïdi-Sharouz (architecte-anthropologue-réalisatrice LAVUE-LAA), Christiane Blancot (architecte-urbaniste) et Etienne Recht (DAL)

    LANGUE D’ENSEIGNEMENT : français

    LANGUE(S) DE COMMUNICATION : anglais, espagnol

    Mode d'évaluation

    En quatre temps, travail d’approche de la ville, sorte de premier ‘terrain à distance’, tout au long du semestre pour Phnom Penh et travail d’approche et sur les premiers matériaux récoltés sur le terrain pour « Petit Paris »

    1.Recherches bibliographiques, revues de presse et recherches thématiques sur la ville
    2.Cartographie historique sur QGis (Système d’Information Géographique Libre et Open Source) et analyse typo-morphologique
    3.Analyses architecturales (architectures asiatiques « savantes » et populaires) à partir d’un travail de maquette (groupe Phnom Penh) et relevés habités avec le DAL (groupe Petit Paris)
    4.Projet architectural « à distance » (groupe Phnom Penh) et « à chaud » (groupe Petit Paris)

    Travaux requis

    Le nombre de places dans cet enseignement étant limité (environ 10 à 12 places pour chaque terrain), nous souhaiterions que chaque étudiant intéressé par ce cours nous envoie une courte lettre de motivation, explicitant notamment son parcours et les thèmes qu’il souhaiterait aborder pour son futur mémoire de master.

    Les candidature doivent être transmises à olivier.boucheron@paris-lavillette.archi.fr et louise.lepage.glise@gmail.com lors de la semaine des choix de la rentrée.

    Pour Phnom Penh, les étudiants participants bénéficient du financement de leur voyage par l’ENSAPLV.

    Bibliographie

    Phnom Penh:

    Publications et archives de l’APUR:

    – https://www.apur.org/fr/amenagement-urbain/planification/phnom-penh-centre
    – https://archivesphotos.apur.org/

    –

    Petit Paris :

    https://www.droitaulogement.org/
    https://www.droitaulogement.org/la-charte-du-dal/
    https://www.droitaulogement.org/le-manifeste-dal-hlm/

  • A - HMU-P903 Territoires métropolitains en mutation. Le projet urbain face aux défis climatiquesHMU
    Coresponsable
    Objectifs pédagogiques

    Territoires métropolitains en mutation – Le projet urbain face aux défis climatiques

    Le défi climatique dont l’urgence est désormais manifeste nous conduit à (ré)examiner nos certitudes.
    Alors que les secteurs du bâtiment et des transports sont reconnus comme principaux émetteurs de gaz à effet de serre dans les territoires urbanisés, des métropoles aux petites communes, l’acte de bâtir et d’aménager est réinterrogé entre nécessité et impact. La mise en récit du projet architectural est partagée entre l’injonction sociale et économique d’affirmer l’équipement des territoires et le logement de ses habitants, et l’injonction écologique de construire différemment, voire de ne plus construire, pour limiter l’émission de gaz à effet de serre, freiner l’utilisation des ressources et s’adapter aux risques.

    Cette problématique structurante nous invite à questionner l’objet architectural et urbain, tant dans ses finalités formelles que dans ses processus de conception, de fabrication et de mise en œuvre mais aussi à interroger la place et le rôle de l’architecte, demain. Les contextes professionnels et sociétaux en sont d’ores et déjà largement modifiés, traversés par une complexité grandissante. L’étudiant.e acquerra tout au long du semestre les outils nécessaires pour agir dans cette complexité, en saisir les dynamiques et les interdépendances, identifier les marges de manœuvre et développer sa capacité à transformer par le projet des « situations » données.

    A l’articulation de toutes les échelles manipulées par l’architecte … du territoire à l’espace intime… à la croisée de toutes les questions sociétales que brassent ses projets … l’écologie, le paysage, l’habitat, les mobilités, le gestion hydraulique, l’alimentation, les infrastructures matérielles et immatérielles… Muter ? Résister ? Métamorphoser ? Comment l’architecte participe-t-il à l’élaboration de systèmes adaptatifs propres à son époque, entre innovations et permanences ?

    L’objectif de l’atelier de projet est d’interroger la production architecturale et urbaine (existante et à venir) au regard du fait métropolitain, entendu comme un processus socio-spatial, à la fois pluridisciplinaire et transcalaire. L’observation et l’analyse des processus de métropolisation (Ghorra-Gobin, 2008, Mangin, 2009 ; Deboulet, 2022) offre une clé de lecture de l’organisation contemporaine des territoires géographiques (Di Méo, 2010) dans laquelle l’étudiant.e apprendra à s’engager pleinement afin de transformer par le projet de manière « située ».

    Hier intervenir sur les tissus urbains historiques ou sur la croissance extensive de la périphérie des villes … Deux dimensions fondatrices de la production urbaine et architecturale des dernières décennies, laissent place aujourd’hui à une troisième voie, plus globalisante, interrogeant le territoire, dans sa fragilité, ses ressources, sa résilience et prenant en compte ses limites physiques et matérielles.

    Les questions notamment de la densité et de l’utilisation du sol y deviennent prépondérantes et seront particulièrement étudiées, en particulier dans l’hypothèse qu’elles pourraient constituer des leviers pour renouveler la pensée architecturale et urbaine face à la grave crise du logement qui traverse l’ensemble des territoires métropolitains à travers le monde (Wetzstein, 2017 ; G.Pinson, 2020 ; Tsenkova, 2021). A l’heure de la mise en œuvre au niveau national du « zéro artificialisation nette » (ZAN), qui façonnera dans les années à venir les stratégies territoriales, nous nous immergerons dans l’immense chantier qui s’offre dans ce cadre aux futurs architectes et urbanistes, à la recherche de stratégies transcalaires, interdisciplinaires et multi-temporelles, permettant d’envisager les conditions pour « habiter » durablement un territoire.

    Nous travaillerons à la transformation par le projet d’un territoire dit « suburbain » (Frank, 2012), fruit d’une urbanisation extensive « au coup par coup ». Son parcellaire est complexe, accueillant des programmations diverses, davantage juxtaposées qu’articulées, des formes urbaines hétérogènes, des infrastructures urbaines structurantes mais aussi fragmentantes et un paysage souvent latent, dont les structures sont à révéler. Il s’agit d’observer, d’analyser et de transformer par le projet en renouvellement urbain (par opposition au développement urbain), dans une approche à la fois prospective et opérationnelle.

    Mode d'évaluation

    10% de la note sur la participation active tout au long du semestre, dans le travail individuel, le travail en groupe et la dynamique de l’atelier en général (individuel)
    10% de la note sur la restitution problématisée de l’analyse territoriale et sur la stratégie de renouvellement urbain (groupe)
    20% de la note sur rendu intermédiaire (groupe)
    40% de la note sur rendu final (groupe)
    20% de la note sur le rendu des prescriptions architecturales, urbaines environnementales et paysagères (individuel)

    Travaux requis

    La réflexion s’appuiera sur la production d’un ensemble de « documents maîtres » comme outils essentiels de conception et de transmission de la pensée.

    TEMPS 1 – SITUER
    Panneau de présentation du regard sur le territoire formé pendant l’arpentage (modes d’expression multiples et au choix)
    La coupe territoriale au 1000 et ses annexes référencées – croquis, coupes transversales au 200, extrait de plan etc.)
    Cartographie des enjeux (5000)

    TEMPS 2 -TRANSFORMER
    Schéma stratégique (5000)
    Plan Guide au 2000 et ses croquis perspectifs
    Planche des « types » (formes urbaines)

    TEMPS 3 – COMPOSER
    Plan de RdC au 500
    Maquette volumes au 500
    Coupes perspectives au 200 sur les espaces majeurs et/ou d’articulation du projet
    Planche et livret des prescriptions architecturales, urbaines environnementales et paysagères

    La conception et l’évolution des documents maitres feront l’objet d’un soin particulier tout au long du semestre et seront présentés dans leur ensemble au jury final. Tous documents complémentaires nécessaires à la définition et à la compréhension du projet seront produits au cas par cas et selon les options retenues par le groupe et/ou individuellement.

    Bibliographie

    ARNOLD, F. (1996). Le logement collectif. Paris : Eyrolles.

    ARZOUMANIAN, N., BENGOA, D., HERTZBERGER, H., et DURAND, S. (2024). Habiter l’entre-deux. Marseille : Parenthèses.

    ASCHER, F. (1995). Métapolis ou l’avenir des villes. Paris : Odile Jacob.

    BACHELARD, G., et HIERONIMUS, G. (2020). La poétique de l’espace (Éd. critique). PUF.

    BIHOUIX, P., JEANTET, S., SELVA, C. de, et KLUGSTERTZ, E. (2022). La ville stationnaire : Comment mettre fin à l’étalement urbain ?. Arles : Actes Sud.

    CHALAS, Y. (2000). L’invention de la Ville. Paris : Anthropos.

    CHALAS, Y. (2009). Retour sur « La Ville émergente ». Flux, 75(1), 80‑98.

    CHOAY, F. (2014). L’urbanisme : Utopies et réalités une anthologie (Nouvelle éd. [reprod. en fac-sim.]). Points.
    DEBOULET, A. (2022). Sociétés urbaines : Au risque de la métropole. Malakoff : Armand Colin.

    DI MEO, G. (2010). La métropolisation. Une clé de lecture de l’organisation contemporaine des espaces géographiques. L’Information géographique, 74(3), 23‑38.

    FIJALKOW, Y. (2011). Sociologie du logement. Paris : La Découverte.

    FRANK, F. (2012). Suburbanité : Des théories urbaines au logement collectif contemporain. Presses polytechniques et universitaires romandes.

    GHORRA-GOBIN, C. (2008). La question métropolitaine dans une perspective de développement durable. Les rencontres de Bellepierre.

    LEFEBVRE, H. (1968). Le Droit à la ville. Paris : Anthropos.

    LEFEBVRE, H. (1974). La production de l’espace. Paris : Anthropos.

    LUCAN, J. (2009). Composition, non-composition : Architecture et théories, XIXe-XXe siècles. Lausanne : Presses polytechniques et universitaires romandes.

    LUCAN, J. (2012). Où va la ville aujourd’hui? Formes urbaines et mixités. Éd. de la Villette.

    LUCAN, J. (2021). Habiter : Ville et architecture. Lausanne : Presses polytechniques et universitaires romandes.

    MAGNAGHI, A. (2014). La biorégion urbaine (Eterotopia).

    MARCHAND, B., et BEAUDOIN, L. (2021). Contextes : Le logement contemporain en situation. Lausanne : Presses polytechniques et universitaires romandes.

    MARCHAND, B. (2022). Not at Home. Lausanne : Presses polytechniques et universitaires romandes.

    MAROT, S. (2011). Sub-urbanisme / Sur-urbanisme : De Central Park à La Villette. Marnes, documents d’architecture.

    MANGIN, D. (2004). Laville franchisée : Formes et structures de la ville contemporaine. Ed. de la Villette.

    MANGIN, D. (2009). Les métropoles européennes de l’après-crise. Futuribles, 354, 33‑38.

    MANGIN, D., BOUDJENANE, S., FERRAND, R., PETIT KETOFF, M., TRINH, É., et YOUNES, H. (2023). Rez-de-ville : La dimension cachée du projet urbain. Éditions de la Villette.

    MOLEY, C. L’Immeuble en formation, genèse de l’habitat collectif et avatars intermédiaires, Liège, Mardaga, 1991.

    MOLEY, C. Les abords du chez Soi. En quête d’espaces intermédiaires, Paris, Éditions de la Villette, 2006.

    PANERAI, P., CASTEX, J., et DEPAULE, J.-C. (1997). Formes urbaines : De l’îlot à la barre. Marseille : Parenthèses.

    PANERAI, P., DEMORGON, M., et DEPAULE, J.-C. (1999). Analyse urbaine. Marseille : Parenthèses.

    PINSON, G. (2020). La ville néolibérale. Paris : Presses Universitaires de France.

    ROSSI, A., et BRUN, F. (2016). L’architecture de la ville. Infolio.

    TSENKOVA, S. (2021). Cities and Affordable Housing : Planning, Design and Policy Nexus (1re éd.). Routledge.

    VIARD, J. (1994). La société d’archipel, ou les territoires du village global. La Tour d’Aigues: Éditions de L’Aube.

    VIGANO, P. (2016). Les territoires de l’urbanisme, le projet comme producteur de connaissance. Genève : MétisPresses.

    WETZSTEIN, S. (2017). The global urban housing affordability crisis. Urban Studies, 54(14), 3159‑3177

  • A - IEHM-P702 Ressources ruralesIEHM
    Responsable
    Coresponsable
    Objectifs pédagogiques

    RESSOURCES RURALES
    Un atelier Hors-les-Murs à FLAINE 74

    Cet atelier regroupe deux studios (S7 et S9) d’un même domaine d’étude. Cette démarche permet de mutualiser les moyens et ressources autour d’un atelier Hors-les-Murs et l’apport d’une pluralité de points de vue.

    TRAVAUX PRECEDENTS : https://www.calameo.com/accounts/7775670

    L’atelier de master « ressources » est un partenariat entre l’ENSA Paris-La Villette et une commune, différente chaque année. Le travail porte sur la transformation du patrimoine vacant de la commune étudiée, et la mise en lien de tous les projets pour produire une vision d’aménagement globale. Nous démarrons cette année la sixième édition de ce master.

    Pendant les quatre premières années, nous avons travaillé en Charente-Maritime, dans les communes de Matha, Marans, Pons et Marennes. L’année dernière, nous avons changé de territoire pour venir en Haute-Savoie, en partenariat avec le CAUE 74 et la commune de Cluses.
    Le travail portait sur la transformation du patrimoine industriel vacant du XXe siècle de Cluses : comment transformer ces anciennes usines en lieux de vie, logements, écoles, équipements, ateliers… et comment ces transformations pouvaient participer à la redynamisation et à la requalification du centre-ville. Ce travail s’est achevé en début d’année et sera présenté aux Journées européennes du patrimoine à Cluses ce mois-ci.

    Cette année, nous avons décidé de poursuivre le travail sur ce territoire, mais en déplaçant progressivement notre regard, de la vallée vers les sommets. Nous allons travailler de Magland, en fond de vallée, jusqu’à Flaine, station située à environ 1 600 mètres d’altitude, et même au-delà, jusqu’aux Grandes Platières, à 2 500 mètres d’altitude.
    Nos interlocuteurs et partenaires seront cette année le CAUE de Haute-Savoie, la Communauté de communes Cluses Arve et Montagnes ainsi que le Syndicat intercommunal de Flaine. Il est important de préciser que nous ne répondons pas à une commande, nous avons la totale liberté sur le choix des sites et des projets.

    Le thème proposé cette année, « De la vallée au sommet », consiste à imaginer une infrastructure utopique inspirée du projet « Funiflaine » qui pourrait voir le jour dans les années à venir et qui constituera certainement une transformation radicale des modes d’habiter et de l’aménagement de ce territoire. Il s’agit d’une relation câblée entre la vallée et les sommets, conçue comme un fil conducteur reliant différentes strates habitées du territoire, de Cluses aux Grandes Platières à 2500m d’altitude, en passant par Magland, Arâches-la-Frasse, Les Carroz d’Arâches, l’Arbaron et Flaine, et permettant de regarder autrement les différentes situations rencontrées sur ce territoire.

    Chaque étape de cette infrastructure imaginaire deviendra le support d’une réflexion architecturale, urbaine ou paysagère et donnera lieu à des projets : gares de départ et d’arrivée, programmes d’accompagnement, logements, espaces publics, équipements ou aménagements paysagers. Une attention particulière sera portée aux projets de transformation et de réhabilitation du bâti existant.

    Il ne s’agit pas ici de dessiner un téléphérique mais d’imaginer comment, sous l’impulsion d’une liaison câblée rapide avec la vallée, Flaine, qui est au départ une station conçue autour du ski et du tourisme saisonnier pourrait se transformer en un véritable village d’altitude ?

    Un village capable d’accueillir davantage de personnes à l’année, avec des logements, des équipements, des activités, des espaces publics et une véritable centralité.

    Avant de parler de transformation, il faut comprendre ce qu’est Flaine. Flaine n’est pas une station de ski comme les autres.
    Elle est née dans les années 1960 d’une volonté très particulière : construire une station nouvelle, pensée simultanément comme un projet urbain, architectural, paysager, artistique et touristique.

    Le projet est porté notamment par Éric Boissonnas, avec l’architecte Marcel Breuer.
    L’ambition était de construire une station moderne, en altitude, mais en conservant au maximum la qualité du site naturel. Cela a produit une organisation assez radicale, qui peut être considérée comme la construction d’un véritable système :
    la voiture est tenue à distance du cœur de la station et les bâtiments sont implantés dans le relief. Ce sont les circulations piétonnes qui structurent la station et les logements et équipements sont regroupés dans de hautes constructions en béton préfabriqué. L’architecture et le paysage ont été conçus ensemble en intégrant dès l’origine des œuvres d’art. Flaine est une sorte de projet manifeste d’une certaine modernité.

    Ce qui nous intéresse aujourd’hui, environ soixante ans plus tard, c’est la manière dont cet ensemble architectural, urbain et paysager peut évoluer et s’adapter aux enjeux contemporains.

    Flaine a été conçue pour répondre à un modèle économique et touristique précis :
    une station de ski, avec des logements touristiques, des commerces, des remontées mécaniques, des espaces publics, des infrastructures techniques…

    Le contexte change aujourd’hui et va continuer d’évoluer, avec le changement climatique, les transformations du fond de vallée qui subit pollution et canicules, mais aussi des pratiques qui changent et changeront encore plus avec l’arrivée du Funiflaine et une liaison simplifiée entre vallée et villages d’altitude.
    La question de l’habitat à l’année se posera alors, avec celle de l’énergie, de l’eau, des ressources matérielles.

    La ressource est ici le patrimoine de Flaine qui est désormais devenu un patrimoine reconnu. Nous sommes donc face à une situation assez paradoxale :
    Comment transformer un projet conçu comme une utopie moderne sans détruire ce qui faisait précisément son intérêt ?

    Nous nous appuierons pour cela sur les ressources existantes au sens large, ressources spatiales, matérielles, paysagères, énergétiques et patrimoniales déjà présentes sur le territoire.
    L’attention au patrimoine bâti, notamment celui de Marcel Breuer, mais aussi la mobilisation de savoir-faire et ressources locales seront au centre des réflexions.

    Mode d'évaluation

    3. MODALITES D’EVALUATION
     •L’atelier est prévu pour accueillir 30 à 35 étudiants. Il est demandé une forte motivation, un investissement assidu ainsi qu’une prédisposition au travail en équipe, (coordination collective et élaboration de projets en binôme, trinôme). Une appétence pour les problématiques liées à l’intervention dans l’Existant ainsi qu’une aisance dans la production de maquettes est impérative.  •Participation à l’atelier Hors Les Murs sur place obligatoire (prise en charge des frais d’hébergement, et de transport prévue par l’Ecole et la ville de Cluses) – du jeudi 15 au dimanche 18 OCTOBRE 2026. •Présentation hebdomadaire obligatoire à l’ensemble du studio, avec utilisation systématique de maquettes physiques, dessin géométral comme outils d’explorations. •Jurys intermédiaires en présence d’intervenants extérieurs (discussion collective en atelier). •Jury final à l’ENSAPLV en présence des élus et intervenants extérieurs

    Travaux requis

    Langues :
     •L’atelier se déroule en français, possibilité d’échanger, discussion en anglais. •Une pratique intermédiaire de la langue française est nécessaire afin d’échanger avec les élus, habitants, partenaires,..

  • A - IEHM-P709 Réutiliser les édifices pour requalifier la villeIEHM
    Responsable
    Coresponsable
    Objectifs pédagogiques

    La ville se (re)construit aujourd’hui de plus en plus en cherchant à conserver et réutiliser les édifices existants plutôt qu’à faire table rase, à la fois pour des raisons culturelles de préservation de la mémoire des lieux, d’une part, et pour des raisons environnementales, dans une recherche de frugalité et de développement durable, de l’autre.

    Cela ne signifie aucunement que l’usage des bâtiments existants ne doit pas être renouvelé plus ou moins fondamentalement pour tenir compte des nouveaux enjeux et programmes et l’on est, de ce fait, amené à modifier / compléter les bâtiments par des interventions contemporaines.

    Dans le cadre du grand projet urbain du Nord-Est de Paris qui vise à retisser la connexion entre la Plaine Saint-Denis et Paris et à requalifier profondément les abords du faisceau de voies ferrées de la gare du Nord, l’ancien dépôt SNCF Ordener – Poissonniers constitue à la fois un potentiel architectural majeur et un enjeu central dans la régénération du site et du quartier avec, en particulier, un fort enjeu de végétalisation, essentiel à l’heure du réchauffement climatique accéléré de la ville.

    Nous nous proposons donc de travailler à la réhabilitation / réutilisation de l’ancien dépôt SNCF, sur la base d’un programme dont la mixité des fonctions sera l’un des objectifs majeurs : culture, enseignement, travail, logement… sans oublier le désenclavement du site et la requalification des espaces publics et privés limitrophes.

    Les enjeux de ‘renaturation’ seront également au cœur de la réflexion architecturale et urbaine pour favoriser la biodiversité, réduire l’effet d’îlot de chaleur et améliorer la gestion de la ressource en eau.

    Une analyse préalable, à la fois historique, géographique, urbaine et sociale élargie du site permettra de mieux appréhender le contexte existant afin de poser les bases d’un programme en cohérence avec les objectifs urbains et environnementaux du projet.

    Mode d'évaluation

    Recherches, relevés et diagnostics 20%, esquisse en groupe 20%, projet architectural 60% (il sera tenu compte de la participation active des étudiants, ainsi que de leur capacité à faire évoluer leur projet).

    Bibliographie

    -Paris Atlas – APUR 2024
    -Atlas de la Métropole du Grand Paris – APUR 2026
    -Les cahiers de la réutilisation – 1985
    -Reconversions – Philippe Robert – 1989
    -Le relevé en architecture ou l’éternelle quête du vrai – Cité de l’architecture – Lieux Dits – 2007
    -Comment ça tient ? – Mario Salvadori – Parenthèses – 2005
    -Architectures industrielles : Paris et environs : 100 bâtiments … – Marie-Françoise Laborde – Parigramme

  • B - AS-P701 Equipements culturelsAS
    Responsable
    Coresponsable
  • B - AS-P708 Persona grata, Structures mobiles urbaines d’interférence Conception / fabricationAS
    Responsable
    Coresponsable
  • B - AS-P905 Scénographie et architecture, de l'oeuvre au lieuAS
    Responsable
    Objectifs pédagogiques

    La fonction du scénographe a toujours été intimement liée à l’architecture puisqu’elle consiste à inventer à matérialiser l’espace et l’itinéraire du voyage imaginaire auquel le théâtre, la ville ou la cérémonie convient le spectateur. La scénographie offre un champ d’étude privilégié pour la conception d’espaces destinés à établir des relations entre émetteur et récepteur en élargissant le domaine de la recherche à toutes conceptions d’espaces destinés à des contacts, à des échanges et à la représentation. Elle règle les rapports du spectateur à l’oeuvre dans un certain contexte symbolique.
    Aborder les projets d’équipement culturel avec des lieux de représentation nécessite une connaissance scénographique afin d’imaginer le lieu propice à la création, en partant de l’outil et en étant à son service.

    Mode d'évaluation

    Contrôle continu

    Travaux requis

    – La scénographie d’une pièce de théâtre en collaboration avec le Théâtre de la Tempête
    – projet de réhabilitation et extension

  • C - CCA-P704 Déjà là : Ressources, Transformation, ConstructionCCA
    Responsable
    Objectifs pédagogiques

    DÉJÀ LA : RESSOURCES, TRANSFORMATION, CONSTRUCTION – ‘Mieux avec moins’
    Maud Saimpert, Joanne Lellouche, Sylvain Ebodé

    Le P704 s’inscrit dans le domaine d’étude «concevoir et construire pour l’architecture» et se propose de travailler sur les liens fondamentaux qu’entretiennent paramètres environnementaux, constructifs et spatiaux dans la conception d’un projet d’architecture. Nous porterons une attention particulière aux complexités et contradictions des éléments existants, afin de créer des connexions entre eux et avec eux, tout en approfondissant les questions de matérialité, de filières et de savoir-faire.

    Notre démarche est interdisciplinaire, avec des interventions régulières de Sylvain Ebodé, architecte et ingénieur, enseignant en STA.

    Modeste et résiliente, elle s’articule autour de la notion de la « frugalité en énergie, matière et technicité » en réponse au « Manifeste pour une frugalité heureuse et créative» et aux injonctions du GIEC, en considérant que toute architecture déjà construite présente un intérêt: éviter les dépenses « carbone » inutiles induites par des démolitions, éliminations, reconstructions. Au-delà des avantages évidents sur le plan environnemental que présente le travail sur le patrimoine bâti « ordinaire », cela vous offrira, également l’occasion d’affiner votre réflexion par l’exploration concrète des aspects spatiaux, constructifs, environnementaux, sociaux et historiques des lieux dans lesquels vous serez amenés à intervenir.

    Anne Lacaton : dit « La démolition est une décision de facilité et de court terme. C’est un gaspillage de beaucoup de choses – un gaspillage d’énergie, un gaspillage de matière et un gaspillage d’histoire. De plus, cela a un impact social très négatif. Pour nous, c’est un acte de violence. »

    Nous partirons de ce constat pour explorer l’infini potentiel de réutilisation que nous offrent nos mondes contemporains., en nous interrogeant simultanément :
     •D’une part, sur notre aptitude à réinventer nos processus de conception en acceptant le « déjà-là » comme élément fondateur du projet, le relevé in situ et le diagnostic comme compagnons de route, et le réemploi comme une pratique courante. Le diagnostic constituera la première phase du projet, visant à examiner en détail les possibilités de transformation d’un ensemble bâti existant ainsi que l’articulation entre neuf et existant (réhabilitation, extension, surélévation, démolition partielle, construction de bâtiments neufs indépendants).
     •Et d’autre part, sur les nouveaux potentiels esthétiques que nous offrent les anciens matériaux bio-géosourcés revisitées à l’ère de l’industrialisation et de la performance, une fois leur technique maitrisée. La matérialité deviendra un moyen d’entrer dans le processus de conception et le support de l’expression architecturale : structure, matériaux, épaisseurs, mise en œuvre et enveloppe.

    Notre démarche est également ancrée dans « les réalités du monde». Vous travaillerez sur un projet en cours de réalisation, en explorant les règlementations en vigueur (simplifiées) , et vous rencontrerez à cette occasion des acteurs du projet (maitrise d’ouvrage, d’usage et équipe de maitrise d’œuvre).

    Nous souhaiterions également inscrire cet atelier de projet dans le cadre du concours 2026/2027 : « Réinventer l’architecture post-carbone » (sans obligation)

    Mode d'évaluation

    Nous voulons accompagner chaque étudiant dans l’élaboration d’une prise de position raisonnée, inventive et personnelle. Votre présence est donc indispensable sur toute la durée de chaque séance.

    Chaque semaine (hors séances en extérieur) vous présenterez vos travaux en cours, alternance de revue collective ou individuelle, affichage ou travail d’atelier.

    Un carnet, outil de recherche et de mémoire du processus de projet, vous accompagnera tout au long du semestre pour vous permettre de documenter votre progression, vos réflexions et vos itérations de projet. Il sera bien tenu et rendu à la fin du semestre, pour permettre l’évaluation de votre démarche projectuelle.

    Un carnet collectif d’atelier sera également tenu tout au long du semestre afin de capitaliser le savoir acquis collectivement.

    Deux points d’étape/exposition intermédiaires et un rendu final ponctueront le semestre.
    Sont également à l’étude actuellement, une exposition dans les locaux de la nouvelle école de Beaux-Arts de Cergy et une présentation de vos travaux lors du forum de la construction bois au Grand Palais.

    Une expérimentation autour du vote majoritaire ( les étudiants s’évaluent entre eux de manière anonyme) sera menée, notamment autour des questions de présentation oral et de représentation.

    Travaux requis

    Voici les principaux attendus à la fin du semestre :
     •Compréhension des interactions entre programme, site et prise de position sur le projet ; entre échelle urbaine et échelle de l’édifice ; entre intervention « patrimoniale » et intervention neuve  •Compréhension et manipulation de l’interaction volumétries-typologies-façades •Capacité à maîtriser un projet complexe comme champ d’étude, de réflexion et d’expérimentation, articulant plusieurs échelles et types d’intervention bâtie  •Capacité à mobiliser les savoirs et savoir-faire acquis en Licence (de conception, représentation, réflexion) et à les articuler dans la conduite d’un projet  •Autonomie projectuelle en construction •Capacité à s’intégrer dans le groupe, à partager, à participer à son avancement général et à sa cohésion.

    Bibliographie

    •« Cours de relevé d’architecture » R. Danger •« Le relevé et la représentation de l’architecture » Jean Paul Saint Aubin •« Bâtir, Habiter, penser », Martin Heidegger •« Penser l’architecture » – p. Zumthor  •«  Habiter, ville et architecture » Jacques Lucan •« Vers une architecture » Le Corbusier ( et ses autres ouvrages)  •« Les pierres sauvages » Fernand Pouillon •« Imaginer l’évidence » – A. Siza ( et ses autres ouvrages)  •« L’architecture naturelle » Kenzo Kuma •« Logements avec architecte » Yves Lion •« La désobéissance de l’architecte » Renzo Piano •« Concevoir l’habitat », Jan Krebs  •« La conception Bioclimatique : des maisons confortables et économes » Jean Pierre Olivia •« Floorplan manual housing » – ed. Birkhauser  •« Choisir l’habitat partagé » – a. Poullain  •« Voir écrire » – c. De portzamparc et p. Sollers  •« Intranquillité théorique et stratégie du projet » – r. Moneo  •« Vers la sobriété heureuse » – p. Rabhi (et ses autres ouvrages)  •« Attitudes » – N. Michelin (et ses autres ouvrages)  •« Faire la ville autrement » entretien avec Patrick Bouchain et Philippe Chiambaretta •« Moins avec moins » P. Madec (et ses autres ouvrages) •« Construire l’architecture – du matériau brut à l’édifice – A. Deplazes  •« L’architecture écologique » – D. Gauzin Müller  •« L’habitat social d’aujourd’hui » – D. Gauzin Müller  •« Traité de construction durable » – d. Bernstein  •« La réhabilitation des bâtiments » – p. Joffroy  •« Refined earth construction et design with rammed earth » Martin Rauch •“ La construction en Paille” Luc Foissac •« La beauté du seuil » Philippe Bonnin •« Bureaux => logements » Atelier Canal (Patrick Rubin)  •« Vers une architecture durable » Glenn Murcutt •« Construire réversible » Patrick Rubin  •« Espaces de liberté », Conférence de Sophie Delhaye  •« Pas de deux » saison 2022/2023, conférence de Sophie Delhaye et Jacques Lucan •« Construire en bois » Thomas Herzog •« Pas de toit sans toi » Patrick Bouchain (et ses autres ouvrages)  •« Interview de Patrick Rubin sur la réversibilité des espaces et le savoir-faire » •« Vers un nouveau vernaculaire » de Dominique Gauzin Muller  •« Une diagonal, conversation avec Patrick Bouchain », Nicolas Delon et Julien Choppin •Conférence de Gilles Pérraudin sur la pierre massive ( cité de l’architecture et du patrimoine)  •Conférence de Lacaton et Vassal « habiter, plaisir et luxe pour tous » •Conférence de Jean Marc Weill « Ré-utiliser pour transformer, l’imprécision comme méthode » •Revue d’A, Séquences bois, EXE, Ecologik •Conférences frugalité heureuse et créative et lettres topophiles

  • C - CCA-P705 Architecture navaleCCA
    Responsable
    Coresponsable
  • C - CCA-P710 Projet urbain et villes européennesCCA
    Responsable
    Coresponsable
  • C - CCA-P909 Apprendre des lieux autrement. L'enquête comme projetCCA
    Responsable
    Objectifs pédagogiques

    •Cultiver l’imagination critique et interprétative des étudiants  •Décoloniser les savoirs et les manières d’apprendre en architecture •Expérimenter des méthodes et outils d’enquête interdisciplinaires •Articuler la théorie, la recherche et le projet

    Mode d'évaluation

    Contrôle continu (par sous-groupe) : 50%
    Rendu final : 50% (avec une note provisoire après le rendu intermédiaire de décembre)

    Bibliographie

    Bibliographie (par ordre chronologique)

    MULTATULI (1860), Max Havelaar, Paris, E. Dentu, 1876.
    BENJAMIN Walter (1939), Paris, capitale du XIXe siècle : exposé, Paris, Éditions Allia, 2003.
    TOER Pramoedya Ananta (1955/1963), “House” (Rumah) et “My Kampung” (Kampungku), Indonesia, vol. 61, 1996-04, p. 15-32.
    BOYARSKY Alvin (1970), “Chicago à la carte, The City as an Energy System”, AD, no. 12, vol XL.
    BANHAM Reyner (1971), Los Angeles, l’architecture des quatre écologies, Marseille, Parenthèses, 2008.
    VENTURI Robert, Denise SCOTT-BROWN et Steven IZENOUR (1972), L’enseignement de Las Vegas, Liège, Mardaga, 2008.
    KOOLHAAS Rem (1978), New York Délire : Un manifeste rétroactif pour Manhattan, Parenthèses, Marseille, 2002.
    CLIFFORD James (1983), “De l’autorité en ethnographie: le récit anthropologique comme texte littéraire”, dans L’enquête de terrain, sous la dir. de Daniel CEFAÏ, Paris, La Découverte, 2003.
    LATOUR Bruno et Émilie HERMANT (1998), Paris ville invisible, Éd. B42, Paris, 2021.
    HANRU Hou et Hans Ulrich OBRIST (1998), Cities on the move 2: art et architecture en Asie, Bordeaux, CAPC.
    KAJIMA Momoyo, Junzo KURODA, Yoshiharu TSUKAMOTO (2001), Made in Tokyo: Guide Book, Tokyo, Kajima.
    KOOLHAAS Rem et al. (2001), Mutations, Barcelone, Actar.
    KOOLHAAS Rem, Chuihua Judy CHUNG, Jeffery INABA, Sze Tsung LEONG (2001), Project on the City I: Great Leap Forward, Cologne, Taschen.
    ATELIER BOW-WOW (2002), Pet Architecture Guide Book, Tokyo, World Photo Press.
    DE BOECK Filip et Marie-Françoise Plissart (2005), Kinshasa: récits de la ville invisible, Paris, La Renaissance du livre.
    FANELSA Niklas, Marius HELTEN, Björn MARTENSON, Leonard WERTGEN (2015), Architecture Reading Aid – Ahmedabad, Berlin, Ruby Press.
    BORASI Giovanna (2015), The Other Architect: Another Way of Building Architecture, Montréal/Leipzig, CCA/Spector Books.
    CHALANA Manish et Jeffrey HOU (2016), Messy Urbanism: Understanding the “Other” Cities of Asia, Hong Kong, HKU Press.
    TSUKAMOTO Laboratory (2017), Windowscape3: Window Workology, Film Art, Inc.
    DRAWING ARCHITECTURE STUDIO (2018), A Little Bit of Beijing, vols. 1-3, Shanghai, Tongji University Press.
    DOGMA (2019), Loveless: The Minimum Dwelling and its Discontents, Milan, Black Square.
    ANGELIL Marc, Charlotte MALTERRE-BARTHES et SOMETHING FANTASTIC (2020), Migrant Marseille: Architectures of Social Segregation and Urban Inclusivity, Berlin, Ruby Press.
    LAN et Cyrille WEINER (2020), Napoli: Super Modern, Zurich, Park Books.
    LIBOIRON Max (2021), Polluer, c’est coloniser, Paris, Eds. Amsterdam, 2024.
    NJOO Jim, Liang ZHANG et Philippe NYS (2022), Mapping Chengdu: Récits//Territoires//Traces, Paris, ENSAPLV/SCU.
    ROBINSON Jennifer (2022), Comparative Urbanism: Tactics for Global Urban Studies, Londres, John Wiley et Sons.
    FROMONOT Françoise (2025), The House of Doctor Koolhaas, Zurich, Park Books.
    NIVET Soline (2025), Quand les architectes mènent l’enquête? Paris, Éditions 205.

  • C - MTP-P906 Architecture et environnementMTP
    Responsable
    Coresponsable
    Objectifs pédagogiques

    THEMATIQUE GENERALE : Milieu(x), architecture et paysage.
    INTITULE du PROJET EN S9 et en S7 : Architecture et Environnement

    En partant du postulat que l’être humain a besoin d’un environnement convenable pour vivre et travailler, l’atelier a pour ambition de concevoir de nouveaux mondes, dans lequel l’homme vit en harmonie avec son environnement de proximité.
    Les milieu(x) de vie sont des composés d’organismes vivants et non vivants, qui incarnent l’interaction entre l’homme et la nature, entre le biologique et le social. Cela implique un processus de conception multi-critères. Dès le début du semestre, la stratégie de projet n’est pas limité au -programme et son site-, elle s’ouvre à son environnement.

    LA PEDAGOGIE

    La pédagogique vise à :
    -la conception du projet architectural, urbain et paysagé, par sa dimension écologique et la fabrication d’une architecture durable,
    – la radicalité du projet par le développement d’un esprit critique relatif aux enjeux environnementaux du XXIème siècle,
    -la cohérence du projet comme un tout. Cette acquisition passe par la manipulation de différentes échelles, dans un processus non linéaire.

    L’APPROCHE EST PROSPECTIVE

    La conception du projet est abordée entre pratique et recherche. Nous considérons que dans la pensée actuelle qui oscille entre volontarisme écologique et idées reçues, rien n’est acquis en termes de mutation de la pensée et des pratiques urbaines et architecturales. Il nous faut donc bâtir une culture commune, et que les jeunes générations s’engagent activement, pour espérer que le territoire soit un monde vivant et habitable pour tous. L’atelier se préoccupe du paysage naturel et de l’architecture dans une approche holistique intégrant les dimensions sociales de l’habitat à tous les milieu(x) de vie et de travail, en manipulant selon les lieux : •les données climatiques et techniques (les vents, le soleil, la pluie) •les ressources naturelles (l’eau, la nature et sa terre), •des enveloppes façades frugales et performantes en terme de confort (le confort d’été est privilégié dans la conception) •une culture constructive économe en moyens et en matière. (circuit court etc..)

    LES COURS THEORIQUES

    Les cours guident vos recherches durant le projet. Ils sont associés à la bibliographie thématisée qui est fournie ci-dessous.
    La pédagogie de l’atelier guide les étudiants vers des propositions radicales et prospectives. Le but est d’anticiper, de tester, d’explorer et de mettre en scène des notions nouvelles qui vont influencer les projets urbains futurs, et/ou d’être critique sur la réalité quotidienne. Pour ces raisons, les problématiques liées aux risques physiques et environnementaux, au besoin de refuge spatial, à l’urbanisme de prévention et sécuritaire, sont discutées en cours de manière privilégiée. Dans la démarche prospective, la dimension historique des lieux trouve sa place car l’histoire du territoire (cf : André Corboz, le territoire comme palimpseste et autres essais, éditions de l’imprimeur,2001) est indispensable pour penser le futur. Cf : la bibliographie fournie.

    Mode d'évaluation

    LA PRÉSENCE EST OBLIGATOIRE A TOUTES LES SEANCES.
    La note finale intègre : le contrôle continu obligatoire + rendus intermédiaires aux dates fixés dans un calendrier + jury final.

    Travaux requis

    LA REPRESENTATION GRAPHIQUE
    La représentation graphique tient une place majeure dans le projet parce qu’elle
    est indissociable de la vision de l’architecte, et de l’expression du projet.
    Il y a donc bien une forte adéquation entre la -manière de penser et la manière de représenter-.
    Les documents attendus font l’objet d’un cours sur la représentation et d’indication précises, suivant une charte graphique.
    La production de maquettes à différentes échelles, fait partie intégrante des rendus.

    Les formats et les pièces graphiques sont listés avant chaque rendu intermédiaire.
    Les rendus sont individuels et/ou en sous-groupe.

    Bibliographie

    La bibliographie est sélectionnée selon le thème du semestre, pour discussion lors des séances.
    Elle a pour but de développer un esprit critique, qui passe par le dessin et par l’écrit de l’étudiant.

    Olivier Hamant, ‘Antidote au culte de la performance’, la robustesse du vivant, collection tracts, Gallimard, 2023.
    Florence Lipsky, Pascal Rollet, « Les 101 mots de l’architecture pour tous», archibook, 2006,
    Florence Lipsky, « Le Climat », revue Archiscopie, automne 2020.
    Florence Lipsky, Pascal Rollet, « Le logement est notre affaire », éditions 205, 2026
    Lisa Heschong, « Architecture et volupté thermique », Editions Parenthèses, 2021

    Jean Louis Subileau, Guillaume Hébert, « Plus loin, plus proche » planifier une ville durable et solidaire, éditions La Découverte, Dominique Carré, 2023
    Philippe Rahm, « Histoire Naturelle de l’architecture », comment le climat…», Pavillon de l’Arsenal, Paris, 2020.
    Philippe Rizzotti, « L’empreinte d’un habitat : construire léger et décarboné », Pavillon de l’Arsenal, Paris, 2022.
    Edward Mazria, ‘Guide de la maison solaire’, Editions Parenthèses, 2005
    David Wright, ‘Manuel d’Architecture Naturelle’, Editions Parenthèses, 2006.

    Stéphane Berthier, Eva Madec, « Construire hors site », éditions du Moniteur, 2025
    Canal architecte, Patrick Rubin, « architecture évolutive » », 2022
    Peter Zumthor, 1. Thinking architecture, 2. Atmosphere, Birkhauser, 2007
    Esther Mc Coy, Case Study house (1945-1962), juin 1977
    Peter Cook, Experimental Architecture, Studio Vista Londres, 1970

    www.apur.org/fr : collection paris projet, les ateliers du bld périphérique et open data.
    Apur, le livre blanc de la ceinture verte.
    Cohen, Lortie, « Des fortifs au périf », histoire, transformation ceinture parisienne, 1991. Pavillon de l’Arsenal.

  • C - MTP-P908 - Ruralités & urbanités en transitionMTP
    Responsable
    Coresponsable
    Objectifs pédagogiques

    UNE PROBLEMATIQUE GLOBALE, UNE RESOLUTION LOCALE, entre théorie et pratique.

    L’objectif de cet atelier est d’étudier, de s’inspirer, non sans le mettre en critique, du mouvement de la Ville en Transition et d’illustrer cette transformation possible de l’ensemble des espaces d’un territoire concret. Il s’agira cette année de répondre aux enjeux de la ville de Chateau-Renault (37), de penser et d’organiser l’évolution du territoire. La ville de Massy est représentative des territoires franciliens ayant subi l’étalement urbain suivant des logiques indépendantes de sa propre logique. Elle se trouve aujourd’hui dans une position territoriale de connexions via les infrastructures et les offres sociétales particulièrement intéressantes en regard des enjeux de transition écologique.

    Notre démarche sera donc :
    – d’appréhender un système ou un problème dans sa globalité,
    – d’observer comment les parties d’un système sont reliées,
    – de réparer les systèmes défaillants, en appliquant des idées apprises de systèmes durables, matures, en fonctionnement,
    – d’apprendre des systèmes naturels en fonctionnement pour repenser le rapport de l’être humain aux écosystèmes, aux lieux dans lesquels où il s’est implanté et qu’il a abimé avec ses systèmes agricoles et urbains, la plupart du temps par manque de connaissance et d’éthique.

    Les principes de la Ville en Transition seront analysés, mis en critique, en explorant leur potentiel de recomposition de l’architecture, de la ville et du paysage, de l’échelle territoriale à celle de l’édifice, envisageant le projet comme illustration des possibles de ces territoires.

    Mode d'évaluation

    La définition d’une stratégie collective ne fait pas l’objet d’une note spécifique. Son évaluation est réelle, intervenant en bonus/malus de l’évaluation finale du semestre.

    Le travail réalisé fait l’objet de présentations en jurys, dans lesquels commentaires et conseils sont donnés. Cette phase constitue une étape essentielle de contrôle continu du semestre, pondérant la note donnée par le jury de fin de semestre, liée à la phase individuelle.

    Sont ainsi évaluées la capacité de chaque étudiant.e à prendre en charge de manière individuelle la construction d’un savoir collectif, à travailler en groupe restreint (4 à 5 personnes), à développer un projet architectural et urbain de manière individuelle.

    Travaux requis

    Les séances sont hebdomadaires et l’accent est mis sur la cohérence entre pensée du projet et expression graphique et orale de celui-ci pour aboutir à un projet faisant preuve d’une réelle capacité de proposition argumentée. L’atelier est organisé sous forme de séances de correction/débat entre les étudiants eux-mêmes et les enseignants. Un arpentage du territoire de travail se fera avec les enseignants en début de semestre.

  • C - MTP-P913-Habiter des milieux abimés, enquêter par le projetMTP
    Responsable
    Coresponsable
    Objectifs pédagogiques

    L’objectif de ce semestre est de questionner les attitudes, les impacts, les enjeux de la transformation des établissements humains en comprenant ce qui les abîment. Il s’agit d’engager une démarche de projet capable de conjuguer architecture, urbanisme et paysage, c’est-à-dire d’imaginer et fabriquer des articulations critiques entre le proche et le lointain, entre l’assemblage de deux pierres ou de deux pièces de bois et un bassin versant, l’architectonique et le territoire, l’existence des êtres humains et l’ensemble du vivant.

    Il s’agit aussi et surtout de prendre conscience des impacts et responsabilités politique, éthique et écologique de nos gestes d’architecture afin que ceux-ci permettent de « privilégier en tout le vivant, ‘faire’ certes, mais faire moins (ou plutôt : faire le moins possible contre et le plus possible avec), diminuer les actions et pourtant accroître la connaissance, refaire connaissance (avec le sol, avec ses peuples), faire place à la vie qui s’invente partout… » (Macé, 2019: 48). C’est à dire de « jardiner des pos-sibles. Prendre soin de ce qui se murmure, de ce qui se tente, de ce qui pourrait venir et qui vient déjà : l’écouter venir, le laisser pousser, le soutenir. Imaginer ce qui est, imaginer à même ce qui est. Partir de ce qui est là, en faire cas, l’élargir et le laisser rêver» (ibid.).

    Cet atelier, parce qu’il couvre le dernier semestre avant le PFE, propose d’insister sur les modes, formes et outils d’enquêtes mis en œuvre dans le processus de projet. Par l’enquête, l’objectif est d’apprendre à renouveler nos manières de prêter attention aux situations existantes, à ce qui les anime et les abîme. L’enjeu de l’enquête par le projet est d’apprendre à rendre compte de ce que l’anthropologue Anna Tsing appelle « Notre nouvelle nature » (2025).

    L’atelier propose d’expérimenter l’enquête par le projet sur un territoire spécifique, mais il vise également à fournir à chacun.e des outils d’enquêtes éprouvés dans la perspective du PFE.

    Mode d'évaluation

    Trois points étapes et un jury final permettront l’évaluation du semestre.

    Travaux requis

    Chacun et chacune devra restituer son enquête projeter avec les outils et objets qu’iel lui semble les plus justes en conscience de ceux qu’ils visibilisent ou invisibilisent. Il est attendu d’embrasser la multiplicité des échelles par des documents et des ma-quettes à minima au 1/25 000, 1/5 000, 1/200, 1/50, 1/20, 1/5.

    Les documents sont donc libre à titre d’exemple nous pouvons attendre les éléments de travail et de rendu suivants :

    Séquence 1
    Grand dessin collectif dimension 1m x 3m sur base au 1 : 25 000
    Poster méthode et restitution pour chaque groupe

    Séquence 2
    Axonométrie des existants + Récit + Dessin perspectif A1 + 10 carottages au 1/10 + maquette d’assemblage + Coupe perspectives

    Séquence 3
    Ensemble des trois séquences
    Grand dessin collectif dimension 1m x 3m sur base au 1 : 25 000
    Récit + axonométrie des existants
    Axonométrie projets + dessin perspectif A1 + 10 carottages au 1/10 + Coupe perspectives
    Ensemble des documents choisi par les étudaint.e.s au minimum : Maquette générale 1/200 + 5-10 extraits 1/33, plans, coupes et façades 1/50, extrait façade et coupe 1/20, 1 croquis A2 extérieur, 1 coupe perceptive 1/50

    Bibliographie

    Descola Philipe, Par-delà nature et culture, Paris, Gallimard, 2005
    Liboiron Max, Polluer c’est coloniser, Paris, Editions Amsterdam, 2024
    Macé Marielle, Nos cabanes, Lagrasse, Verdier, 2019
    Tsing Anna Lowenhaupt, Le champignon de la fin du monde, Sur les possibilités de vivre dans les ruines du capitalisme, Paris, La Découverte, 2017
    Tsing Anna Lowenhaupt « dir », Notre nouvelle nature, Guide de terrain de l’Anthropocène, Paris, Seuil, 2025

  • D - IEHM-P911 Époque(s), retour vers le futurIEHM
    Responsable
    Coresponsable
    Objectifs pédagogiques

    TITRE DU SEMESTRE : ÉPOQUE(S), RETOUR VERS LE FUTUR

    Le travail porte sur des ensembles de logements collectifs de grande dimension, d’époques différentes. De 1900 à 1980, il s’agit de dresser un panorama porteur de connaissances durant chaque décennie du XXe siècle, de mettre en place un récit en cherchant à comprendre ce qui dans l’attitude de projet, lorsque l’on intervient sur un bâtiment existant pour le transformer, constitue la « chose  importante », d’apprendre à répondre à la question «  la question ici c’est quoi? ». L’ambition de l’atelier est de fabriquer un récit autant historique que disciplinaire et de commencer à mobiliser les codes pour développer une attitude sur l’intervention dans l’existant.

    Mode d'évaluation

    Évaluation du temps 1 : 20%
    Évaluation du temps 2 : 80% avec une identification d’un approfondissement individuel à l’intérieur du groupe

    Travaux requis

    – Travail de recherche critique autour du sujet, production d’un texte par groupe.
    – Travail d’analyse et de relevé
    – Mise en place d’un récit fiction
    – Travail par groupe en dessin et maquette
    – Travail individuel approfondi à l’intérieur du projet de groupe

  • D - IEHM-P912-Ressources ruralesIEHM
    Responsable
    Coresponsable
    Objectifs pédagogiques

    RESSOURCES RURALES
    Un atelier Hors-les-Murs à FLAINE 74

    Cet atelier regroupe deux studios (S7 et S9) d’un même domaine d’étude. Cette démarche permet de mutualiser les moyens et ressources autour d’un atelier Hors-les-Murs et l’apport d’une pluralité de points de vue.

    TRAVAUX PRECEDENTS : https://www.calameo.com/accounts/7775670

    L’atelier de master « ressources » est un partenariat entre l’ENSA Paris-La Villette et une commune, différente chaque année. Le travail porte sur la transformation du patrimoine vacant de la commune étudiée, et la mise en lien de tous les projets pour produire une vision d’aménagement globale. Nous démarrons cette année la sixième édition de ce master.

    Pendant les quatre premières années, nous avons travaillé en Charente-Maritime, dans les communes de Matha, Marans, Pons et Marennes. L’année dernière, nous avons changé de territoire pour venir en Haute-Savoie, en partenariat avec le CAUE 74 et la commune de Cluses.
    Le travail portait sur la transformation du patrimoine industriel vacant du XXe siècle de Cluses : comment transformer ces anciennes usines en lieux de vie, logements, écoles, équipements, ateliers… et comment ces transformations pouvaient participer à la redynamisation et à la requalification du centre-ville. Ce travail s’est achevé en début d’année et sera présenté aux Journées européennes du patrimoine à Cluses ce mois-ci.

    Cette année, nous avons décidé de poursuivre le travail sur ce territoire, mais en déplaçant progressivement notre regard, de la vallée vers les sommets. Nous allons travailler de Magland, en fond de vallée, jusqu’à Flaine, station située à environ 1 600 mètres d’altitude, et même au-delà, jusqu’aux Grandes Platières, à 2 500 mètres d’altitude.
    Nos interlocuteurs et partenaires seront cette année le CAUE de Haute-Savoie, la Communauté de communes Cluses Arve et Montagnes ainsi que le Syndicat intercommunal de Flaine. Il est important de préciser que nous ne répondons pas à une commande, nous avons la totale liberté sur le choix des sites et des projets.

    Le thème proposé cette année, « De la vallée au sommet », consiste à imaginer une infrastructure utopique inspirée du projet « Funiflaine » qui pourrait voir le jour dans les années à venir et qui constituera certainement une transformation radicale des modes d’habiter et de l’aménagement de ce territoire. Il s’agit d’une relation câblée entre la vallée et les sommets, conçue comme un fil conducteur reliant différentes strates habitées du territoire, de Cluses aux Grandes Platières à 2500m d’altitude, en passant par Magland, Arâches-la-Frasse, Les Carroz d’Arâches, l’Arbaron et Flaine, et permettant de regarder autrement les différentes situations rencontrées sur ce territoire.

    Chaque étape de cette infrastructure imaginaire deviendra le support d’une réflexion architecturale, urbaine ou paysagère et donnera lieu à des projets : gares de départ et d’arrivée, programmes d’accompagnement, logements, espaces publics, équipements ou aménagements paysagers. Une attention particulière sera portée aux projets de transformation et de réhabilitation du bâti existant.

    Il ne s’agit pas ici de dessiner un téléphérique mais d’imaginer comment, sous l’impulsion d’une liaison câblée rapide avec la vallée, Flaine, qui est au départ une station conçue autour du ski et du tourisme saisonnier pourrait se transformer en un véritable village d’altitude ?

    Un village capable d’accueillir davantage de personnes à l’année, avec des logements, des équipements, des activités, des espaces publics et une véritable centralité.

    Avant de parler de transformation, il faut comprendre ce qu’est Flaine. Flaine n’est pas une station de ski comme les autres.
    Elle est née dans les années 1960 d’une volonté très particulière : construire une station nouvelle, pensée simultanément comme un projet urbain, architectural, paysager, artistique et touristique.

    Le projet est porté notamment par Éric Boissonnas, avec l’architecte Marcel Breuer.
    L’ambition était de construire une station moderne, en altitude, mais en conservant au maximum la qualité du site naturel. Cela a produit une organisation assez radicale, qui peut être considérée comme la construction d’un véritable système :
    la voiture est tenue à distance du cœur de la station et les bâtiments sont implantés dans le relief. Ce sont les circulations piétonnes qui structurent la station et les logements et équipements sont regroupés dans de hautes constructions en béton préfabriqué. L’architecture et le paysage ont été conçus ensemble en intégrant dès l’origine des œuvres d’art. Flaine est une sorte de projet manifeste d’une certaine modernité.

    Ce qui nous intéresse aujourd’hui, environ soixante ans plus tard, c’est la manière dont cet ensemble architectural, urbain et paysager peut évoluer et s’adapter aux enjeux contemporains.

    Flaine a été conçue pour répondre à un modèle économique et touristique précis :
    une station de ski, avec des logements touristiques, des commerces, des remontées mécaniques, des espaces publics, des infrastructures techniques…

    Le contexte change aujourd’hui et va continuer d’évoluer, avec le changement climatique, les transformations du fond de vallée qui subit pollution et canicules, mais aussi des pratiques qui changent et changeront encore plus avec l’arrivée du Funiflaine et une liaison simplifiée entre vallée et villages d’altitude.
    La question de l’habitat à l’année se posera alors, avec celle de l’énergie, de l’eau, des ressources matérielles.

    La ressource est ici le patrimoine de Flaine qui est désormais devenu un patrimoine reconnu. Nous sommes donc face à une situation assez paradoxale :
    Comment transformer un projet conçu comme une utopie moderne sans détruire ce qui faisait précisément son intérêt ?

    Nous nous appuierons pour cela sur les ressources existantes au sens large, ressources spatiales, matérielles, paysagères, énergétiques et patrimoniales déjà présentes sur le territoire.
    L’attention au patrimoine bâti, notamment celui de Marcel Breuer, mais aussi la mobilisation de savoir-faire et ressources locales seront au centre des réflexions.

    Mode d'évaluation

    •L’atelier est prévu pour accueillir 30 à 35 étudiants. Il est demandé une forte motivation, un investissement assidu ainsi qu’une prédisposition au travail en équipe, (coordination collective et élaboration de projets en binôme, trinôme). Une appétence pour les problématiques liées à l’intervention dans l’Existant ainsi qu’une aisance dans la production de maquettes est impérative.  •Participation à l’atelier Hors Les Murs sur place obligatoire (prise en charge des frais d’hébergement, et de transport prévue par l’Ecole et la ville de Cluses) – du jeudi 15 au dimanche 18 OCTOBRE 2026. •Présentation hebdomadaire obligatoire à l’ensemble du studio, avec utilisation systématique de maquettes physiques, dessin géométral comme outils d’explorations. •Jurys intermédiaires en présence d’intervenants extérieurs (discussion collective en atelier). •Jury final à l’ENSAPLV en présence des élus et intervenants extérieurs

    Travaux requis

    •L’atelier est prévu pour accueillir 30 à 35 étudiants. Il est demandé une forte motivation, un investissement assidu ainsi qu’une prédisposition au travail en équipe, (coordination collective et élaboration de projets en binôme, trinôme). Une appétence pour les problématiques liées à l’intervention dans l’Existant ainsi qu’une aisance dans la production de maquettes est impérative.  •Participation à l’atelier Hors Les Murs sur place obligatoire (prise en charge des frais d’hébergement, et de transport prévue par l’Ecole et la ville de Cluses) – du jeudi 15 au dimanche 18 OCTOBRE 2026. •Présentation hebdomadaire obligatoire à l’ensemble du studio, avec utilisation systématique de maquettes physiques, dessin géométral comme outils d’explorations. •Jurys intermédiaires en présence d’intervenants extérieurs (discussion collective en atelier). •Jury final à l’ENSAPLV en présence des élus et intervenants extérieurs

    Langues :
     •L’atelier se déroule en français, possibilité d’échanger, discussion en anglais. •Une pratique intermédiaire de la langue française est nécessaire afin d’échanger avec les élus, habitants, partenaires,..

  • D - MTP-P707 Paysage/S architecture et aléas naturels : territoires du littoralMTP
    Responsable
  • D - MTP-P713 Apprendre de la ville des petits riens. Ressources urbaines en projetMTP
    Responsable
    Objectifs pédagogiques

    Ce cours de projet propose :

    – d’engager une réflexion architecturale et urbaine qui considère les déchets produits en ville comme des ressources de et pour la ville ; 

    – de valoriser les actions de la micro-échelle, lesdits « petits riens », comme des lieux d’émergences de la fabrique de la ville ; 

    – de construire des situations de projet en s’appuyant sur ce qui est souvent ‘invisible’ dans les plans urbains identifié lors d’un important travail de terrain; 
    – par le projet, de mettre à l’épreuve des scénarios qui, partant des réemploi de déchets, esquissent des processus ascendants de transformations et de fabrique de la ville.

    Mode d'évaluation

    Chaque étudiant.e devra développer une démarche où une importance est donnée à : 
    – l’autonomie (capacité à énoncer et prendre en charge un enjeu urbain) 
    – la rigueur (capacité à structurer une démarche de projet)
    – au partage (capacité à rendre lisible et à transmettre un projet). 

    Si l’évaluation porte principalement sur le contrôle continu, elle inclut aussi les productions attendues à chaque étape : le projet comme démarche (75% en contrôle continu) et le projet comme réponse (25 % pour les rendus d’étapes et final).

    Ce suivi exige une présence obligatoire et une production régulière lors des séances hebdomadaires de sorte à permettre un accompagnement personnalisé de la progression de chaque projet et d’en assurer la qualité à chacune des étapes.

    Travaux requis

    La démarche de l’atelier se construit sur trois étapes avec pour but de produire des pièces attendues :

    1) UN GISEMENT DE MATÉRIAUX ET SON ÉCOSYSTÈME : FILIÈRE ET TERRITOIRE. La démarche est fondée sur un travail de terrain pour entreprendre une documentation selon une méthode ascendante : partir d’observations de terrain qui vont du gisement de matières en ville vers le territoire de réemploi. Des filières de matériaux (bois, pierre, textile, métal, plastique, …) sont en émergence. Elles structurent l’espace urbain du gisement au réemploi, en passant par le tri et le stockage, la transformation (réparation, reconditionnement, recyclage), une logistique de la redistribution, … Ces processus agissent, activent, occupent et transforment la ville et l’architecture. Cette étape visera à produire une documents soignées de cette ville (relevés habités, entretiens, cartes de terrain, photos, …)

    2) UNE CARTOGRAPHIE URBAINE DE L’ÉCOSYSTÈME DU RÉEMPLOI CONFRONTÉE AUX DOCUMENTS OFFICIELS. Partant des enquêtes de terrain, une cartographie critique croise ce qui se dessine sur le territoire par les actions des filières de réemploi et les documents officiels. Il s’agit en cela de montrer la ville qui se dessine en mettant en exergue l’analyse des réseaux de coopérations, l’étude des temporalités et les dynamiques des territoires physiques, économiques et socio-écologiques.

    3) VERS UN MÉTABOLISME URBAIN GÉNÉRÉ PAR L’ACTIVITÉ DE RÉEMPLOI. Une montée en généralité sera nécessaire pour énoncer un ‘projet urbain’. La démarche de projet est à construire à partir de scénarii à différentes échelles énonçant les conditions possibles d’évolution. A contrario de projets finis et figés, il s’agit de viser des préfigurations comme outils d’identification des possibles, l’évaluation des dynamiques à l’œuvre et de leurs évolutions possibles.

    Bibliographie

    Quelques références :

    Pôle de ressources francilien pour le bâtiment et l’aménagement durables

    – Ekopolis: https://www.ekopolis.fr/ressources-ekopolis

    Ressourceries :  

    – Paris: https://www.paris.fr/pages/ressourceries-recycleries-les-lieux-du-reemploi-a-paris-6016 
- Ressourcerie du spectacle : https://www.ressourcerieduspectacle.fr/

    Collectifs et associations actifs dans le réemploi :
    Zern : https://zerm.org/
    Parpaing https://leparpaing.fr/
    Bellastock : https://www.bellastock.com/a-propos/

    Ateliers et collectifs oeuvrant au processus de transformation de matériaux de seconde main :

    – Micro-ressources : https://www.micro-ressources.fr/
    – Refair : https://refair-bm.fr/ 
- Fashion Green Hub : https://www.fashiongreenhub.org/

    Le volet juridique du réemploi :

    https://skovavocats.fr/newsletter-economie-circulaire/

  • E - CCA-P907 Les échelles du réemploi : matériau, bâti, territoireCCA
    Objectifs pédagogiques

    Les échelles du réemploi: matériau, bâti, territoire

    Cet atelier de projet porte sur l’exploration de la dimension multiscalaire de l’architecture de réemploi, en abordant les multiples dimensions de la conception architecturale ; constructive, programmatique, symbolique, esthétique, thermique, spatiale. Cette exploration est envisagée à l’échelle du bâtiment – maintenance, réhabilitation, restructuration, réversibilité, transformation -, à l’échelle du matériau – réparation, réemploi, réutilisation, assemblage – et à l’échelle d’un territoire – flux, filières, foncier.
    Cette démarche vise à renforcer la culture matérielle des étudiant.e.s en interrogeant les frontières entre les notions de matière, matériau, produit de construction et composant d’ouvrage et en abordant le processus de projet architecturale à l’échelle du composant et de ses capacités à être assembler.

    Au-delà d’une approche techniciste et matérialiste de l’acte constructif, la notion d’architecture du réemploi s’appuie sur une mise en récit de la construction et de la matérialité à travers un travail de conception qui se déploie depuis l’échelle du détail jusqu’à celle de l’édifice et de son insertion urbaine.

    Elle explore en particulier les conséquences architecturales de la réparation, de la maintenance et de la déconstructibilité, ainsi que des stratégies de détournement d’usage et de prolongation de la durée de vie. La mise en récit constructif du réemploi vise également à réinterroger la notion de patrimoine, en élargissant son champ d’application du bâtiment aux matériaux qui le constituent.

    Cette année, nous collaborerons avec le Centre Pompidou sur différents aspects du projets; programmatiques et constructifs mais aussi par le choix du site. Cette collaboration donnera lieu à une synthèse du travail lors du journée d’étude, conjointement avec les étudiants S5 vers la fin du semestre.

    Mode d'évaluation

    Mode d’évaluation
    – Corrections collectives et interactive en groupe et en sous-groupe (contrôle continu 50%)
    – Rendu final (50%)

    Critères d’évaluation
    – Participation active aux corrections collectives
    – Capacité à collaborer et à mener une critique constructive en atelier
    – Implication et progression au cours du semestre
    – Cohérence et pertinence des propositions architecturales en regard des thématiques de l’atelier
    – Qualité des livrables et de la représentation architecturale

    Travaux requis

    Exercice court :
    – Conception d’un composant d’ouvrage en réemploi : Géométraux et maquette au 1/10e,
    – Intégration architecturale et paysagère, géométraux et maquette collective au 1/50e
    – Carnet de conception analysant les étapes de la démarche de réemploi

    Exercice long :
    Diagnostic architectural, urbain et patrimonial d’un édifice :
    – Plans, coupes, élévations du 1/200e au 1/50e,
    – Relevés et détails au 1/20e,
    – Schémas d’analyse architectural, urbain et constructif
    – Recherche documentaire et restitution
    – Diagnostic ressources en vue du réemploi
    – Rédaction d’un programme architectural

    Projet architectural :
    – Plans, coupes, élévations du 1/200e au 1/50e,
    – Détails du 1/5e au 1/10e
    – Schémas d’analyse architectural, urbain et constructif
    – Maquette du 1/200e au 1/100e
    – Maquette détail du 1/10e au 1/33e

    Bibliographie

    BENOIT J., SAUREL G., BILLET M., BOUGRAIN F. et LAURENCEAU S. REPAR#2. Le réemploi, passerelle entre architecture et industrie. Rapport. Paris, ADEME, 2018

    BLAKE P. Form follows fiasco. Little, Brown et Company, Etats-Unis, 1983

    DAVID Eric DAVID Stéphanie et GANGAROSSA Laurie, L’art d’accommoder les restes. Lyon, Editions Deux cent cinq, 2024

    ENCORE HEUREUX ARCHITECTES (eds.) Matière grise. Matériaux/Réemploi/ Architecture. Paris, Éditions B2, Pavillon de l’Arsenal, 2014

    FRAMPTON K. Studies in Tectonic Culture, The Poetics of Construction in Nineteenth and Tweentieth Century Architecture. Cambridge (MA), The MIT Press, 1995

    FORD E. R. The Architectural Detail. New York, Princeton Architectural Press, 2011

    GHYOOT M., DEVLIEGER L., BILLET L. et WARNIER A. Déconstruction et réemploi. Comment faire circuler les éléments de construction. Lausanne, Presses polytechniques et universitaires romandes, 2018

    HUYGEN J-M La poubelle et l’architecte. Vers le réemploi des matériaux, Arles, Actes Sud collection L’impensé, 2008

    ROLLOT M, Décoloniser l’architecture, Paris, Le Passager clandestin, 2024

    SIMAY P. Bâtir avec ce qui reste, Quelles ressources pour sortir de l’extractivisme ? Paris, Terre Urbaine, collection L’Esprit des villes, 2024

    SIMONNET C. L’Architecture ou la fiction constructive. Paris, Éditions de la Passion, 2001

  • E - CCA-P914 Architecture, réhabiliation, transformationCCA
    Responsable
    Coresponsable
    Objectifs pédagogiques

    L’unité de projet a pour objectif :
    -De confronter les étudiants à un édifice existant : il s’agira de développer un projet en évaluant les potentialités d’extension, de surélévation, de réhabilitation de l’édifice étudié, en rapport à un programme précis et à un contexte urbain, culturel, économique…
    -De leur permettre de mobiliser leurs connaissances techniques au moment opportun dans l’élaboration du projet afin de prendre conscience que les dispositifs techniques participent à la définition exacte de l’ objet architectural.
    -D’évaluer la pertinence de leurs choix constructifs à toutes les phases du projet en privilégiant toujours une démarche orientée autour des rapports entre Architecture, exigences constructives et cultures techniques.
    -De développer leur projet aux différentes échelles, jusqu’à l’établissement des choix de matériaux, la conception et la représentation des détails.

    Mode d'évaluation

    rendu final

  • E - HMU-P703 Transformations urbainesHMU
    Responsable
    Coresponsable
    Objectifs pédagogiques

    Cities are where Europe’s transport network comes together /
    C’est au cœur du réseau de transport européen, que se trouvent les villes (citation Eurocities)

    L’atelier de projet s’inscrit dans le cadre du développement des échanges franco-allemands au sein de l’ENSAPLV.
    L’objectif pédagogique est de développer les connaissances et les compétences nécessaires pour intervenir dans des sites diffus, où des tissus urbains, des polarités et des infrastructures se sont entremêlés au fil du temps avec des espaces ouverts de différentes natures. Il s’agit d’analyser et de comprendre ces sites, de concevoir un plan guide et de développer un projet urbain cohérent. Nous souhaitons développer un regard et une compréhension du processus de la fabrication de la ville dans le temps. L’atelier porte un regard sur la culture urbaine et architecturale allemande (Baukultur) et française.
    L’atelier associe des travaux collectifs et individuels afin de permettre aux étudiants de développer leur autonomie et leur aptitude au travail collaboratif.
    L’atelier s’appuie sur une bonne connaissance des thèmes fondamentaux de l’enseignement du projet en licence, notamment dans le cours d’initiation au projet urbain de la licence 3.

    Mode d'évaluation

    Évaluation sur la base du contrôle continu et du rendu final.
    Contrôle continu : évaluation sur la base des rendus intermédiaires « Diagnostic et plan guide » et « Projet urbain » ; ces rendus représentent 30 % de la note finale.
    Rendu final : présentation orale et rendu final du projet territorial et urbain, ainsi que du projet test. Le rendu final compte pour 70 % de la note finale, avec une note minimale de 9 pour ce rendu.

    Travaux requis

    Le travail en atelier aborde les différentes échelles du projet urbain : la ville, le quartier, l’îlot, le bâti, etc. Ces échelles sont explorées et représentées à l’aide d’une large palette d’outils de conception et de représentation, tels que des schémas, des plans, des coupes, des diagrammes, des collages, des maquettes et des perspectives. L’atelier souhaite explorer comment mieux représenter les enjeux et les démarches environnementaux, tels que l’eau, la chaleur et l’énergie.

    Bibliographie

    Une collection de textes et de documents sera créée sur un espace de stockage numérique en ligne. Les modalités d’accès y seront indiquées lors de la première séance.

  • E - HMU-P711 L’architecture du logement, perspectives résidentiellesHMU
    Coresponsable
  • MIP900 Projet Parcours international